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 A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne

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MessageSujet: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mer 14 Nov - 16:39

    Je ne ris pas quand Alfred termina sa blague sur le golfeur japonais, alors qu'il m'avançait mes vêtements pour la soirée que j'organisais. Il ne s'en formalisa pas. Brave homme. Je le connaissais depuis tout petit, il était comme un père pour moi. C'était d'ailleurs le seul à savoir véritablement que j'étais toujours en vie quand j'avais pourtant fait le choix de disparaître des écrans radars de tout le monde. J'étais content de le revoir, et lui aussi. Je le soupçonne d'être ravi que je sois là pour ses vieux jours. Je savais qu'il pensait de plus en plus à la fin de sa vie, mais je savais aussi qu'en mon absence et via le message que je lui avais laissé dans mon testament, il avait profité du temps pour s'occuper un peu de lui. Ce n'était pas plus mal. Il n'avait jamais profité de quoi que ce soit ; son travail, c'est à dire prendre soin de moi et de la demeure familiale, avait été son unique passion. Je savais qu'il n'avait jamais fait cela par obligation, mais j'étais cependant heureux qu'il soit délivré de ces tâches. Je n'avais pas encore pris de décision à propos du manoir Wayne ; je l'avais donné quand j'étais « mort », aux orphelins de Gotham. Je vivais maintenant dans une autre propriété familiale ; un appartement sur tout un étage d'une des plus hautes tours de la ville. Un énorme et luxueux appartement, au sein duquel j'avais déjà passé quelques années pendant que le manoir était rebâti, suite au grand incendie. Cela me faisait étrange d'habiter ici. Alfred avait proposé d'emménager à son tour et de reprendre sa chambre et son ancien travail, mais j'avais refusé pour l'instant. J'acceptais simplement son aide pour l'organisation de mon retour, aussi bien en tant que Bruce Wayne qu'en tant que Batman. Il avait toujours été très malin, et très organisé. Il m'était d'une grande aide, et sa présence était réconfortante. Quant à lui, je le soupçonnais d'être intérieurement satisfait de retrouver un semblant de frissons dans sa vie. Je sentais bien que toute cette agitation lui avait manqué.


    Il n'avait pas posé de questions sur Selina et je ne lui avais rien dit.


    Il me connaissait suffisamment pour avoir compris. Alfred tint la glace à mi hauteur, et j'avais l'impression de voir une image vieillie de la dernière fois où j'avais organisé ce genre de soirée. Le même costume hors de prix, la même chemise en coton biologique et tout le tralala. Les premiers invités étaient déjà arrivés. Tout ce que Gotham comptait comme têtes pensantes, comme anciens amis, comme officiels, ils étaient tous là. Ou plutôt, ils seraient bientôt tous présents. Mais certaines présences m'intéressaient plus que d'autres. Fox bien sûr, que j'allais saluer en tout premier, et qui m'accueillit chaleureusement avec un clin d'oeil. Lui avait deviné que j'étais en vie, puisqu'il avait eu accès aux dossiers sur la batwing. Je bus un verre de scotch en partageant le rire de cet hypocrite de maire, et en allant saluer Gordon. Plusieurs femmes vinrent prendre mon bras pour me souffler combien je leur avais manqué, mais je ne leur prêtais qu'une attention polie. Je ne ressentais plus de désir depuis que Selina était partie, comme si elle l'avait fait en arrachant une partie de ce que j'étais. L'image me fit sourire. Elle était une voleuse hors pair, il était normal qu'elle m'aie quitté en me volant quelque chose, même si j'aurais de loin préféré qu'il s'agisse de bijoux ou d'argent comme au moment de notre rencontre. Le vague à l'âme, j'allais finir mon verre en admirant la vue de la ville plongée dans l'obscurité. Et me tournais quand Alfred vint me murmurer que ma dernière invitée était arrivée. J'allais l'accueillir en personne. Tout sourire alors que je ne ressentais toujours que du vide, je pris la main de la demoiselle pour déposer un baiser poli dessus, me redressant ensuite avec un sourire charmeur sur les traits.



    | Mademoiselle Manson, je suis ravi que vous avez accepté mon invitation... pour tout vous dire, j'avais eu peur de passer pour le dernier des séducteurs, mais vous m'aviez fait forte impression lors de notre rencontre... Comment allez vous? |


Dernière édition par Bruce Wayne le Jeu 29 Nov - 10:46, édité 1 fois
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Sam 17 Nov - 20:01

Encore une soirée, mais pas n'importe laquelle. Héléna Manson était invitée chez le bienveillant et le richissime Bruce Wayne. Une homme au charisme puissant mais aussi entouré d'une aura de mystère. La jeune femme ne le connaissait que pour ses actions saines et morales qu'il prenait en faveur de Gotham. La dernière en date était d'avoir donné sa demeure magnifique à un orphelinat. Pandora ne pouvait nier que cette action était belle et pleine de bonne foi mais elle ne le ferait jamais. Même amoureuse. Ce Bruce tenait entre ses mains l'économie de la ville, la politique et l'industrie. Il était donc très compréhensible que chacun de ses faits et gestes soient détaillés dans les journaux locaux et sur les chaînes locales. Cependant, la jeune femme se moquait un peu de cette attitude de "m'as-tu-vu". Ce qui l'intéressait était une coïncidence bien étrange. Il y a peu de temps, en discutant avec Théodore, ce dernier lâcha un petit indice qui n'a pas réellement fait le sujet de la une. Suite à la chute de Bane, Bruce Wayne, ainsi que Batman se sont volatilisés de Gotham. D'un côté, cela ne surprenait pas la jeune femme d'avoir accès à une telle information. Alfred et Théodore étaient de vieux amis. Car, auparavant, les parents Manson et Wayne étaient très liés par leur volonté de faire le bien et de détruire le mal. En repensant à cela, la jeune avala sa salive de travers.

Dressée sur une paire de talons marrons et habillée d'une robe blanche à bustier et courte en longueur, elle se dirigeait d'un pas sûr vers l'ascenseur qui allait la mener au nouvel appartement de la célébrité du moment. Le retour de cet homme d'affaire avait crée une polémique impressionnante. Enfin bref, cela dépassait la jeune femme. Accompagnée de Théodore, elle se montrait à cette fête sans réelle envie. La dernière fois qu'elle avait Bruce Wayne en chair et en os, c'était à une conférence où Pandora était apparue, rapidement pour intervenir sur le sujet de la responsabilité sociétale environnementale. À la fin de son discours, l'homme l'avait interpellé et la conversation avait été courte mais construite. Finalement, ces deux jeunes gens n'étaient pas si différents. Les portes s'ouvrirent et la jeune femme s'introduit dans l'immense appartement Wayne. Le public n'était pas petit et on pouvait reconnaître de nombreuses têtes de la société de Gotham. Que des bourgeois. Des personnes qu'Héléna ne voulait fréquenter. Théodora la quitta pour chercher Alfred dans la foule et servir les convives. Elle comprit vite pourquoi. Monsieur Wayne se dirigeait vers elle, affichant son plus beau sourire. Elle ne lui répondit pas directement, gardant une expression neutre.
"Bruce Wayne. Enchantée de vous revoir."
Elle se racla la gorge, regardant autour d'elle si elle ne croisait pas le regard de son majordome pour le menacer.
"L'honneur est pour moi et je vous assure que vous êtes loin de passer pour un séducteur."
Elle laissa transparaître un sourire pour montrer le côté ironique de sa phrase. Cet homme était loin de ne pas l'avoir séduit. Un bon parleur, possédant un art de converser étonnant, contrairement aux autres riches que la jeune femme avait côtoyé.

Elle vit un fauteuil de libre et se dirigea vers celui-ci, sentant ses forces disparaître. Une fois installée, elle regarda monsieur Wayne, l'invitant à faire de même.
"Ma santé n'est pas à son plus haut niveau mais mon moral est stable. Votre invitation ne m'a pas étonné, pour être franche et quelque chose me dit que ce n'est pas un hasard."
Théodora passa près d'elle, lui tendant un verre de champagne qu'elle prit sans hésitation.

[Petit, désolée mais peu inspirée. Prends ton temps pour répondre x)]
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Jeu 29 Nov - 10:26

    Alors que j'essayais de jouer à l'hôte parfait, à me montrer souriant et séduisant à chaque instant, distribuant poignées de mains et sourires, plaisanteries et exclamations ravies. Cela était loin d'être simple, pour la bonne raison que je me sentais vide et froid à l'intérieur. Pourtant, je n'étais pas novice dans l'art du paraître. Pendant combien d'années avais je joué au play boy multi milliardaire, qui n'a d'autres préoccupations que la voiture qu'il conduira pour sortir, la ou les femmes qui l'accompagneront, et le millésime du champagne qu'il boira. J'étais à la fois Bruce, cet homme superficiel, et Batman, cet homme bourré de principes mais qui ne vivait son existence qu'au travers des autres et du danger permanent. Très honnêtement, je ne savais pas lequel des deux était le plus à plaindre, mais je me fichais bien que l'on me comprenne ou que l'on nourrisse de la compassion à mon égard. En ce qui me concernait directement, je n'en nourrissais aucune. Je faisais ce pourquoi j'étais fait, et je n'avais pas à me poser plus de questions que cela. Je n'étais pas homme à passer outre tout ce que je ressentais, tout ce que je prenais sur moi. Mais je ne pouvais remettre en question cette façon d'être, cette manière de voir le monde. C'était aussi quelque chose qui permettait au Batman d'être aussi efficace, et avec le départ de Sélina et même depuis la mort de Rachel, Bruce est effacé au profit du justicier. Comme je l'avais convenu jadis avec Gordon, je suis le paria, le seul qui peut faire le choix dont personne ne voudrait. Je ne pouvais pas pour autant me passer de Bruce, qui agissait en parfait complément de Batman. Bruce avait les moyens financiers, sociaux et symboliques pour obtenir des informations que le justicier masqué n'aurait jamais réussit à atteindre. Comme c'était d'ailleurs le cas présentement, avec cette jeune femme que j'abordais et qui m'intriguait. Avait elle réussit à obtenir la rédemption ? Je savais que certains criminels y parvenaient, tout comme je savais que d'autres, à l'instar du Joker, ne feraient que récidiver si on leur en laissait l'occasion. Je ne connaissais pas assez la jeune femme pour pouvoir me prononcer, et c'était précisément le but de son invitation à ma petite soirée ; en savoir plus sur elle. Elle semblait d'ailleurs un peu ailleurs, sinon peu heureuse d'être ici ce soir ; son air était indifférent et elle se racla la gorge avant de me répondre. De toute évidence, elle était en tous cas intelligente, et je souris en réponse à l'ironie qu'elle employait.


    | Tant mieux, en ce cas, cela voudrait dire que je ne serais pas si transparent... |


    Je laissais poindre l'ironie à mon tour, principalement pour laisser transparaître tout ce qui pouvait être sous entendu par l'alliance de mes propos et celle du ton que j'avais décidé d'employer, suave, taquin, je voulais qu'on sente que je m'amusais de la situation. Je suivais ensuite la jeune femme qui s'assit et qui prit une coupe de champagne, buvant une petite gorgée de ce millésime français que je faisais venir à prix d'or. En fait, l'exploitation m'appartenait, mais cela ne voulait pas dire que je n'avais pas besoin, parfois, de demander des quantités supplémentaires à celles qui m'étaient réservées dans la production. Et j'étais précisément dans ce cas ; le retour de Bruce Wayne à Gotham ne pouvait se fêter que dans les bulles et dans le faste, n'est ce pas ? J'offris un petit sourire mystérieux à ma compagne quand elle laissait sous entendre que son invitation ne l'avait pas étonnée.


    | Effectivement, ça n'en est pas un. Je voulais vous revoir. Vous n'avez pas l'air au meilleur de votre forme en effet. Y a t'il quoi que ce soit que je puisse faire ? Mon père était médecin, et l'argent que je donne au Gotham General me permet d'avoir accès aux meilleurs spécialistes... Que peut donc affecter une jeune femme d'apparence aussi forte comme vous l'êtes? |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Ven 30 Nov - 20:52

Deux héritiers des plus grandes familles de Gotham se faisaient face, pour le plus grand plaisir des invités qui observaient ce duo avec une intensité proche de l'envie. Les murmures fusaient autour d'eux mais Pandora s'en moquait bien évidemment. Bruce ne l'avait pas invité pour rien et elle le savait. Il avait beau se cacher sous ses airs de charmeur riche, elle voyait clair dans son jeu et cela ne l'étonnait pas de savoir que cet homme avait autre chose en tête que de la voir pour le plaisir. Mais autre chose la perturbait, comme si elle pouvait faire confiance à ce grand enfant, malgré cette aura de mystère qui l'entourait. Peut être était-ce du à leurs nombreux points communs en ce qui concerne la personnalité. Ou peut être est ce du au passé commun? Elle inspira, se ressaisissant et se demandant pourquoi pensait elle à ça. Avouer à Bruce Wayne la vérité risquait d'être dangereux mais d'un autre côté, libérant. Elle ne savait plus trop quoi penser et regarda son partenaire, affichant un petit sourire au coin des lèvres.

Il répondit avec la même pointe d'ironie aux paroles de la jeune femme qui se doutait qu'il tentait de jouer dans son jeu mais cela ne servait à rien. Le champagne coula doucement dans sa bouche, ne provoquant aucun effet à la jeune femme qui savourait avec amertume cet alcool. Rien ne la satisfaisait en ce moment. Seulement une personne mais elle n'était pas présente ce soir là et c'était malheureusement dommage. En pensant à Nemo, son sourire s'élargit puis elle récupéra une expression neutre, se rendant compte de sa bêtise. Elle écoutait, de nouveau, attentivement son hôte. L'excuse de vouloir revoir une personne, Pandora n'y croyait pas. Lorsqu'il évoqua la santé de la jeune femme, cette dernière sentit un long frisson d'angoisse lui parcourir le corps. Finalement décidée, elle fit signe à Théodore de libérer une salle pour les deux jeunes gens. Il s'exécuta, invitant Héléna et Bruce à s'aventurer dans la cuisine. Sentant immédiatement l'ordre, il ne resta pas auprès d'eux et s'installa en tant que garde devant la porte. Pandora fit le tour de la cuisine, tremblante et se servit un verre d'eau, sans réellement demander, avant de s'appuyer contre le plan de travail. Ses yeux fixèrent le sol avant de remonter vers Bruce.

" Ne nous cachons rien, mon ami. Tutoyons nous, même. Nos parents se sont connus tôt, n'est ce pas? Nous sommes tous deux des célébrités ici bas. Cependant, nous avons aussi de lourds secrets. En ce qui me concerne, je pense que tu sais tout de même une partie de mon histoire. Mon internement, mes crises de folie, mon réseau de drogue. Tout le monde le sait mais passe outre, parce que je fais parti de la bourgeoisie de Gotham. On efface avec l'argent. Sache Bruce, que mes crises n'ont pas cessé. Lors de mon séjour à Arkham, un médecin m'a pris sous son aile et m'a utilisé comme cobaye, pour des tests encore à la phase d'essai. L'un d'eux me permet de devenir plus forte, pendant un laps de temps déterminé. C'est ça qui m'a permis de m'imposer dans les bas-fonds de la ville. Qui oserait affronter une femme aussi puissante que moi? Mais, ce sérum a des conséquences. Mon espérance de vie diminue dangereusement à chaque prise. J'étais sur le point de trouver un antidote, de venir à bout de ce mal qui me ronge. J'ai préféré montrer une autre image de moi et j'en paye le prix aujourd'hui. "

Elle inspira fortement, montrant un petit signe d’essoufflement et de mal aise à parler d'elle comme ça, à un homme qu'elle ne connaissait que depuis peu, mais de mémoire, depuis des années. Prise d'une soif violente, elle se resservit un verre d'eau et regarda le plafond, croisant les bras.

" La mafia japonaise me surveille de près et a infiltré une taupe dans mon réseau. Cette dernière a volé tous mes dossiers, dont ma survie. Avec les documents qu'ils ont en main, ils peuvent me détruire ou attendre que ma durée de vie touche à sa fin. "

Essuyant son front, elle posa son verre sur la table, fixant de nouveau Bruce. Gênée, voilà ce qu'elle était. C'est comme si elle était le côté noir de cet homme. Ils avaient presque suivit la même éducation mais leur vocation divergé. Théodore rentra dans la salle et apporta un verre où quelques apparaissaient dans un bruit faible mais continu. Héléna le remercia par un sourire et l'invita à rester, lui faisant signe que Bruce était dorénavant au courant. Un sourire apparut sur le visage du majordome, jetant des coups d'oeil à la jeune femme pour qu'elle boive le médicament. Avec une grimace de dégoût, elle avala cul sec le liquide et soupira.

" Il est peut être étrange que je te dise tout ça mais tu l'aurais su, d'une autre manière. "

Théodore toussota, faisant mine de ne rien avoir entendu, provoquant un petit rire chez Héléna.
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Dim 2 Déc - 22:23

    Je me rendais bien compte que nous étions tous deux au centre de nombre d'attentions, mais cela ne me gênait nullement. On pouvait bien chercher à s'introduire dans ma vie privée que l'effort resterait futile ; si je ne cachais rien c'était avant tout parce que je n'avais rien à cacher. Pas d'enfants, pas de compagne. Plus de compagne plutôt, alors que le souvenir de Sélina se rappela à moi aussi vite. Je n'avais plus rien à cacher, alors que j'avais autrefois concçu le masque et le costume en partie pour protéger ceux à qui je tenais. Ils n'étaient plus très nombreux aujourd'hui. Il n'y avait plus qu'Alfred, mais j'étais maintenant piégé à mon propre jeu ; je ne pouvais plus enlever ce masque qui me faisait comme une seconde peau. Je laissais donc ces gens m'observer alors qu'ils pensaient être en mesure de s'introduire dans ma vie privée, d'avoir un avant goût de l'intimité du célèbre Bruce Wayne. Grand bien leur fasse. Bruce n'était jamais qu'un masque, tout comme l'était Batman. Et il me permettait de protéger ce qu'il y avait à l'intérieur, même si je ne savais plus trop en quoi il consistait. Je m'étais perdu en route, entre ma quête de vengeance, mes idéaux, et mes sentiments. J'étais revenu à Gotham, en espérant qu'en retrouvant un univers familier je serai plus à même de me retrouver moi même. Quelques temps déjà depuis mon retour, et il semblait que la tâche s'avérait beaucoup plus ardue qu'escompté. Et assez étrangement, en regardant ma compagne de ce soir, j'avais l'impression de remarquer le même vide u fond de ses yeux que celui que je pouvais contempler quand je m'habillais le matin et me regardais dans un miroir. Je connaissais son histoire, en tous cas, au moins de façon fragmentaire. Je savais que nous partagions des traits communs, et c'était cette nature brisée que je constatais dans ces yeux qui me renvoyait un écho de ma propre existence, de ma propre histoire meurtrie. Je ne savais pas pourquoi, mais j'étais attiré par cette Héléna. Pas vraiment à un niveau sexuel ou possessif, non, j'étais attiré par elle. Comme si parler en sa compagnie me permettrait d'exorciser mes démons, ou au moins de faire la paix avec tout ce qui me hantait depuis l'enfance. Comme si j'étais avec une personne que je considérais comme une semblable, et que cela m'aidait à survivre. Je la laissais faire alors qu'elle demandait à son espèce de majordome pour nous trouver une salle ; qu'elle fasse comme chez elle ne me dérangeait pas. Ce soir, j'étais Bruce Wayne, et l'excentricité et l'ouverture d'esprit ne s’embarrassaient pas de gêne ou d'un quelconque malaise. J'étais plus que jamais intrigué par ce qu'elle semblait vouloir me dire, alors que dans le même temps je ne craignais absolument pas pour ma sécurité malgré le fait que la situation prenait un tour inattendu. Ce ne serait pas la première fois qu'un milliardaire trop confiant se faisait piéger par une jolie femme. Mais j'étais confiant, j'étais capable de gérer, je savais quelles étaient mes capacités, et celles qu'on prêtait à la jeune femme. Elle but un verre d'eau, reportant son attention vers moi.


    Je l'écoutais attentivement quand elle commença. Elle me déballa tout. Son passé criminel, les tests subis. Je restais immobile, j'écoutais sans bouger. Je ne fis preuve d'aucun signe d'anxiété ou de peur ; je la plaignais autant que je me demandais jusqu'où allait sa franchise. Me dit elle toute la vérité ou n'enjolivait elle pas la vérité ? Je devais le découvrir, et mon regard se fit scrutateur, comme pour sonder son âme alors qu'elle continuait son histoire. Je la laissais terminer, alors qu'elle semblait au bord du malaise. Je n'esquissais aucun geste vers elle. Elle fut interrompue par son majordome qui lui apporta un médicament, et expliqua ses révélations par le fait qu'elle jouait cartes sur table puisque j'aurais fini par tout découvrir. Je me tournais vers l'homme, quand la jeune femme eut terminé.



    | Veuillez nous laisser, s'il vous plait. Je vous promets que je ne vais pas lui faire de mal, c'est même tout le contraire. |


    Je soutins son regard jusqu'à ce qu'il regagne sa place à l'entrée, et je me retournais ensuite vers Héléna.


    | Vous devez avoir extrêmement confiance en moi pour me confier un secret pareil, qui pourrait vous valoir la prison à vie. Qu'est ce qui vous dit que je ne vais pas vous dénoncer? |


    Je laissais la menace alourdir l'atmosphère un moment avant de reprendre.


    | Je ne vais pas le faire. Je ne sais pas ce qui me pousse à le faire, mais je vais vous aider. J'ai un grand nombre des meilleurs spécialistes au monde, j'ai aussi accès à certaines... ressources. On peut récupérer ces dossiers, et on pourra vous soigner. Si vous avez fait la démarche de m'en parler, j'imagine que ce n'était pas pour me recruter pour le crime organisé, n'est ce pas ? Je vais vous aider Héléna, parce que personne ne devrait vivre sans avoir de contrôle sur son propre corps. Je peux vous aider à guérir, et je vais le faire. C'est le moins que je puisse faire pour vous remercier de votre confiance, après tout... Les symptomes se manifestent comment ? Est ce juste de la brutalité et de la violence, ou y a t'il autre chose ? |


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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mar 4 Déc - 10:17

Sûrement avait elle fait une erreur de se confier comme cela à un homme qu'elle n'avait rencontré que deux fois? Mais quelque chose en elle lui disait le contraire. Un long soupir s'échappa de ses lèvres tandis que son regard fixait un point quelconque dans la pièce. Soulagée, voilà ce qu'elle pensait être à ce moment là. À part à son majordome, elle n'avait jamais réellement parlé de son passé à quelqu'un. Pandora se voyait en Bruce. Aucun d'eux ne pouvait nier ne pas ressembler à l'autre, que ce soit sur la personnalité ou l'histoire. En tout cas, cette situation allégeait le poids contenu en elle. Finalement, parler de soi n'était pas un crime ni un problème, sauf peut être pour certains interlocuteurs qui ne peuvent s'empêcher d'avoir la langue bien pendue. Bruce ouvrit la bouche, mais pas pour s'adresser à elle mais à Théodore. La présence du majordome avait l'air de ne pas vraiment plaire à l'hôte qui n'hésita pas à lui demander de sortir tout en ajoutant qu'il ne ferait pas de mal à Pandora. Elle aurait voulu répondre que cela ne risquait pas mais elle oubliait simplement le détail qu'elle ne possédait plus le moyen de se battre sans difficultés. Avec un léger sourire, elle invita Théodore à obéir. Ce dernier sortit de la pièce, laissant les deux jeunes gens en tête à tête. C'est alors qu'il s'adressa directement à Pandora. Il est vrai qu'elle devait avoir un certain grain de folie pour parler d'elle de cette manière et surtout à "quelqu'un". Le silence resta. Pour simplement lui répondre, elle le fixa droit dans les yeux, soutenant avec vigueur le regard de l'homme. Elle savait pertinemment qu'il ne la dénoncerait pas. Pas de preuves, elle n'a pas été prise sur le fait. Des équipes entières de forces de l'ordre cherchait en vain à la mettre en prison mais pour cela, il fallait une preuve concrète et sûre. Toute la ville de Gotham savait très bien que la jeune femme n'était pas innocente. Cependant, l'argent, la réputation, le grade effaçaient les vices les plus mauvais. Alors cette histoire de trafic se baladait comme une simple rumeur. Si Pandora avait été seule dans cette situation, il est possible qu'elle n'échappe pas aux menottes, mais toutes les personnes les plus puissantes possédaient de l'argent "sale". Sale parce qu'ils se renfermaient dans leurs péchés et tout se faisait sous une image de bonne personne. Et cela répugnait la jeune femme. Ces personnes devraient payer de leur vie ces mensonges.

Il avait prononcé ces mots sur un ton de menace qui ne fit pas vaciller la jeune femme. Elle ne montrait plus de faiblesse et avait reprit du poils de la bête en entendant Monsieur Wayne prendre la parole. Ce dernier continua sur sa lancée, avouant qu'il ne dirait rien et même, proposait de l'aide à Héléna. Cette dernière riposta par un grognement rauque et se remit à tourner en rond dans la pièce. Non, elle ne pouvait pas accepter, elle risquait beaucoup, énormément. Ce sérum devait rester secret, quoi qu'il advienne. Aucune information ne devait déborder de plus. Trop de gens était déjà au courant, trop pour la jeune femme. Déjà Nemo. Ce dernier voulait lui venir en aide avec la mafia. Cette aide était la bienvenue mais cela n'étonnait pas la jeune femme d'avoir quelque chose à payer en échange. Ce qui était le plus facile était de juste parler d'un dossier à récupérer. Avec des médecins et des scientifiques, beaucoup d'explications devaient être apporté pour résoudre le problème, et ça, elle n'en avait pas envie. Sauf si elle pouvait les massacrer, ensuite. Elle se tourna vers Bruce et croisa les bras, affichant un petit sourire."Bruce... Tutoies moi, je t'en prie. Je suis plus jeune que toi. En ce qui concerne ton aide, je ne peux l'accepter. Je me mets en danger si je parle de tout ça à d'autres personnes. Et je serai obligé de les faire taire."Elle fronça les sourcils, comme si cette idée était très probable. Elle se remit à marcher, réfléchissant à haute voix.

"Cette discussion doit rester sous silence. Ma vie est déjà en jeu. Tous les jours, je m'affaiblis encore plus et je peux t'assurer que de nombreuses personnes m'attendent avec impatience à chaque coin de rue pour me descendre. Je veux simplement récupérer mes dossiers. Il est difficile de détruire les résidus de ce produit. Il faudrait des mois à d'autres scientifiques pour trouver l'antidote. Il faut connaître les ingrédients, connaître leur solution. Je suis à deux doigts d'aboutir à un résultat satisfaisant."Pandora leva les yeux vers le plafond et finit par s'arrêter, regardant ses pieds."Si je te dis tout ça, c'est que je sais que tu peux m'aider sans forcément faire appel à des milliers de personnes. Tu as plus d'influence que quiconque dans cette ville. Il te sera donc plus facile de venir au bout du soucis."
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Ven 14 Déc - 9:06

    Nous n'étions pas dupes. Qu'elle me révèle l'un de ses plus sombres et terribles secrets me donnait du pouvoir sur elle parce qu'elle s'exposait potentiellement à tout un tas de réactions négatives, ou pire encore, de dénonciations qui pouvaient entraîner un péril certain pour certaines de ses affaires, et cela pouvait aussi la gêner assez sûrement dans ses activités illégales d'avoir les flics sur le dos. Bien sûr, ce pouvoir que j'avais sur elle me donnait un certain ascendant dans notre relation ; j'en savais bien plus sur elle que l'inverse pouvait être vrai, mais cela ne me permettait pas sir les choses dérapaient de l'envoyer en prison. La belle jeune femme en avait dit juste assez pour éveiller mon intérêt et me donner un certain pouvoir sur son existence, mais tout en s'assurant des limites de ce transfert qu'elle avait fait. Intelligent ; elle était peut être folle et d'apparence imprudente, mais elle n'était pas pour autant stupide. Et cela me convainquait encore plus de sa sincérité, qu'elle soit parvenue à se protéger même dans la divulgation d'un aussi lourd secret que le sien. Comme si cette parade qu'elle se gardait, cette protection de l'absence de preuve, concourait de rendre son histoire et son rôle crédibles. Cependant, je ne pouvais pas nier le fait que la proximité que je ressentais entre elle et moi me poussait à vouloir croire en elle, mais je sentais aussi que je devais me détacher de tout cet affect qui pouvait nuire à la qualité de mon jugement. Je faisais appel à ce qui faisait de moi le Batman. J'analysais froidement les données, essayant de me débarasser de toute subjectivité. Je la croyais toujours, mais cette approche me permit de conserver un certain degré de prudence. Je ne devais pas m'emballer, ni considérer de facto qu'elle avait pu me dire l'entière vérité sans en masquer ou en travestir une partie. J'avais décidé de l'aider, mais Héléna ne semblait pas l'entendre de la même façon. Ma réaction et ma proposition entraînaient un grognement et la manifestation de l'indécision, et peut être aussi du stress alors qu'elle ne semblait pas capable de tenir en place. Son pragmatisme dangereux et potentiellement mortel me glaça le sang, mais je ne me laissais pas démonter. Je devais être Bruce Wayne et non Batman, ici. Et Wayne ne doit pas être choqué par l'évocation de « faire taire » quelqu'un ; c'est l'apanage des riches et des puissants dont il faisait partie.


    | D'accord, je te tutoies alors. Et pour l'aide que je te propose, tu n'as pas vraiment le choix. Tu ne m'as pas confié ça juste pour le plaisir de le faire, n'est ce pas ? Je ne dis pas que tu as essayé de me manipulé, non, mais tu ne pouvais pas t'attendre à ce que je reste les bras croisés ; ce ne sera pas le cas. |


    Je comprenais très bien ce que la riche héritière me dit ensuite, alors qu'elle suspectait ses ennemis de se rassembler pour profiter de sa faiblesse croissante. Je connaissais cette situation tout comme les sentiments qu'elle évoquerait invariablement. Elle semblait si sûre d'elle, et sa façon de présenter les choses semblait m'indiquer que si elle se sentait forcée de tuer ceux qui pourraient connaître son secret, elle préférait l'éviter autant que faire se peut. Enfin, elle m'avoua la raison de sa demande, et je lui souris doucement, m'approchant d'elle pour lui prendre la main, la lui serrant doucement en un geste qui se voulait réconfortant.


    | Je peux sans doute faire en sorte de récupérer les dossiers sans pertes ni fracas. Mais tu dois me jurer que personne ne sera tué. Si tu veux de mon aide, ce sera avec prudence et retenue ; je ne compte pas provoquer un bain de sang. Mais avant j'ai une question. Ton antidote annulera tous les aspects de ton problème, n'est ce pas ? Il ne va pas te permettre de survivre à tes nouvelles... capacités tout en les conservant ? Je peux t'aider à te soigner, mais je dois aussi m'assurer que tu ne resteras pas dangereuse pour les autres. |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Ven 14 Déc - 19:32

Cette discussion lui faisait penser à un entretien avec un psychologue. Le fait de se dévoiler à une personne, de lui raconter chaque passage de sa vie, revenant sur des points essentiels qu'on a pas su saisir directement au moment même. S'ouvrir comme un livre face à un inconnu qui nous écoute avec une attention presque déconcertante. Bien évidemment, dans la situation qui se déroulait sous les yeux d'Héléna, elle était la patiente et le charmant Bruce Wayne, une sorte de psychologue qu'elle menaçait pratiquement de tuer si cette conversation atteignait les oreilles d'une autre personne. À cran, voilà dans quel état elle était. Son monde s'écroulait petit à petit et les regrets et les remords apparaissaient. Pourquoi avait elle fait ça? Pourquoi avait elle sombré dans la folie et la criminalité? Si elle n'avait pas choisi ce chemin, elle serait sûrement dans les mêmes conditions de vie que l'homme qui lui faisait face. Peut être que cette vie lui aurait plu. Pandora s'en moquait royalement que Monsieur Wayne ait un moyen de pression contre elle et de quoi la menacer. Une confiance aveugle était apparue dès qu'elle l'avait vu. Elle s'insultait, intérieurement, se disant qu'elle venait de faire la plus belle ânerie de tout les temps.

Elle l'écouta attentivement. Oui, il était vrai que si elle lui en avait parlé, c'était bien pour une raison. Mais pas forcément celle qu'il venait d'énoncer. Peut être que se confier devait être la raison principale de son geste. Cependant, il était très possible que derrière, une autre idée fuse au rythme de la conversation. Sans le dire explicitement, elle voulait de l'aide. Au fond d'elle, elle savait qu'elle ne pouvait plus rien faire, qu'elle était handicapée et que cela allait lui jouer des tours. Les derniers mots de Bruce effaça son visage figé par la crainte et laissa apparaître un doux sourire. Rassurée. Cet homme possédait tous les moyens de l'aider, elle le savait, elle le sentait. La jeune femme ne bougea pas quand son interlocuteur s'avança vers elle et osa un contact. Elle sentit une légère pression sur sa main qui la réconforta, très peu. De nouveau, il lui adressa la parole. Pandora étouffa un rire et retira lentement sa main de celles de son hôte: "Je suis... contente que tu m'offre ton aide. Je n'ai plus la force de tuer quiconque". Tout en se dirigeant vers la porte de sortie, qu'elle ouvrit, elle continua de parler. Le portable glissa entre ses doigts avant de se coller à son oreille. L'absence de Théodore au sein de la pièce centrale l'inquiétait légèrement: "L'antidote annulera tout. Bien sûr, je compte concevoir de nouveau ce sérum, avec plus de sécurité et produire un maximum d'antidote. Je garde ainsi ma force tout en retrouvant une espérance de vie normale". Ou peut être allait elle simplement brûler la moindre trace de ce poison et commencer une nouvelle vie, plus simple? Ces questions la préoccupait au plus au point.

Restant près de Bruce, elle s'avança dans la foule, ne trouvant pas son majordome. Le téléphone appelait un fantôme. Encore plus inquiète, des tas d'idées s'installèrent dans son esprit. Sûrement un intrus s'était faufilé dans la résidence et le vieil homme avait reçu le signal sur son bipeur. D'un geste machinal, elle passa la main dans ses cheveux puis se tourna vers le riche homme: "Peux tu me ramener? Il semble que mon majordome soit rentré avant moi, sûrement une urgence..." Elle était peu crédible, oui, et peu rassurée.


[Désolée du petit RP, je ferai mieux dès que j'ai le temps. Puis aussi, prends toooouuuut ton temps pour répondre, moi j'en ai pas à consacrer à mes hobbies]
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mer 2 Jan - 22:40

    Chose plutôt étrange à mes yeux, la jeune femme semblait considérer comme une espèce de délivrance le fait que je la tire de ce mauvais pas en ne faisant pour l'instant rien que l'écouter. C'était amusant, de manière bien ironique, de voir une criminelle hautement dangereuse allait chercher de l'aide du côté du richissime mégalomane et sociopathe que j'étais, en toute ambivalence que j'assumais complétement. Je sentais bien que je ne devais finalement pas grand chose à Bruce ou à Batman, c'était mon histoire qui avait façonné l'un ou l'autre, et je n'avais finalement pas eu tant de choix à faire que cela. Si tout même, à bien y réfléchir, un choix avait été fondamental et avait guidé l'ensemble de mon existence depuis un certain nombre d'années. On ne pouvait pas nier que décider de convertir toute ma colère et mon désir de vengeance en désir de justice n'avait pas été une mince affaire, mais cela avait produit de sacrés résultats. Je me demandais du coup, si la jeune femme en face de moi avait le même genre de choix crucial à faire dans son existence, si choisir de se guérir envers et contre tout malgré les capacités qu'elle disait avoir grâce à ces expériences, n'était pas le signe d'un désir de rémission pas tant physique que spirituel. S'était elle rendue compte qu'elle était dans une mauvaise passe dans sa vie en règle générale et pas que dans sa santé en particulier. Je ne voulais pas aider une délinquante en puissance pour lui permettre de sauver son existence au détriment de celle des autres. J'accepterais de l'aider de manière pleine et entière, définitive, à partir du moment où j'aurais eu la preuve de son désir de changer véritablement. Je n'étais motivé ni par l'argent ni par la lutte contre le trafic de drogue à proprement parler, mon engagement proposé allait bien plus loin que cela puisque je me sentais impliqué personnellement comme je ne l'avais plus été depuis longtemps. Je voulais aider cette jeune femme. Je voulais vraiment le faire. Peut être était ce ça, ma porte de sortie de Batman, mon moyen d'éviter pour de bon la folie et l'antipathie d'un monde que je comprenais aussi peu que la réciproque. Je fus rassuré lorsqu'elle me dit qu'elle n'aurait plus la force de tuer qui que ce soit, et lui offrit un petit sourire certes, mais franc.


    | Je ne peux qu'être heureux de te l'entendre dire. Je n'aurais pas voulu que tu me tues ce soir. | dis je en tentant de plaisanter doucement, arborant un regard entendu.


    Par contre, je fronçais intérieurement les sourcils alors qu'elle me dit qu'elle souhaitait découvrir un nouvel antidote qui la soignerait mais qui lui permettrait de garder sa force. Dans quel but ? A quoi un don aussi terrible à porter et à assumer pouvait intéresser à ce point la jeune femme ? Immédiatement ou presque, j'en pressentais deux réponses possibles. D'un côté, elle pouvait vouloir simplement conserver l'aspect purement pratique de ce pouvoir qu'elle avait obtenu. Et dans ce cas précis, cela mettrait forcément à mal toutes ses bonnes résolutions affichées à propos de cette nouvelle considération d'autrui. Ce qui me plaisait le plus dans tout ça, c'était tout de même la seconde réponse. Peut être simplement Héléna en était elle arrivée à considérer ces attributs comme une part d'elle même qu'elle ne pouvait plus rejeter, car faisant partie intégrante de qui elle était, et de ce qu'elle voulait être. Il me faudrait tirer tout cela au clair rapidement pour garder le contrôle un maximum. Son apparence se fit plus inquiète à mesure qu'elle cherchait quelqu'un du regard, probablement son majordome, qui s'était éclipsé pendant notre discussion. Oui, de plus en plus inquiète. Et étrangement, je me sentais aussi concerné par ce qui pouvait la travailler que par sa santé. Comme quoi, rencontrer quelqu'un qui nous ressemble fait ressentir des choses bien étranges... je fronçais les sourcils pour de bon quand elle me demanda de la ramener.


    | Oui, bien sûr. Je prendrais la Lamborghini, on y sera rapidement. Es tu sûre que tout va bien ? On dirait qu'il se passe quelque chose... Et je tiens à ce que l'on soit honnête l'un envers l'autre, si on veut que notre collaboration fonctionne. |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mar 8 Jan - 13:24

Les "bips" incessants résonnaient dans l'oreille de la jeune femme, qui, inquiète, ne cessait d'espérer que le bruit d'un téléphone qu'on décroche se fasse entendre, suivit de la voix usée de son vieil ami. Cependant, ce n'était qu'une envie, rien de plus. Le téléphone sonnait dans le vide. Personne n'allait répondre à son appel désespéré. Elle le sentait, elle le savait, mais elle s'accrochait à cette petite part d'espoir qui lui murmurait de voir la situation sous un angle plus... joyeux et positif. Pandora attendait ce jour, elle le craignait. Jamais, jamais son entourage n'aurait pu être épargné des conséquences des actes de la douce dealeuse. Ses proches mouraient, mais pas de sa main alors que sa folie aurait bien pu prendre le dessus et la pousser à faire abstraction de ses sentiments pour faire taire les gens qu'elle aime. Finalement, elle savait contrôler le monstre. Bien sûr, la cause de ce dressage était évident. La personnalité d'Héléna luttait en permanence pour dominer l'horrible Pandora. Pourtant, ses deux êtres ne faisaient qu'un. Cependant, à l'instant présent, Héléna était présente, plus présente que d'ordinaire. Le danger tournait autour d'elle, tout comme l'angoisse. La jeune femme tentait de se persuader qu'il n'y avait aucune raison de croire que son majordome servait actuellement d'appât à un groupe de dégénérés qui rêvaient de descendre la patronne d'un gros réseau de drogue. Le sourire cachait, les larmes au bord des yeux, tout lui indiquait qu'elle n'avait pas si tort que ça. Cet étrange pressentiment provoquait une douleur dans son estomac.

La voix de Bruce lui parvenait comme un murmure. Perdue dans ses pensées, elle se promettait vengeance, quoi qu'il advienne, même si un seul cheveu de Théodore n'a été touché. Les poings serrés, elle se décida à ranger son portable, malgré le désir ardent de recomposer le numéro et d'attendre, encore. Se dirigeant d'un pas déterminé vers les escaliers, elle attrapa la main de son hôte, l'entraînant derrière elle. Les claquements des ses talons sur les marches se diffusèrent autour d'eux, avant de se rompre sur les murs, laissant place au silence. Cette descente vers la sortie semblait interminable, comme si ils ne faisaient que descendre des marches. Les secondes s'écoulaient à une lenteur effrayante, causant l'amplification des craintes de la jeune femme. Chaque minute était précieuse. Sûrement, il était trop tard... Bousculant quelques personnes sur son passage, elle finit par tourner la tête vers son partenaire, lui lançant un regard pour lui montrer que cette soirée, n'allait pas finir très bien pour elle. Arrivés à un certain point de leur parcours, elle laissa passer Bruce devant elle, le suivant de près pour ne pas le perdre de vue, ni perdre de temps. Les mots lui manquaient pour exprimer ce qu'elle ressentait et expliquer la situation. Peur. Elle ressentait la peur.

Après peu de minutes, qui lui parurent être des heures, ils arrivèrent à la voiture dite et montèrent à bord. Pressée, elle tremblait de tous ses membres, plantant ses ongles dans sa cuisse. Le bruit du moteur la fit sursauter, et elle ferma légèrement les yeux, espérant que quand elle les rouvriraient totalement, ils seraient devant sa demeure: "J'ai peur, Bruce. C'est une sensation intense, cette fois-ci. J'ai peur depuis que l'on m'a cambriolé. Mais pas encore à ce point là". Elle inspira fortement, se penchant pour retirer ses talons qui rendaient ses pieds douloureux: "La mafia a la langue bien pendue. Tous mes concurrents savent où je vis, savent qui je fréquente régulièrement. Ils peuvent me détruire, comme il le souhaite. Ma chute est rapide. Il n'y a plus de respect dans le domaine du trafic de drogue. Je ne suis plus là pour imposer la Terreur et le calme. Gotham ne m'appartient plus, les vices que j'ai rangé dans ma boîte vont se déverser sur la ville. Il y aura plus de risques la nuit, plus de taupes infiltrées dans les différentes classes sociales. Ma mort sonne l'anarchie. Aucun trafiquant n'est aujourd'hui apte à s'imposer aux autres comme je l'ai fait. Il mourra dans les heures qui viennent. La mafia m'a vendu pour reprendre son territoire". Le bruit du moteur finit par se calmer, annonçant leur arrivée à destination. Le pire était à venir. Lentement, Héléna posa un pied sur le sol terreux, se redressant le moins vite possible. Son visage se tourna vers le manoir d'où une faible lumière s'échappait des fenêtres de la pièce principale. Attrapant ses chaussures d'une main, elle se dirigea, titubante vers les escaliers menant à la porte d'entrée. C'est à ce moment qu'une odeur suspecte vint lui titiller l'odorat.

Brutalement, elle fit demi-tour, mais trébucha, tombant au sol. Un faible bruit dévoila la suite de l'histoire. L'explosion retentit avec violence, entraînant sur son sillage la moindre brique de la maison. Une partie de l'héritage de sa famille venait de disparaître dans le souffle brûlant. Un sifflement désagréable l'empêcha de trouver ses repères durant quelques secondes. Tremblante, elle se redressa avec difficulté, se tournant vers les débris qui, dorénavant, représentaient le reste de son logis. Quelques flammes vacillèrent dans les décombres. Dans la lumière d'une d'entre elle, Héléna aperçut une silhouette, allongée sur le sol, immobile et recouverte de sang. La peur devint plus grande, donnant une impulsion à la jeune femme qui courut jusqu'au cadavre pour vérifier son identité. Malheureusement, les nouvelles n'étaient pas bonnes. D'un geste faible et hésitant, elle ferma avec douceur les yeux de l'homme qui l'avait élevé, qui avait su s'occuper d'elle durant toutes ses années. Elle n'avait jamais voulu que la vie de Théodore finisse ainsi. La tristesse la tiraillait de l'intérieur, enclenchant les larmes qui patientaient au bord de ses yeux. La poussière se posa sur sa robe, les flammes engendrèrent sa transpiration. Elle se sentait sale, autant au fond d'elle que physiquement. Le regret, voilà ce qui la tourmentait. Les larmes coulèrent lentement sur ses joues crasseuses tandis que son cri déchira le silence. Des bruits de pas lui firent lever la tête. Non, ce n'était pas Bruce.

Se redressant avec force et rage, elle regarda au loin, distinguant une forme mouvante dans la nuit noire. Elle n'attendit pas la fin de sa réflexion qu'elle se lança à la poursuite du fuyard. Le rire de ce dernier ne faisait qu'aggraver les choses. Elle allait le tuer, elle voulait le tuer, il allait mourir. Les dents serrées, elle se mit à courir aussi vite qu'elle le pouvait, aussi vite que son corps lui permettait. Sa proie glissa et tomba au sol, tentant de se relever le plus vite possible. Profitant de cet instant, elle se jeta sur l'agresseur, le plaquant sauvagement au sol. Enfin, elle tenait lA responsable. Dans son élan, son poing s'abattit avec violence sur le visage de la dénommée Yun Osaka qui continuait de rire malgré la peur qu'on pouvait lire dans ses yeux. Le poing d'Héléna frappa à plusieurs reprises avant qu'elle ne visualise une arme sur la cuisse de sa victime. L'attrapant à la nuque pour exercer une pression étouffante, elle attrapa de son autre main l'arme. Héléna ne tremblait pas, l'arme pointée sur la japonaise. Elle était déterminée. Un coup de feu. Yun poussa un cri de douleur et se roula par terre dans des gémissements. Le doigt sur la gachette, l'ancienne dealeuse visait dorénavant la tête de son ennemi: "Contrairement à toi, je me bats avec la rage de vivre et non des techniques stupides". Elle voulait la tuer, et Pandora insistait pour voir le sang de cet adversaire giclait.
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Dim 13 Jan - 17:11

    Je n'étais pas né de la dernière pluie. Bien sûr que je savais que la jeune femme me cachait quelque chose, ou plutôt qu'elle ne me disait pas tout. Je savais aussi que l'on ne se connaissait pas depuis assez longtemps, et que même si j'avais envie de lui faire confiance et que la réciproque semblait également vraie, la réalité était beaucoup plus complexe que simplement ce que nous pouvions être amenés à désirer. Héléna avait une vie secrète, un peu comme moi avec le Batman. Dans son existence, il y avait elle, jeune femme parfaitement courtoise et séduisante, qui avait tout ce qu'il fallait pour être heureuse et pour faire le bien autour d'elle. Mais il y avait aussi l'autre, celle qu'elle devenait lorsque son traitement prenait le dessus et la rendait totalement hors de contrôle, la rendait mauvaise, et la poussait à tous les vices les plus abominables de cette terre ; la mort et la souffrance des autres. Il fallait que j'y mette un terme, c'était ma nouvelle mission. Je ne savais pas encore comment faire, mais l'inciter à être parfaitement honnête avec moi était semblait il un bon début, suffisamment satisfaisant en tous cas pour que cela me donne envie de continuer dans cette direction. Je n'eus pas le temps de dire ouf qu'Héléna se saisit de ma main pour m'entraîner à sa suite, vers le parking où j'avais garé mon véhicule. De toute évidence, elle ne souhaitait pas perdre plus de temps que nécessaire, et elle faisait en sorte de se dépécher comme s'il n'y avait pas un instant à perdre. Je ne savais toujours pas ce qu'il se passait concrètement, mais peu m'importait. Le plus important était qu'il fallait que je suive le rythme, ce qui ne me posa aucun problème. Je sentais l'impatience grandir rapidement chez ma compagne, et elle nous guidait d'un pas si vif que nous bousculions quelques personnes sur notre passage. Je m'excusais prestement à chaque fois, ne voulant pas que l'on se méprenne sur nos intentions. Une bagarre n'était probablement pas la meilleure des choses à provoquer quand on était pressé par le temps autant que par cela. Le regard qu'Héléna me lança était synonyme de peur et de colère mêlées. Je ne savais pas ce qu'il lui avait fallu pour se plonger dans cet état, mais ce qui était certain c'était que cela ne présageait rien de bon, et j'anticipais déjà la suite des évènements. La belle ne parla qu'une fois que nous fûmes montés dans ma voiture. Ceintures bouclées, je mis le contact et démarrais bruyamment le véhicule. Je n'avais pas besoin de lui demander la direction ; je la connaissais déjà. Alors, elle me confirma mes soupçons ; elle avait peur.


    | On va découvrir ce qu'il se passe. Je reste avec toi, ne t'en fais pas. |


    Paroles de réconfort avec fort peu d'impact sans aucun doute, mais je restais concentré. Avoir un accident serait tout aussi malvenu d'une bagarre dans les escaliers, alors que notre but était d'être les plus rapides possibles. Elle enleva ses talons et se mit à me parler de ce qui était précisément en train de lui arriver. Ainsi, elle pensait qu'il s'agissait d'une lutte intestine au sein de la mafia Gothamienne ? Je ne pouvais que spéculer sur ce qu'il se passait vraiment. La dernière fois que j'étais parti de Gotham, j'avais laissé la ville assainie de ce genre de tracas. Il fallait croire que la pègre était comme les mauvaises herbes : elle faisait sans cesse son retour. Ce qu'elle m'expliquait avait des implications énormes. Plus de chaos encore dans une ville qui ne connaissait pas. Les moyens logistiques et financiers de la mafia à la disposition éventuelle du Joker, de Bane ou de Double Face... Les choses allaient décidément de mal en pis, et je me demandais si je n'avais pas trop tardé à revenir ; la lutte qui s'annonçait allait être bien inégale. Moi seul, contre tous. Je ne pouvais pas embarquer mes protégés dans pareil combat ; ce serait trop dangereux pour eux, et surtout potentiellement mortel!


    | Tu es attaquée, c'est ça qu'il se passe ? A tout problème il y a une solution. Quand on sera chez toi, je t'en parlerais. |


    Oui, ma décision était prise ; celle d'embarquer Héléna dans toute cette histoire, et de m'en faire une alliée. Vrombissant, le moteur nous amena bien rapidement à destination alors que je le poussais dans ses rapports. Freinant en entrant dans la propriété, j'avais mis un temps record à me déplacer jusqu'ici, semblait il. A peine le véhicule était il immobilisé que la jeune femme courut à l'intérieur de son manoir. Je claquais ma portière et la suivais, alors qu'une explosion nous souffla tous les deux. Sonné, je retrouvais mes esprits quelques instants plus tard sur le sol. Je sentais que des cendres et des saletés diverses me recouvraient, et je ne sentais aucune douleur. En me redressant, je constatais par mes propres yeux que je n'étais pas blessé, ce qui n'était pas le cas. Ca n'était pas passé loin, si j'avais fait du 130 sur le périph au lieu de 110... On y serait passé. Me redressant, je constatais qu'il y avait des débris et des ruines partout. J'avais eu de la chance de ne pas me prendre de brique sur le coin de la figure, ou pire encore. Et en voyant Héléna qui s'avançait dans les décombres, comme en cherchant quelque chose de précieux. Quelque chose qu'elle trouva, ce qui provoqua un long cri déchirant de sa part. Le cœur au bord des lèvres, je m'avançais vers elle pour en savoir plus. Pile à cet instant précis, alors que j'entamais seulement mon mouvement, je la vis poursuivre quelqu'un. Me mettant moi aussi à courir, je gardais le rythme pour les rattraper au plus vite. Je vis la poursuite dégénérer en lutte, la lutte en coup de feu. Héléna avait le dessus quand j'arrivais à son niveau, et s'apprétais visiblement à tuer celle qu'elle pensait responsable de ce qu'il venait de se passer. Je m'approchais encore, parlant d'une voix douce, qui se voulait conciliante et rassurante.


    | Héléna... Héléna... Je suis aussi passé par là, crois moi. La vengeance n'y changera rien, et ne te rendra pas celui que tu as perdu. Je te laisse le choix. Tu te venges et tu la tues, mais dans ce cas ne comptes pas sur mon aide. Ou bien tu acceptes la main que je te tends, tu la rends aux flics, et je te montre quelque chose qui te permettra d'atteindre ton but par d'autres moyens. Est ce que tu me fais confiance, Héléna? |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mar 15 Jan - 17:08

La rage émanait littéralement d'elle. Cette colère intense lui brûlait la vue, ne ciblant que sa proie. Elle voulait hurler, crier pour soulager ce poids si lourd qui venait de s'installer dans son cœur. Les larmes restaient bloquées au bord de ses yeux. Un incendie dévastait son organisme, détruisant le peu d'humanité qui survivait. Le sang de cet assassin devait couler. La jeune femme désirait le voir s'écoulait de chaque orifice de l'asiatique, la déchirer de l'intérieur comme elle venait de la déchirer de l'intérieur. La souffrance. C'est tout. Entendre les gémissements de douleur de sa victime créait un plaisir malsain chez la douce Héléna. Son rire résonna dans le silence qu'installait la nuit et la mort. "Crève, crève salope! Fais gicler son sang, arrache lui les yeux et la langue. Brise lui les os. Retire ses ongles un par un. Qu'elle souffre. Fais la hurler de douleur! Tue la! Tue la! Meurs!" ne cessait de murmurer la folie de la jeune femme. Pandora semblait aussi déterminée qu'Héléna à mettre un terme à la misérable vie de la dénommée Yun Osaka. Sa mort allait sûrement satisfaire la jeune femme... Mais rien ne pouvait changer le court de l'histoire.

Le regard vide et noir, le bras tendu, immobile, tenant fermement l'arme braquée sur sa cible. Les larmes glissèrent sur ses joues crasseuses, salit par la fumée noire que dégageait l'incendie. Les flammes crépitaient silencieusement et faiblissaient au rythme du temps. Le temps, si seulement Héléna en avait eu. Sûrement aurait elle sauvé la vie de son vieil ami. Le regret, le remord s'ajoutaient à la douleur causée. Cette situation n'était qu'une conséquence de ses choix. Si elle avait pris le même chemin que tous ces enfants de bourgeois, si elle n'avait pas quitter le Maryland. Rien de tout cela ne serait arrivé. Qu'avait elle fait de sa vie? Rien, rien d'intéressant. À part mettre sa vie en danger, constamment, ainsi que celle de son proche. Cet homme, qui l'avait pris en main dès sa naissance et avait tenté tant bien que mal à faire d'elle une femme admirable. Lui, qui l'avait éduqué, instruit et inculqué le savoir-vivre. Lui, qui avait toujours été présent pour elle, malgré l'opposition de la jeune femme aux futurs qu'il lui imaginait. Jamais elle ne l'avait réellement écouté et n'en avait fait qu'à sa tête. Dorénavant, il était mort et elle regrettait. Elle était l'unique coupable de ce retournement de situation.

La voix de Bruce perça ce silence si angoissant. La présence de l'homme la déstabilisa légèrement. Sa main se mit à trembler tandis qu'elle écoutait avec attention les paroles de son ami. Il n'avait pas tort. Cela ne servait strictement à rien de se mettre au même niveau que son adversaire. C'est se montrer aussi pitoyable que lui, aussi lâche et aussi infecte. Tuer cette femme n'allait rien arranger à sa vie. Devrait elle finir par écouter les conseils de son défunt majordome et suivre une tout autre voie? Refaire sa vie? Recommencer à zéro? Recommencer pour donner une vie meilleure à Joshua. Être plus présente pour lui. Lui apporter le soutien et la sécurité dont lui a toujours fait part Théodore. L'asiatique serait morte si le jeune protégé n'avait pas exister. Elle devait agir bien, au moins pour lui. Héléna devait reprendre les idéaux de Théodore, les appliquer pour les personnes qu'elle chérissait tant.

L'arme s'abattit sur le sol dans un bruit sourd tandis qu'Héléna s'effondrait, impuissante, dans les bras de Bruce. Les larmes s'échappèrent, se déversant sur le visage de la jeune femme. C'étaient de nouvelles larmes qui glissaient sur cette peau. Des larmes de tristesse. Des larmes qu'elle contenait depuis la mort de ses parents, des larmes que la solitude avait enfermé au plus profond d'elle même. Le noir fut brisé par les lumières bleues et rouges, venant de la police de Gotham. Ils devaient s'en aller. Elle ne voulait pas que la ville sache qu'elle était encore vivante. Elle voulait disparaître, le temps qu'il fallait pour se remettre d'aplomb. Elle attrapa la main de Bruce et la serra fortement, se détachant de lui pour l'entraîner d'un pas lent vers la voiture. La jeune femme ne pensait plus, elle n'y arrivait pas. Tout venait de s'envoler. Sa famille, son héritage. Tout était à reconstruire. Continuant à marcher, tout en regardant le sol, elle parla d'une voix basse, forcée: "Laissons les s'occuper d'elle". Tout en la plaçant dans sa phrase, elle se tourna vers Yun, toujours allongée, tentant de se trainer malgré sa jambe blessée. Elle ne la tuerait pas, pas tout de suite, du moins. Héléna leva les yeux au ciel et les ferma doucement, laissant les dernières larmes tomber: "Je te fais confiance. Montre moi".
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MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mer 16 Jan - 19:12

    L'instant se déroula avec toute la langueur si caractéristique de tous les évènements d'importance dans ce monde. J'étais patient ; je savais de toute manière qu'au moindre mouvement ou parole brusque, je risquais de provoquer une véritable catastrophe. C'était quelque chose de pas forcément intelligent ou idéal, mais pas grand chose ne l'était jamais dans ce genre de situation. Il fallait donc faire des concessions, et cela voulait dire aussi qu'il fallait que j'attende que mes paroles s'insinuent au plus profond de l'être de ma nouvelle protégée. Je devais bien entendu faire en sorte que les choses ne dérapent pas, mais je savais aussi que je n'aurais jamais d'autre moyen plus sûr pour tester les motivations d'Héléna. Et qui plus est, ce n'était pas dit que même si je l'empêchais d'abattre cette terroriste aujourd'hui, la jeune femme n'allait pas quand même chercher à la retrouver pour la tuer plus tard. L'heure de vérité, c'était maintenant. On n'avait pas le choix que d'attendre. Je restais donc immobile, les muscles tendus et prêt à bondir en cas de problème. Dans le lointain, j'entendis le bruit si aisément reconnaissable des sirènes de pompiers et de la police. La chaleur que je ressentais me rappelait, alors que je le ressentais déjà si lointain, qu'il y avait eu une explosion non loin de nous, et qu'il y avait encore un feu à éteindre. Le feu qui consumait l'intégralité de l'existence de ma compagne de ce soir, qui avait fait partir en fumée sa maison, et probablement aussi l'avenir qui lui était tracé. Reportant mon regard sur elle même et sur sa « victime » immobilisée sous elle, je remarquais qu'elle semblait se tendre... Et je savais que sa décision n'allait maintenant plus tarder. Je retenais mon souffle, alors que le bruit des sirènes se rapprochait toujours plus de notre position, ce qui impliquait que les secours n'étaient plus très loin. Alors, la belle lâcha son arme et se laissa tomber dans mes bras. Je la rattrapais et la serrais contre moi. Elle pleurait, et je lui murmurais que tout irait bien, que j'étais là et que j'allais m'occuper d'elle. Je laissais bien entendu toute la sincérité dont 'jétais capable pointer dans ma voix. Je la laissais pleurer, alors que les sirènes de police se faisaient plus nombreuses et plus rapprochées. Quand Héléna me prit la main et me la serra, je ne la repoussais pas. Comprenant qu'elle voulait s'éloigner avant que les secours n'arrivent, je me retournais vers l'assassin qui semblait vouloir s'échapper. La jeune femme me dit qu'elle la laissait aux policiers. J'hochais la tête.


    | On va organiser ta renaissance. Mais avant, il faut s'assurer qu'ils tomberont bien sur elle. |


    Je frappais la blessée très brutalement sur le coin de la tempe, la faisant tomber dans l'inconscience. Il ne fallait pas qu'elle dise qui nous étions ; j'espérais que les choses étaient allées plus vite qu'elle n'aurait pu voir qui était venu au manoir. Si Héléna était visé, il fallait laisser croire qu'elle avait été pulvérisée dans l'explosion. Je repris la main d'Héléna et la conduisit à ma voiture. Je pris place dans la voiture au siège conducteur, sans lui répondre. Je démarrais en trombe et repartais dans l'autre direction, et sitôt les grilles franchies, j'allais le plus vite possible au carrefour, prenant la direction opposée à celle d'où les secours arrivaient. Je roulais largement plus vite que la vitesse normalement autorisée, mais cela permit de mettre une bonne distance entre nous et des curieux. Quand les secours arrivèrent près du manoir, nous étions déjà loin. Je roulais en silence pendant une bonne demie heure, quittant rapidement la ville puis la banlieue pour aller à l'autre bout de l'agglomération. Empruntant la route qui passait par la forêt, je finissais par prendre le chemin de terre qui menait à ma base d'opérations, à l'extrémité de ma propriété. Je ne brisais le silence de tout le trajet. Je grinçais des dents en sentant le bas de caisse de la lamborghini racler contre des roches, des racines, ou se faire éclabousser. Alfred allait m'incendier. Finalement, je contournais le lit de la rivière que je franchirais sans hésiter avec la batmobile, mais là je devais faire attention si je voulais pas nous noyer...


    | On y est presque |


    je dis ces mots au moment de passer sous la chute d'eau, et le tonnerre sembla craquer au dessus de nos têtes l'espace d'un instant. Puis, nous arrivions à l'intérieur de la grotte. Remontant à faible vitesse la piste, j'allumais les phares. Arrivé en haut du plateau, je coupais le contact, alors que les phares éclairaient mon quartier général. Détectant notre entrée, le système s'enclencha, ce qui alluma les lumières. Ftout fut baigné de lumière. Ma table d'opérations, mes ordinateurs, tout mon matériel derrière les vitres blindées... Avec mon masque et mon costume. Je sortais de la voiture, attendant qu'Héléna ne me rejoigne pour prendre la parole.


    | Il y a des années de ça, un petit garçon était à l'opéra avec ses parents. Pris de panique suite à une vision d'horreur née d'un accident dû à l'impétuosité de la jeunesse, l'enfant a fait sortir ses parents trop conciliants. Un type les attendait à la sortie de derrière, a voulu voler le collier de la mère du petit, et a fini par tuer le père qui s'interposait, puis la mère qui s'est débattue. L'enfant s'est juré de se venger... Mais a été privé de sa vengeance. L'individu, abattu pour ne pas balancer le nom de ses commanditaires, a échappé à l'enfant devenu adulte qui était venu à l'audience avec une arme. Cet homme, désormais sans but, a erré bien longtemps avant de trouver sa voie... A comprendre les criminels et leurs motivations, il en est devenu un à son tour. Dominé par ses peurs, il a appris à s'en affranchir pour un grand dessein ; la justice. La vengeance en est aussi éloignée que le crime. Je l'ai appris il y a bien longtemps. |


    Je me tournais vers Héléna.[i]


    | Tu n'as plus de maison, je peux te donner un toit. Tu n'as plus personne, je peux être là pour toi. Tu sais te battre pour tuer, je peux t'apprendre à te battre pour vaincre ton adversaire. Tu sais te battre pour tes intérêts... Je vais t'apprendre à te battre pour le bien de tous. |


    [i]Je m'avançais vers elle et lui prit la main.



    | Je suis Batman, Héléna. Depuis si longtemps que j'en ai oublié à quel point moi aussi, je peux avoir besoin d'aide. Rejoins moi, et je t'apprendrais tout ce que je sais. |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: A côté de la Tour Wayne, chez le dit Wayne   Mar 22 Jan - 10:45

Perdue et bouleversée. Elle n’avait strictement aucune idée de ce qui allait se passer maintenant. Son état était terrifiant à voir. Plus personne ne pouvait rien pour elle. Héléna était totalement finie. Achevée par le tragique que les vagues du temps ne cessaient d’abattre sur elle. Qui aurait cru, qu’un jour, une faille se dessinerait sur sa carapace d’or et exploserait au prochain choc ? Cette carapace que ses ennemis n’avaient jamais cessé de nommer Pandora finissait de se consumer tout comme les petites flammes qui s’agitaient faiblement dans les débris du passé. Toute cette folie meurtrière et ce goût du danger et de la domination n’était rien d’autre que les conséquences de la mort de ses parents mais aussi de leur absence durant son enfance. Pandora ne serait jamais apparue. C’est cette cage couverte de vices qui enfermait, durant toutes ces années, le mal qui la rongeait de l’intérieur, ce qu’elle était et ce qu’elle ressentait réellement. Tous ses actes illégaux et immoraux n’avaient été que le résultat de l’emprisonnement de ses sentiments. Beaucoup de choses finissaient par s’expliquer au moment présent. De toute manière, il faut que tout s’écroule pour tout reconstruire. Cependant, la jeune femme n’avaient aucune idée de comment, d’où et d’avec qui elle allait reprendre sa vie à zéro. Elle avait bien une chambre d’hôtel où elle pouvait loger le temps de s’intégrer dans la société, sous une nouvelle identité. Mais Joshua ? Allait-elle lui avouer toutes ses fautes ainsi que sa décision ? Puis Nemo… Allait-il croire à la disparition de la jeune Manson ? Cherchera-t-il à la retrouver ? Ou la laissera-t-il faire sa vie ? Il lui était impossible de répondre à ses interrogations immédiatement.

Bruce l’entraîna jusqu’à la voiture de luxe. Héléna le suivit, ses membres se mettant à trembler sans raison, perdant de l’assurance dans ses gestes. Ce n’était que le contrecoup de l’accident, qui, pourtant, l’affaiblissait davantage. Le cœur battant à faible allure, elle s’exécuta, s’installant avec une certaine difficulté sur le siège passager. Son regard ne se posa pas sur les restes de sa demeure et de son héritage lorsque la voiture quitta son emplacement. Tous ses sens semblaient interrompus. Elle ne semblait plus voir, ni entendre, surtout. Les bruits extérieurs ne lui parvenaient pas. Aucune réaction, juste de fines larmes coulant avec lenteur et douceur sur ses joues. Le paysage défilait rapidement à travers les vitres de la voiture. Rien ne semblait la perturber. Même pas les paroles de son partenaire qui lui annonçait leur arrivée prochaine. Ses pensées étaient vides de sens. De nombreuses images se mélangeaient, composant une histoire sans queue ni tête. Comme exaspérée, voire désespérée par elle-même, elle glissa une main dans sa chevelure chocolat, tentant de se concentrer sur la réalité. Les courbes du paysage se firent plus nettes ainsi que l’orchestre naturel qui se faisait entendre. Mais où donc monsieur Wayne l’emmenait-elle ? Elle osa lui jeter un coup d’œil, et l’expression sérieuse et concentrée qu’il affichait diminua la pointe de crainte qui venait de se faire sentir au creux de l’estomac de la jeune femme. Tant qu’il l’emmenait loin de tout. Quelque part où les gens riraient de son passé, l’accueilleraient les bras ouverts, brûlant son nom pour lui en donner un autre. Un endroit où elle n’aurait pas à se cacher sous une carapace pour s’imposer ou plaire. Un endroit où elle appliquerait les principes et conseils de son défunt majordome. Être une femme, connaître le bonheur. En pensant à cela, elle ne pouvait savoir que peu de temps après, une déclaration allait bouleverser sa décision…

Le moteur de la voiture ronronnait avec force, faisant vibrer le reste de l’habitacle. Héléna fixait la route que suivait Bruce, avec une seule question en tête : Où allaient-ils ? La réponse à sa question s’enclencha lorsqu’ils jaillirent de la rivière, traversant la cascade d’eau fraîche qui couvrait l’entrée d’une grotte. Leur entrée dans cette dernière provoqua un bruit de tonnerre qui brisa le silence. Le beau millionnaire ralentissait son allure, stoppant le moteur une fois garé sur une sorte de plateforme. Alors que les feux de route s’éteignaient lentement, d’autres lumières illuminèrent le lieu où ils se trouvaient. Les parois rocheuses diffusèrent les lumières, éblouissant légèrement la jeune femme, qui, en retrouvant la vue, ne retint pas une exclamation de surprise. Avec lenteur, elle ouvrit la portière, sortant à son tour de la Lamborghini. Finalement, cela ne l’étonnait pas plus que ça. Même si, d’un côté, elle se disait que depuis tout ce temps, il avait su cacher cette double identité. Bruce Wayne était donc Batman. Voilà où l’aurait mené la seconde voie qui lui était proposé. Être une héroïne, un symbole de justice. Attentivement, elle écoutait la voix de Bruce. Sans mentir, c’était la première fois qu’elle entendait le récit du tragique décès du couple Wayne. Pauvre Bruce, il avait vu ses parents mourir si jeune. Cette pensée fit apparaître une grimace sur le visage de la jeune femme. Quelles images atroces il avait du garder de ce moment horrible de son enfance. Batman était un symbole de justice, une justice faite par un enfant orphelin et emplit de rage. Il avait fait de sa peur son arme. La peur des chauves-souris. De quoi avait donc peur Héléna ? De la mort, comme tout le monde… Bruce se tourna alors vers elle, l’incluant dans ses paroles. Elle plongea son regard dans le sien, avec un sérieux décontenançant et pivota, lui tournant le dos. Levant les yeux vers le spectacle fantastique qui s’offrait à elle, elle se mit à réfléchir sur cette proposition hors du commun. Etait-elle prête à endosser un costume ? Oui, elle l’était. Prête à détruire sa longue et illégale pyramide d’activités ? Oui, elle voulait construire une nouvelle vie, un nouveau but sur les débris de son passé. Prête à changer d’identité ? Oui. La seule condition à ce changement radical était, bien sûr, de garder ce secret. Cela voulait donc dire qu’elle ne pouvait pas revenir d’entre les morts pour ses proches, immédiatement. L’envie de revoir Joshua, et Nemo, allait être puissante mais c’était une des conditions de cette nouvelle vie que lui proposait le beau Bruce Wayne.

D’une voix sûre, confiante et déterminée, elle souffla ses quelques mots, tout en serrant les poings :
« Je suis prête, prête à endosser le masque ».
Pandora mourrait lentement, agonisant au fin fond des ténèbres de la jeune femme. Pandora n’était plus. Héléna se laissait charmer par son côté justicier, nommé Batwoman.


[De mon côté, je pense avoir conclut notre RP. Tu peux toujours poster une réponse pour le finir de ton côté même si je trouve que ton précédent post finalise bien du point de vue de Bruce]
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