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 Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne

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Héléna Manson
MessageSujet: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 22 Jan - 15:37


Le vent sifflait lentement dans le feuillage des arbres qui entouraient la demeure. Le ciel endossait une teinte orangé annonçant l’aurore. La nuit cessait pour laisser place à la clarté de la journée. La faune et la flore se réveillaient également, au premier rayon du soleil. Les oiseaux s’appelaient au loin, composant une douce mélodie. La lumière naturelle traversa les fenêtres de la maison, illuminant chaque pièce. Dans l’une d’entre elle, deux personnes ouvraient leurs yeux paisiblement, l’une contre l’autre, chacune laissant apparaître un petit sourire à la vision de son partenaire. Le bel homme présent sous les couvertures du lit n’était autre que le richissime et beau milliardaire Bruce Wayne. Quant à sa partenaire, la jeune femme aux cheveux ébène, elle se nommait Héléna Manson. La jeune femme déclarait disparue, il y a de cela deux semaines. Les événements ne s’étaient en aucun cas passés comme la presse et les rumeurs les racontent. À vue d’œil, elle n’était pas morte. Disparue, oui. Pour la population de Gotham. Le fait qu’elle se réveillait tous les matins dans les bras du grand Bruce Wayne, était beaucoup trop long à expliquer. Peut être résumé en un mot la situation : Batwoman. L’ancienne dealeuse avait laissé son masque Pandora pour endosser celui d’une nouvelle vie, d’une justice déjà établie par le mystérieux Batman. Tout ceci pour dire que lorsque l’on veut, on peut. Cela ne veut pas dire que le fait qu’elle était la coéquipière de Batman justifiait leur relation charnelle. Cette dernière était la conséquence d’une maladresse dont aucun des deux ne se plaignaient. Les draps bougèrent légèrement dans leur élan d’affection, s’enlaçant l’un l’autre pour se dire « Bonjour ». La journée commençait sur une bonne note, remplit d’affection.

Laissant son partenaire se reposer dans les draps encore brûlants de leur nuit, elle se leva, posant ses pieds sur le sol frais. Son corps nu se déhanchait au moindre de ses pas tandis qu’elle se dirigeait vers la chaise recouverte de sa tenue de la veille. Attrapant sa petite culotte, elle jeta un regard coquin vers son compagnon et n’endossa que son sous-vêtement et un débardeur. Ouvrant la porte, elle pivota, lui faisant un petit signe de la main avant de refermer derrière elle. Héléna longea le couloir silencieux et descendit les quelques marches qui la séparait de sa chambre. Alors qu’elle ouvrait la porte de cette dernière, un toussotement familier l’interpella. « Bonjour Alfred ». Le vieil homme se tenait à quelques mètres d’elle et lui adressait un magnifique sourire. Elle le lui rendit, attendant d’entendre la voix du majordome. « Mademoiselle, votre petit déjeuner est prêt. Ainsi que votre salle d’entraînement ». En guise de réponse, elle fit un signe de la tête et ferma la porte de sa chambre derrière elle. Depuis son arrivée au sein du manoir Wayne, Alfred l’avait pris sous son aile, lui aussi attristé par le décès soudain de Théodore. Cependant, ils n’en parlaient pas. Les regards suffisaient à compléter le silence. Le majordome de la famille Wayne n’avait pas hésité à consacré une salle à la jeune femme, lui permettant de s’exercer à sa guise. Elle ne savait pas encore comment le remerciait car ce geste l’avait énormément touché. Se dirigeant vers sa commode, elle en sortit un trois-quarts de survêtement ainsi qu’une brassière, accompagnés de sous-vêtement. Tout en endossant ses affaires, son regard se posa sur la cour du manoir. Deux semaines qu’elle n’avait pas posé un pied en dehors de cette immense demeure. Il était risqué pour elle de se montrer. Elle devait attendre, contre son gré.

Sortant de ses pensées, elle sortit de sa pièce de vie, descendant deux par deux les marches de marbre pour se diriger d’un pas rapide vers la cuisine. Tout en marchant, elle attacha ses cheveux en une queue de cheval, laissant retomber quelques mèches sur son front. Lorsqu’elle passa la porte de la cuisine, sa main se tendit pour serrer entre ses doigts le panier contenant son déjeuner. Avant de s’exiler, ses lèvres se posèrent rapidement sur la joue du majordome. Son changement de comportement depuis l’événement tragique montrait une toute nouvelle femme. La vraie Héléna Manson, celle qui, pendant des années, avait vécu sous l’emprise de Pandora, sous la domination de sa folie. Aujourd’hui, elle était une femme épanouie, possédant une rage de vivre impressionnante et prête à tout pour atteindre les objectifs fixés. La jeune femme ouvrit le panier et attrapa entre ses doigts la clé de la salle. Elle ouvrit cette dernière, claquant derrière elle sans la fermer à clé. Cette salle n’était pas très grande mais assez pour accueillir ce dont Héléna avait besoin pour maintenir sa forme et continuer sa passion : la danse. Un fauteuil, une table meublaient le fond de la salle. L’un des murs étaient totalement recouvert de paires de chaussures. Un cadeau de la part d’un vieil ami qu’elle avait toujours gardé à l’abri, dans cette chambre d’hôtel en plein milieu du centre-ville de Gotham. Beaucoup de choses auxquelles elle tenait s’y était trouvé avant d’atterrir ici. Des photos et posters décoraient les murs de briques, donnant un aspect chaleureux à cette pièce pourtant vide. Au centre de celle-ci, un étrange objet se dressait. Une sorte d’œuvre d’art qu’appréciait tout particulièrement la jeune femme : ce qu’ils appelaient au Maryland, une boombox. Soit de nombreux postes radios, empilaient les uns sur les autres. Avec l’ingéniosité de Bruce, ils avaient réussi à transformer cet énorme mur de chaînes hi-fi en ampli, branché sur un seul et unique appareil. C’est sur ce dernier que la jeune femme se concentre, lançant la musique.

Ses pas se firent lents, suivant avec douceur le rythme de la musique, accélérant petit à petit. Son corps suivait chaque accord émit dans la pièce, utilisant tout l’espace disponible pour s’épanouir. C’était ce qu’elle aimait le plus, elle disait. Danser, en fermant les yeux, laisser son corps bouger de lui-même, entraîné par la musique. Quelque soit le type de chanson, notre corps était un instrument qui s’accordait parfaitement avec une quelconque mélodie. En continuant à danser tous les jours, elle sentait en elle que son organisme récupérait de la force. Bien sûr, elle suivait un traitement monstrueux pour se maintenir en forme et en vie le plus longtemps possible. Depuis le kidnapping de son sérum, elle avait perdu tout espoir d’avoir de nouveau une forme impressionnante. Elle se trompait. Reprendre le sport lui permettait d’évacuer les moindres maux et de garder le corps fantastique qu’elle possédait. Tous ses exercices physiques la faisaient s’approcher du niveau de force, d’agilité, et de vitesse qu’elle atteignait en s’injectant un simple liquide. La musique faiblissait, tout comme ses pas, pour s’arrêter sur une note de piano. La respiration haletante, le corps en sueur, elle s’installa sur le fauteuil, profitant de ce moment de répits pour savourer le repas que venait de lui préparer Alfred. Un bruit de grincement lui fit lever la tête. « Tu viens de rater ma première représentation, chéri ». Son rire cristallin résonna contre les murs, tandis que son sourire embellissait son visage, pourtant épuisé par l’effort. Héléna porta la bouteille d’eau à ses lèvres et en avala quelques gorgées, ne quittant pas Bruce des yeux. Reposant la bouteille sur le meuble, elle attrapa son panini au chocolat, croquant dedans à pleine dents. La présence de l’homme dans cette pièce annonçait que la jeune femme n’avait pas fini de sentir la sueur sur son corps.
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mer 23 Jan - 22:08

    J'étais réveillé. Je me sentais bien. Etrangement courbaturé de notre nuit mouvementée, fatigué du peu de sommeil réparateur dont j'avais réussit par la suite à m'emparer, il me semblait que j'avais fournit des efforts encore plus conséquents que ceux destinés à arrêter des criminels. Je la regardais dans son demi sommeil qui annonçait son réveil prochain. D'une main, je lui caressais doucement le côté du visage, lui replaçant ses jolis cheveux derrière son oreille. Ce n'était pas la première fois que je dormais avec une femme après une nuit d'ébats charnels et passionnels. Ce n'était peut être pas la dernière fois non plus. Cette fois ci avait une saveur particulière. Je me retrouvais en ma compagne. Je me retrouvais en Héléna. Elle était autant à la dérive que je pouvais l'être au fil du temps. J'avais pensé pendant longtemps que Sélina représentait ma bouée de sauvetage. Ce que je ne savais pas, c'était que je n'avais pas besoin qu'on vienne à mon secours. J'avais juste besoin de quelqu'un d'autre qui était dans la même situation que moi. Héléna avait perdu ses parents, elle avait vécu une existence de solitude et de violence. Elle aussi avait franchit la limite de la légalité, et elle aussi avait fait des choses atroces. Pas pour survivre, pas uniquement pour ça, mais bien pour vivre tout court. Je comprenais ce besoin presque viscéral de transcender toutes les limites, tout comme je la croyais dans son désir de rédemption. Je la sentais honnête. Je n'avais aucun moyen de savoir si elle me mentait ou non, mais je lui vouais déjà une confiance très importante. Je sentais quelque part au fond de moi que cette relation, si elle me faisait un bien énorme, était quelque part vouée à disparaître. Héléna était jeune ; elle avait sa vie devant elle. Je n'étais pas si vieux que ça. Mais j'étais déjà tellement blessé, et seul. Je ne pourrais jamais créer quoi que ce soit avec une femme aussi jeune, belle, pleine de vie et d'entrain. Je serais là pour elle autant qu'elle aurait besoin de moi, je la protégerais aussi bien que possible. Mais je ne voulais pas qu'elle finisse par ressentir quoi que ce soit vers moi. J'avais le funeste pressentiment que ce retour à Gotham serait le dernier, et que ce dernier combat contre l'ensemble de mes ennemis signerait ma fin. Je l'avais accepté, je profitais de l'instant présent, et c'était tout ce qui comptait.


    Héléna se réveilla et me sourit, m'enlaçant doucement. Je me laissais aller à son contact, sa peau douce contre la mienne, rugueuse et régulièrement parsemée de tissus cicatriciels. Mon regard suivit chacun de ses faits et gestes alors qu'elle se saisissait de sa petite culotte. Je répondais à son sourire par le mien. J'étais heureux de la voir souriante, heureux de la voir là, nue. Heureux d'avoir quelqu'un près de moi, alors que je me sentais si seul le reste du temps... Elle me salua avant de sortir. Rebasculant de l'autre côté, je refermais un instant les yeux. J'espérais que Timmy ne nous avait pas entendu la nuit dernière... Tout était pourtant parti de pas grand chose. Nous discutions, je lui montrais comment j'allais de toit en toit, dans les souterrains en prenant appui sur les rebords et les stalagmites pour me hisser avec mon matériel. Et quand j'étais revenu vers elle, ce regard qu'elle m'avait lancé. Ce tendre baiser, et surtout aussi impromptu... Je ne savais pas comment réagir sur le coup, alors j'ai fait la seule chose que mon instinct me disait de faire, je l'avais embrassée à mon tour. Presque sans se parler, nous avions déserté la cave, nous étions montés. J'avais demandé à Alfred de nous faire s'il le voulait bien, un petit plateau repas. Repas auquel nous n'avions qu'à peine touché, laissant plutôt libre cours à cette tendresse que nous exprimions. Je n'aurais pas dû m'impliquer autant, mais c'était fait. Je ne le regrettais pas. Héléna avait choisit sa voie, et moi la mienne. Je n'aurais pas été là, qu'aurait elle fait ? Elle se serait fait tuer en pensant jouer seule les justicières, ou alors elle aurait continué de mener son petit train de vie en massacrant tous ceux qui s'élevaient contre elle ? Ce qui était arrivé cette nuit m'avait fait du bien, et n'avait été que l'expression d'une proximité très forte bien que nouvelle entre deux êtres. Je n'avais pas à culpabiliser. Tout ce que j'espérais, c'était que Timmy ne laisse pas échapper que Bruce Wayne avait une nouvelle petite amie, et encore moins qu'il ne lâche son identité aux médias. Héléna était sensée être morte, c'était ce qui faisait la force de notre petit arrangement, quand elle revêtirait pour de bon le déguisement de justicier nocturne.


    Je me levais finalement quand Alfred vint tambouriner à la porte. Je m'habillais sans mot dire ; T-shirt blanc, pantalon sombre, chaussures... Alfred déblaya le chantier qu'Héléna et moi avions mis dans la chambre, non sans sourire. Je partais d'un petit rire, le prévenant de garder ses plaisanteries pour lui. Descendant à la cuisine, j'y avalais deux tartines de pain grillé avec du beurre, dans un café noir très fort. J'avais dans l'espoir d'y croiser Tim qui se préparerait à aller en cours, mais il n'était pas là. Alfred était Dieu seul savait où, donc je ne pouvais pas le lui demander. J'espérais que mon pupille n'était pas encore en train de penser à rater les cours pour jouer au justicier ou pour compter fleurette à ma filleule... Il était important que Tim aille à ses cours ; j'essaierais de le croiser plus tard dans la journée, ou bien je l'appellerais. Une fois mon petit déjeuner ingurgité, j'allais voir ma nouvelle pensionnaire ; je savais déjà où elle se trouverait. Poussant la porte, je me rendais compte que j'arrivais un poil trop tard pour assister à son entraînement. Voyant la belle en sueur commencer à se sustenter, elle ne pu s'empêcher de me taquiner, m'appelant « chéri ». Cela me fit sourire. J'avançais vers elle alors qu'elle riait de cette petite plaisanterie.



    | J'espère que tu as gardé un peu de forces pour moi, jeune fille. Danser c'est bien, tu seras plus rapide et plus agile. Mais tu sais que ça ne te sauvera pas toujours d'un grand costaud comme je le suis... |


    Je l'embrassais sur la joue puis dans le cou avant de contempler la salle.


    | Si tu arrives à me tenir tête plus de cinq minutes... On ira voir pour te chercher une tenue qui ira bien avec ta nouvelle situation. Enfin, une tenue... Tu risques d'avoir du mal à t'y habituer, je risque de t'enlever la tienne aussi sec. |


    Lui jetant un regard plein de sous entendu et avec un petit sourire de défi, je me mis en position à quelques mètres d'elle. Ma position avec poings relevés étant adoptée, j'attendais qu'elle vienne me montrer tout ce qu'elle avait retenu de ses expériences, et de l'entrainement auquel je la soumettais depuis une quinzaine de jours.


    | J'espère que tu es en forme, « chérie ». La journée va être éprouvante... |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Dim 27 Jan - 17:51

La sueur glsisait discrètement sur sa peau, se faisant légèrement ressentir. Son visage laissa apparaître un fin sourire au coin de ses douces lèvres suite à la provocation de son partenaire. Une seconde musique s'enclencha, baignant la pièce dans l'ambiance que venait d'imposer Bruce. Les accords musclés de la mélodie résonnèrent, se diffusant comme l'écho d'une pierre contre une matière solide. Lentement, la jeune femme avala la dernière bouchée de son sandwich sucré avant de se redresser assez vite, passant sa langue sur ses dents pour retirer quelconque trace de nourriture, puis s'avança vers Bruce. Son bras essuya sa bouche avec lenteur, dévoilant à la fin de son parcours, un large et chaleureux sourire sur le visage de la belle Héléna. Laissant retomber son bras le long de son corps, elle balaya d'un léger mouvement de tête les quelques mèches qui recouvraient son front. Alors, monsieur Wayne provoquait la jeune Héléna Manson, femme d'affaire dangereuse qui n'avait fait qu'une bouchée des hommes et de ses ennemis? Cette dernière ne put s'empêcher de rire. Sa petite voix souple et aigüe se stoppa net. Son pied droit glissa de quelque pas en arrière. Servant d'appui, il lui permit de lever sa jambe gauche, et la lancer assez haut et assez fort en direction de la nuque de son adversaire. Sa cheville se figea à quelques centimètres de sa cible, tandis qu'elle serrait ses petits poings brandis, prête à faire face à une contre-attaque. Pour dissiper sa vulnérabilité, elle se rétracta, posant sa jambe d'attaque en arrière. Haletante et la respiration devenant saccadée par l'effort physique dont elle avait fait preuve cette nuit et peu de temps avant. Sa salive coula dans sa gorge. Elle ne devait pas lui laisser une seule chance de la toucher pour lui prouver qu'elle était prête. Aucune erreur ne pouvait être justifiée. Pour cela, il fallait qu'elle s'imagine dans le costume imposant qu'elle risquait fortement de porter, et que Bruce n'était qu'un adversaire fort d'épaules.

Son costume... Comme une gamine de cinq ans, elle avait hâte de le choisir et de l'endosser. C'était le moment le plus reposant à passer dans la préparation de son identité de justicière. Bien évidemment, avant de se jeter dans cette étape, la jeune femme avait dû s'entraîner durement, et dans beaucoup de situations probables. Des poids attachés où se situaient ses principaux muscles, Héléna se battait avec difficulté. L'entraînement avec cet inconvénient avait été un exploit à réussir. Mauvaise perdante, elle avait porté ces quelques kilos supplémentaires lors de ses journées vides, améliorant ainsi la performance de ses membres en force et en vitesse. Cela lui avait pris des jours, voire des nuits à accumuler autant de puissance dans ses muscles. Bon, je ne vous raconte pas le temps qu'il lui a fallu pour récupérer toute cette énergie suite à ce supplice. Cependant, ces exercices de souffle et de performance l'occupaient énormément les jours où elle était seule, au manoir, avec Alfred. Elle ne considérait pas sa nouvelle maison comme une prison mais plutôt comme un abri qui devenait peu à peu étouffant. Cette situation la préservait du monde extérieur, des dangers qu'il représentait officiellement pour elle. Malgré que sa soit disant mort causée l'anarchie et la quête du pouvoir dans les bas-fonds de Gotham, de nombreuses rumeurs laissaient s'agiter les restes de la terreur qu'elle avait imposé lors de son règne. C'est ce que racontaient les services de police, ainsi que Batman. La mafia japonaise ne cachait pas ses craintes de revoir Pandora pointait le bout de son nez. L'élargissement de son armée de gorilles le prouvait.

Nemo. Son coeur fit un bond. Elle ne s'attarda pas sur cette pensée douloureuse, immédiatement. Comme si durant quelques secondes ses jambes avaient perdu toute force, elle s'allongea sur le sol, appuyant sur ses bras pliés pour se propulser contre son adversaire. Les pieds joints, ne touchant plus le sol de son corps, elle toucha la garde de Bruce. Alors que celui-ci pensait qu'elle allait retomber sur le sol comme elle faisait d'habitude, Héléna n'en fit rien. Son pied gauche se détacha du droit pour appuyer sur les bras serrés de son partenaire. Son autre jambe se plia autour de la nuque de ce dernier, le bloquant dans son geste. Tout se passe très vite, en peu de seconde. Elle bascula sur le côté, mettant tout son poids dans la chute pour le mettre à terre, de toutes ses forces. Le contact avec le sol se fit avec délicatesse pour elle. Elle cessa son étreinte peu de temps avant que le corps de Bruce touche le sol, lui permettant d’exécuter un poirier gracieux et élégant pour atterrir sur le parquet avec agilité. Son corps vacilla légèrement tandis qu'elle se tournait vers Bruce. De nouveau, son regard se fit vitreux, comme perdu dans les pensés de la jeune femme. Nemo Nobody. Il lui manquait. C'était évident. Flagrant. Une douleur au niveau du coeur à chaque fois que ses pensées étaient tournées vers lui. Son regard azurs, ses pupilles comparables à deux pierres précieuses. Allait-elle tenir aussi longtemps que prévu sans goûter au corps de son ex-compagnon de jeu? En pensant à lui, elle se pinça les lèvres. À cette heure-ci, il devait abuser d'une autre jeune fille, en aillant totalement oublié l'existence de celle qu'il pensait aimer. Une de ses canines se planta férocement dans sa lèvre inférieure. Elle serra les poings, la colère commençant à prendre contrôle. Le coeur lourd, les larmes au bord des yeux troublant sa vue, elle s'adressa d'une voix claire et froide à son hôte: "Cela te suffit? Je peux aller prendre ma douche?". Un petit sourire apparut, tout de même, apaisant la tension qui s'était éclipser aussi vite qu'elle était apparue. Peu de gens lui manquait. Principalement Nemo, et Joshua. Ils constituaient sa rage de vivre ainsi que sa volonté à se battre encore et encore. Son sourire s'élargit et elle essuya son front, couvert de sueur: "Je transpire presque autant que cette nuit". Comment taquiner l'égo d'un homme. Peut-être que cela chatouillerait le richissime Apollon qu'elle avait sous ses yeux, d'insinuer que leur performance sexuelle était ridicule face à l'effort que demandait cet entraînement matinal.
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Ven 1 Fév - 13:18

    Je laissais la jeune femme dévorer son sandwich sucré alors qu'elle ressentait sans doute le besoin de reprendre des forces suite à son petit entraînement matinal, sans compter la nuit de folies que nous venions tous deux de connaître. Il semblait que je ne la laisse pas autant de marbre qu'elle le laissait parfois supposer par son attitude presque désinvolte, même si je ne pensais pas que je serais capable de percer de sitôt l'épaisse carapace qu'elle semblait s'être elle même forgé. La jeune femme me sourit tout en s'essuyant la bouche, acceptation implicite du pari que je venais de lui lancer et qu'elle semblait prendre avec une certaine joie non dissimulée. Cela me contentait plutôt, je devais bien le reconnaître, d'autant plus que je savais qu'elle avait encore pas mal de chemin à parcourir avant de se prétendre capable d'affronter les dangers de la rue. Je savais qu'elle avait déjà tué, et cet aspect d'elle même ne m'effrayait pas. Cependant, tuer quand on est en position de force ou par surprise, n'est pas la même chose qu'affronter désarmé une bande qui veut plus qu'en découdre. Je ne savais toujours pas de quoi se composait exactement le passé d'Héléna, même si j'avais appris à en connaître davantage au fil du temps. Tendue comme un câble d'acier tout sauf inélégant, je laissais ma jeune adversaire entamer les hostilités, douce d'apparence et gracile comme un chat, ce qui n'était pas sans me rappeler douloureusement une autre héroïne du cru. Je devais bien prendre garde. Héléna n'était pas Selina, et la réciproque était encore plus vraie. Je ne devais pas faire l'amalgame, les deux femmes n'avaient pas grand chose en commun, à part la maîtrise qu'elles avaient de leur propre corps. Solide sur ses appuis, je n'eus d'autre choix que celui de passer moi même à l'action, ce qui m'allait tout aussi bien.


    Je me jetais contre elle, dans l'espoir de pouvoir lui asséner plusieurs coups puissants à l'aide de mes poings, pour la balayer une fois fatiguée à l'aide de mes jambes. Faisant preuve d'une forte vivacité de corps autant que d'esprit, Héléna s'allongea sur le sol et se propulsa contre moi. On aurait dit un véritable ninja ; je me savais trop imposant pour tenter ce genre de manœuvre extravagante, qui n'avait d'ailleurs aucune chance de réussir sauf si cela prenait l'adversaire totalement au dépourvu, ce qui était d'ailleurs précisément mon cas. J'avais baissé ma garde, et Héléna entra brutalement en choc contre elle. Passant ma garde, elle vint enrouler ses jambes autour de moi, et jouant habilement du poids de son corps renversé, me fit chuter au sol. Je tombais avec fracas, vaguement sonné mais loin d'être chaos. La belle apprenait vite, mais il lui manquait encore plusieurs réflexes ; ne pas s'arrêter de se battre tant que son ennemi se relève. Cela ne pourrait que la préserver des plus mauvaises surprises, que j'avais pour ma part subit à mes propres dépends une paire de fois. Me redressant, je vis le regard que lançait Héléna, un regard que je ne connaissais que trop bien. Celui qu'elle arborait à chaque fois que moi ou cette maison ne se faisaient que trop oppressants à son encontre, qu'elle était en colère, triste, ou les deux à la fois. Sa taquinerie la fit sourire, mais était ce volontaire ou forcé ? Souriant à mon tour, déterminé à ne pas laisser ce vague à l'âme l'emprisonner dans son étreinte, je me rapprochais d'Héléna et l'enlaçait dans une étreinte.



    | Presque autant que cette nuit ? Ou je suis aussi bon combattant qu'amant, ou tu considères – de manière erronée – que ce combat était facile car vite terminé, comme notre étreinte de cette nuit? |


    Je la serrais plus fort, l'empêchant de bouger. Je vins caresser son cou et sa clavicule d'ardent baisers, fruits d'un désir que je ne refoulais pas, et de la tension du combat que j'évacuais.


    | Tu as pourtant oublié une chose fondamentale... |


    Je posais mes mains sur son bassin, puis sur ses fesses, l'attirant contre moi avec une passion non dissimulée, caputrant ses lèvres et sa langue avec une intensité qui n'avait d'égale que celle de la nuit passée ensemble.


    | Au combat comme en amour, je ne m'avoue vaincu aussi aisément... |


    Je l'embrassais de nouveau sans aucune retenue, glissant mes mains sous son T-shirt, caressant la peau brulante de cette jeune femme qui me faisait tourner la tête... Jusqu'à ce que j'inverse la position, la forçant brutalement à se retourner, en position d'étranglement avec mon avant bras gauche, mon bras droit lui bloquant son propre bras, tandis que mes jambes cherchaient à la faire chuter pour parfaire la prise.
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 5 Fév - 13:37

Cet homme n’était pas dupe et avait su lire dans le regard de la jeune femme la détresse qu’elle ressentait. Des fois, une phrase apparaissait dans ses pensées : « As-tu fais le bon choix ? ». Aucunement, elle n’avait imaginé l’ampleur sentimental qu’avait subitement pris cette distance avec le monde extérieur. La mort de Théodore avait déjà fait tomber un poids sur le mental pourtant durci d’Héléna. Dorénavant, son cœur retrouvait un rythme et une utilisation plus que normale. Les larmes ne se cachaient plus avec autant de facilité. Elle pensait à Joshua, au dehors, sûrement retourné au Cirque ou seul. Peut-être qu’Oscorp l’avait déjà attrapé et il subissait les tortures les plus atroces. Il lui parvenait peu d’informations à propos de son protégé, ce qui devenait, parfois, rageant pour la jeune femme. Que savait-elle de ce qui se passait en ville ? Presque rien. Il voulait la préserver. Il n’avait pas tort. La simple personne rencontrée dans la rue pouvait ne pas être aussi claire qu’elle en a l’air, et la reconnaître. Sa mort deviendrait alors réelle. Puis, monsieur Personne. Allait-il la tuer ou ferait-il en sorte de la protéger ? Elle était incapable de répondre à cette question. D’un côté, elle craignait de le revoir sous son aspect de justicière. Comment réagirait-elle ? Oserait-elle l’affronter ? Bruce et le reste de la famille de Batman ne savaient pas que leur nouvelle partenaire était étroitement liée avec un criminel ? Héléna était partagée entre ses sentiments, faibles mais vivants, pour Nemo et sa nouvelle famille. Le choix était évident, me diriez vous, mais pas pour la jeune Manson. Cela était beaucoup plus compliqué.

Sentant le moment d’intervenir, Bruce l’enferma dans ses bras. Ce contact physique apaisa immédiatement les tourments d’Héléna. Cette dernière répondit, hésitante, à l’étreinte. Ses mains glissèrent avec tendresse sur le dos de son partenaire. La jeune femme ne pouvait cacher que la présence de ce bel homme, à ses côtés, la rendait radieuse. La différence d’âge n’était qu’un détail insignifiant à ses yeux. Bruce Wayne, aussi appelé Batman, représentait quelque chose de nouveau. Elle l’appréciait, et encore, le mot était faible. Les lèvres de l’homme se posèrent sur son corps, provoquant une vague de frissons de plaisir. Elle resserra avec douceur ses bras autour du corps et se laissa bercer par ces doux baisers. Elle sentit les mains de Bruce se déplacer de son bassin pour s’installer sur ses fesses, accentuant le désir qui venait d’apparaître entre eux deux. Lorsque ses lèvres rencontrèrent celles de son hôte, elle ne sut réprimer un léger gémissement. Elle ne l’écoutait pas, elle ne faisait que savourer cet instant. Sa bouche cherchait à manger délicatement celle de son partenaire, la goûtant avec envie du bout de la langue. Il savait la faire s’évader, lui changer les idées, de manière radicale, mais il savait la dompter, provoquant un désir ardent. Plus d’une femme avait succombé au charme ravageur de Bruce Wayne. Elle aussi, maintenant. Elle frissonna de plus belle en sentant les doigts de son ami, se faufiler sous son chandail, incitant la jeune femme à faire de même. Une pause dans l’entraînement n’allait faire de mal à aucun des deux. Prise dans son élan, elle retira avec hâte le tee-shirt qui couvrait le sublime corps de son compagnon.

Avant même d’avoir pu tirer sur son haut, l’homme pivota, inversant la situation. Finalement, il n’avait pas abandonné le combat. Ne pouvant retenir un petit rire, elle passa sa langue avec douceur sur ses lèvres, savourant les dernières miettes de leur baiser. Les bras coincés entre ceux de son homme, elle n’avait plus que ses jambes. Cependant, il cherchait à les déstabiliser. Retombant dans l’ambiance du combat, elle analysa rapidement la scène autour d’elle. Derrière eux, se trouvait la table sur laquelle elle venait de savourer son petit-déjeuner. En face d’elle, le mur. Il lui suffisait de quelques centimètres pour l’atteindre correctement. Se pinçant les lèvres, elle se mit à réfléchir aussi vite que possible. Cependant, les jambes de Bruce vinrent trouver les siennes, la faisant chuter en avant. Toujours dans son idée, elle vacilla légèrement sur ses jambes mais ne lâchèrent pas. S’appuyant sur ses dernières, elle les souleva et frappa le mur, pieds joints, poussant lui et elle, en arrière, dans une poussée violente. Ses pieds ne retrouvèrent pas immédiatement le sol. Dans leur élan, ils tombèrent tout deux sur la table, la brisant sous leur poids. Profitant de cette opportunité, elle se dégagea de l’étreinte qui l’empêchait de se mouvoir, prenant ainsi le dessus.

Installée à califourchon sur son adversaire, elle plaqua les jambes de ce dernier au sol avec les siennes, les enlaçant fortement. Ses doigts entrelacèrent ceux de l’Apollon qu’elle avait sous les yeux, pour ensuite bloquer les bras. Ses lèvres frôlèrent celle de sa proie, avant de déposer un doux baiser. Héléna se recula légèrement, restant tout de même très proche de son amant. Son corps collé contre celui-ci, elle savourait avec passion ce moment de domination : « Hm, tu sais que cette situation est aussi excitante ? ». Un grand sourire apparut sur ses lèvres, avant d’aller mordiller le lobe de Bruce, prolongeant ce moment de tendresse par le plaisir de savourer la peau brûlante de son cou. Ses rapides baisers se firent plus langoureux, tandis que la jeune femme s’amusait pleinement de la situation. Elle déplaça lentement son bassin, appuyant sans forcer sur celui de son partenaire. Un petit « Oups » s’échappa de ses lèvres occupées avant de rigoler : « Bien sûr, mes adversaires n’auront pas le droit à ce doux plaisir ». Elle redressa sa tête, plongeant son regard noisette dans celui de Bruce. Sa respiration reprit une allure normale. Une de ses mains se détacha, se posant avec tendresse sur la joue du beau Wayne : « Je devrais te manger. Tu m’as déstabilisé. Je pense que peu d’ennemis toucheront mes douces lèvres pour m’affaiblir. N’abuse pas de ton corps de rêve et de ta gueule d’amour pour me faire perdre ». Son rire cristallin résonna de plus belle, avant de déposer un autre baiser sur les lèvres de Bruce.
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Sam 9 Fév - 21:39

    Presque hésitante, Héléna me rendit l'étreinte que je lui donnais afin de la réconforter des tracas qui visiblement l'habitaient. Il n'y avait pas de secrets ; il fallait avant tout que je la conforte dans son nouveau choix de vie. Il fallait aussi que je me rendre à l'évidence ; je ne pouvais pas continuer de la garder aussi longtemps dans mon giron, ici, enfermée dans ce manoir. Allait très vite venir l'heure pour elle d'être mise à l'essai, sans compter tous les attraits qui n'allaient pas manquer d'être de plus en plus forts quand elle regardera par sa fenêtre. Il allait falloir que je négocie la chose assez bien pour ne pas risquer de la perdre ; je devais continuer à l'entraîner pour qu'elle survive dehors, mais je devais aussi faire attention au fait qu'elle n'attendrait pas indéfiniment. Cette petite gymnastique entre ces deux tendances risquait d'être bien compliquée à gérer, et je redoutais déjà le jour où elle me demanderait de sortir. J'espérais pouvoir gérer les choses aussi bien que j'avais réussit à le faire jusqu'à maintenant. Pour le moment, je laissais les choses couler comme elles étaient sensées le faire. La belle m'enlaça à son tour et glissa ses mains dans mon dos. Ses petites mains, d'apparence si fragiles, si douces... J'en oubliais parfois notre différence d'âge. Je me sentais bien avec elle, mais tout me rappelait cet écart pour peu que j'y fasse attention. Elle n'avait pas encore les mains plus calleuses des personnes plus âgées, et elle avait une spontanéité si caractéristique de la jeunesse... Frissonnant à mon contact, la belle accentua un peu plus encore notre contact, gémissant doucement sous l'effet de nos baisers. Notre étreinte s'accentua et commença à basculer tout doucement, de quelque chose d'anodin, de tendre, jusqu'à quelque chose de plus enfiévré. Mon contact semblait l'exciter au plus haut point et elle m'enleva tout de suite mon T-shirt, provoquant par là même une nouvelle montée de désir entre nous. Même la reprise du combat ne pu la faire reculer dans son désir ; Héléna me lécha le bout des lèvres, ce qui éveilla une terrible chaleur dans chacun de mes muscles.


    Utilisant son environnement après un temps de réflexion qui aurait pu lui coûter très cher si j'étais véritablement son ennemi, Héléna prit appui sur le mur pour nous repousser tous deux en arrière. Une preuve de plus de son agilité, et elle nous catapulta directement sur notre arrière, ce qui eut pour effet de me faire chuter sur le sol... Ou plutôt sur la petite table, qui s'écroula sous mon poids, le bois éclatant à chacun des pieds. Sonné par le choc, je commençais pourtant déjà à me relever, plus par la force de l'habitude que par réelle motivation à me battre ; il me faudrait trois ou quatre secondes pour retrouver pleinement mes esprits, mais ma belle partenaire ne manquerait pas de mettre ce temps de latence à profit. Montant à califourchon au dessus de moi, Héléna prit le contrôle en me bloquant le bras et les jambes. La belle frôla mes lèvres et y déposa un baiser fugace, réveillant de nouveau le feu dans mes veines.



    | Je le sais, oui. Constater que tu crois avoir le contrôle, ça me réveille tout à fait... |


    Je la défiais, plus par amusement qu'autre chose, même si beaucoup de désir venait se mêler à cette provocation. Sensuelle, Héléna vint me mordiller le lobe de l'oreille, avant de s'attarder sur mon cou. Se replaçant sur moi alors que je bouillonnais maintenant de désir, je souris à ses paroles.


    | Tu es bien présomptueuse, pour considérer qu'automatiquement, tes petites attentions sont un « doux plaisir »... |


    Nouveau défi, je la taquinais de plus belle. Je souris de plus belle aux paroles suivantes d'Héléna, alors qu'elle vint m'embrasser à nouveau. Rompant ce baiser ; je continuais à mon tour.


    | On utilise chacun nos armes. C'est con quand même... Si tu admettais avoir perdu, tu aurais peut être eu le droit de m'enlever le reste des ces vêtements... Mais c'est toi, qui a perdu. Et pour de bon. |


    Poussant sur mes jambes, je la forçais à replier les siennes sous peine de lui bloquer un genou. Profitant de l'ouverture, je lui donnais un coup de mon genou gauche sur la cuisse, me permettant d'une forte poussée du haut du corps d'inverser nos positions. Me retrouvant au dessus d'elle, le corps plaqué contre le sien autant pour l'empêcher de bouger sous mon poids que parce que je la désirais, je plongeais à mon tour mon regard dans le sien.


    | Voyons voir quel prix tu réserves à ton vainqueur. |


    Je l'embrassais de plus belle, mais sans plus aucune retenue. Ma langue se mêla à la sienne alors que nos lèvres se caressaient, j'entrelaçais mes doigts avec les siens. Très vite, mes baisers dérivèrent sur son cou, que je dévorais, puis j'embrassais sa poitrine par dessus ses vêtements, pour embrasser son ventre que je dénudais en remontant son T shirt. Enfin, avec un sourire espiègle, je lui retirais d'un coup sec son pantalon de jogging, pour venir lui embrasser le côté du genou, remontant à l'intérieur de ses cuisses pendant que mes mains exploraient la peau de son ventre et de sa poitrine.
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 12 Fév - 15:23

Il semblait évident que ce combat virait à l’ébat sexuel. On pouvait lire dans leur regard qu’ils n’hésiteraient pas à se dévorer à la moindre goutte d’eau qui ferait jaillir le désir. Cet homme faisait d’elle une princesse. Il savait la rendre heureuse et faire apparaître ce tendre et doux sourire sur ses fines lèvres. Elle était différente, et tout ça grâce à lui. Il était devenu difficile de trouver en elle la moindre étincelle de résistance de sa double personnalité. Pandora dormait contre son gré, au fin fond des ténèbres de son hôte. Cependant, elle attendait avec impatience le jour où elle se relèverait de ses cendres pour reprendre le contrôle et retrouver ses habitudes d’antan. Heureusement, le nouvel entourage de la jeune femme était là pour empêcher ce retour aux sources, pour la retenir d’une chute soudaine. Cette aide améliorait de jour en jour l’état de la douce Héléna. Sa mélancolie disparaissait peu à peu pour laisser sa joie et sa bonne humeur s’exprimer au plus grand étonnement de Bruce, qui l’a connu bien avant cette nouvelle vie. En parlant de ce dernier, elle le désirait comme elle n’avait jamais désiré un autre homme. Certains sentiments sont parfois difficiles à décrire, même simplement à cerner. C’est le temps qui fait qu’ils évoluent et permet à l’être humain d’en comprendre le sens. Héléna en était là. Elle ne pouvait s’imaginer sans son sauveur mais pourtant, elle était incapable de qualifier ce qu’elle ressentait à son égard. De l’amour ? Depuis sa rencontre avec Nemo, elle ne pouvait cacher cette faille qui s’était ouverte, laissant l’opportunité à toute sensation inconnue de se faufiler en elle. Avait-elle enfin trouvé son prince charmant ?

Elle le couvrait de baisers, ne se lassant pas du goût de la peau brûlante de Bruce. Elle sentait le plaisir montait en lui et cela ne faisait qu’amplifier le sien. Elle voulait rester dans ses bras, jours et nuits. Se sentir en sécurité, ne craindre aucun bruit, aucun mouvement. Savoir qu’il était là pour elle, prêt à la défendre avec hargne pour qu’elle reste en vie. Elle le voulait, juste pour elle. Comment le remercier à part lui donner son corps ? Ses doigts glissaient sur son corps, s’attardant avec impatience sur les vêtements de cet homme. Ce dernier fit entendre sa voix, quelques mots qui firent sourire la jeune femme. Elle était beaucoup plus préoccupée par la suite qui s’annonçait que par les paroles de son partenaire. Oui, elle comptait bien lui enlevait ce qu’il restait de tissu sur ce corps d’athlète. Non, elle n’avait pas perdu. En tout cas, elle ne comptait pas s’avouer vaincu de sitôt. Sur cette pensée, elle sentit une pression sur ses jambes, la poussant à pliée celle-ci. Cette faiblesse entraîna un basculement, causant comme résultat la soumission de la jeune femme face au magnifique héritier Wayne. Elle sentait le corps de ce dernier au plus près du sien, provoquant une nouvelle vague de chaleur en elle. Ils allaient finir par recommencer leur petit jeu de cette nuit. Elle lisait dans ses yeux l’envie. Un large sourire étendit ses lèvres. Son vainqueur. Son héros. Son champion. Elle était prête à lui donner n’importe quelle récompense, autant parce qu’elle avait succombé au charisme de son compagnon que parce qu’elle voulait nettoyer sa dette.

Le baiser qui lui donna provoqua de doux frissons, accentués par la fougue de leurs lèvres se caressant. Instinctivement, chavirant sous les baisers endiablés de son amant, elle resserra l’étreinte de ses doigts autour des siens. De légers gémissements s’échappèrent de sa bouche, accompagnés par son corps se courbant sous le plaisir que lui procurait son partenaire. Le contact des lèvres de ce dernier contre sa peau la fit frémir. Elle devait se l’avouer, elle ne pouvait nier qu’elle était irrévocablement attirée par cet homme. Soudainement sans pantalon, résistant à la pression des lèvres de Bruce sur ses cuisses et de ses mains sur son corps en sueur, elle lui bloqua la tête entre ses cuisses, de longs frissons ne cessant de parcourir son corps. Haletante, elle se mit à ricaner, se mordant les lèvres sous l’envie qui la dévorait de l’intérieur. Il lui suffisait de faire un simple mouvement pour lui briser la nuque et le mettre à terre.

Au lieu de cela, elle plia un peu plus ses jambes, posant ses pieds sur les épaules du bel homme pour le repousser. Ne perdant pas une seconde, elle se releva et bondit sur lui, s’agrippant avec force à son corps en parti dénudé. Avec regret, son front vint heurter celui de son compagnon, violemment, le sonnant quelques temps. Ses pieds retrouvant le sol, elle profita de cette perte de repères pour lui balayer les jambes, avec un seul geste de son pied, faisant preuve d’élégance et de simplicité. Son corps tremblant toujours de désir, elle l’attrapa par la ceinture du pantalon et le tira vers la table (celle toujours indemne). S’installant dessus, elle l’installa contre elle, l’entourant de ses jambes nues. Elle sentait fortement qu’il avait réellement envie d’elle. Ceci la fit éclater de rire, tandis que ses doigts détacher lentement les boutons qui tenait le pantalon de l’homme, pour ensuite le faire tomber aux cheville de ce dernier. Ses lèvres rencontrèrent de nouveau les siennes, les savourant avec un intense plaisir. Sa langue goûta à cette bouche délicieuse : « J’aimerai tellement que tu m’emmènes au septième ciel… » Sur ces mots, elle glissa sa langue entre les lèvres de Bruce pour prolonger leur baiser, langoureusement. Ses jambes forcèrent un peu plus contre le dos du bel homme, resserrant l’étreinte. Lui attrapant la lèvre entre les dents tout en lui lançant un regard remplit de désir, elle murmura : « Cependant, nous avons un combat à terminer ». Sa main glissa sur l’entrejambe de son amant. Elle décroisa ses jambes, le relâchant quelques temps avant de lui coller sa main contre sa joue pour enchaîner avec un coup de tibia dans les côtes : « Désolée chéri ».



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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mer 20 Fév - 15:14

    Je sentais le corps de la jeune femme étreint d'une douce et pernicieuse chaleur alors que je m'étais collé contre elle. C'était incroyable, son corps comme son esprit réagissaient avec fougue à la moindre de mes attentions ; il suffisait pour que je passe mes mains sur elle pour que je la sente s'enflammer, que je la couve des yeux pour sentir l'affection et une certaine passion couler dans les siens, sans parler du reste... C'était agréable. Et cela semblait lui convenir, ce dont je ne pouvais que me ravir. En tout cas, pour le moment... parce que la vie m'avait enseigné qu'il y avait toujours un « mais », que rien ne restait jamais éternellement simple, et qu'un jour ou l'autre je n'aurais pas d'autre choix que justement, de choisir. Choisir entre elle et mon existence. Comme cela avait été le cas avec Sélina, même si ce choix la belle aux cheveux bruns l'avait fait pour moi. Je revenais tout droit à ma première constatation ; je me satisfaisais de l'intermède passionnelle qu'elle m'offrait, tout en sachant pertinemment que l'engagement n'était pas quelque chose qui pouvait s'avérer stable avec une existence comme la mienne. Le dicton que j'avais une fois entendu de la bouche même de Dent se vérifiait aussi pour le chevalier noir de Gotham : ce qu'il y a de bien avec la pègre, donc ici notre fameux chevalier, c'est qu'ils vous offrent toujours une seconde chance. J'en avais offert tant et tant à mes adversaires que l'un d'entre eux ne manquerait pas de s'en saisir, un jour ou l'autre, et de mettre fin à mon existence qui se voulait solitaire du fait de sa nature elle même. Je laissais faire les choses ; ce qui devra arriver arrivera. Je ne me battrais pas contre, et profitais simplement du moment présent. Je ne pouvais jouir que des petites choses dans une existence comme la mienne, et il fallait bien que je reconnaisse qu'une jeune femme aussi douée qu'Héléna meublait agréablement mes journées... Mais elle n'était pas pour autant qu'un simple divertissement. Si je refusais de me poser des questions à son sujet et au miens, cela n'enlevait rien à son mérite ; réchauffer quelque peu un cœur déjà presque froid.


    La belle vint me serrer les doigts avec plus de poigne que précedemment, signe qu'elle n'était pas totalement insensible aux petites traitements que je lui réservais ; je la sentais frémir littéralement de désir, ce qui n'était pas quelque chose de peu flatteur, loin de là. Je savais y faire, en tous cas avec elle, et réveiller des choses qu'elle aurait sans doute préférées secrètes avec d'autres. C'est dans cette torpeur sensuelle dans laquelle je me retrouvais que je commis l'erreur ; elle me bloqua la tête et plus particulièrement la nuque entre ses deux jambes, et se mit à ricaner. Je n'avais même pas eu besoin qu'elle me pousse à la faute, j'avais semblait il très bien réussit à le faire tout seul ! Me repoussant sans ménagement, Héléna bondit sur ses pieds alros que je me redressais d'un bond en tirant sur mes muscles abdominaux pour me redresser le plus rapidement possible. C'est alors que je me retrouvais presque debout que la belle m'envoya son front en plein visage. Laissant échapper un cri de surprise autant que de douleur, je restais sonné l'espace d'une seconde, suffisamment longtemps pour qu'elle me balaie les jambes. C'est alors que je me sentis attiré vers la table, tout contre le corps de la jeune femme qui se hissait dessus. Elle me débarassa de mon pantalon sans ménagement, venant capturer de nouveau mes lèvres. Je lui souris.



    | Drôle. Pour une chauve souris, c'est une seconde nature que de voler. |


    Elle me repoussa à nouveau violemment après avoir caressé ma langue et mes lèvres avec les siennes. Elle me mit un coup de tibia dans les côtes. Immédiatement, je réagis, lui soufflant le visage d'un revers et la retournant sans ménagement sur la table pour lui cogner le front une fois, deux fois, trois fois, la sonnant tout à fait. Mes mains vinrent par le biais de clés de coude, bloquer les siennes dans son dos. Je lui retirais son haut puis son soutien gorge, alors qu'elle était toujours sonnée et que je la maintenais debout dos à mois, collée contre mon corps.


    | Voir les étoiles avant de les atteindre... |


    La taquinais je avant d'embrasser son cou, sa clavicule, tandis que mes mains épousaient la forme de ses seins.


    | Tu t'avoues vaincue et je te lâche, ou devons nous continuer ? |


    Tout ceci n'était qu'un test ; je me fichais bien de cette partie de jambes en l'air, il y en aurait d'autre. Tandis que lui apprendre à ne jamais abandonner tant qu'il lui restait un rien de vigueur, n'avait pas de prix. Mais est ce qu'il lui restait seulement son souffle?
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Jeu 7 Mar - 8:30

Elle n’était pas là pour jouer. Lui non plus. La réalité n’était pas si amusante, pour le plus grand malheur de Pandora. Ce ne sera pas pour le plaisir qu’elle se fera prendre de la sorte par un ennemi. Il fallait donc qu’Héléna se ressaisisse et ne se laisse pas amadouer par le doux charme de Bruce Wayne. Ce dernier possédait un tel contrôle sur les sentiments de la jeune femme. Parfois, elle s’en étonnait. Comment faisait-il ? Était-elle la seule avec qui il exerçait cette sorte de manipulation ? Ce corps de rêve, cette voix envoûtante, ces caresses enivrantes. Elle ne pouvait lui résister. C’était ça, la passion ? Ressentir un tel désir pour quelqu’un ou quelque chose. Oui, il l’a passionné. Surtout le soir, sous les couettes. Elle ne pouvait et ne voulait le quitter. Il procurait chez elle un état encore inconnu, indescriptible. Cependant, elle avait aussi besoin d’évasion pour qu’elle puisse atteindre le paroxysme du bonheur. La liberté, c’était ce qui lui manquait le plus dans cette nouvelle vie. L’absence de sortie créait en elle un manque. La ville, sa pollution, son brouhaha constant. Tout ça, elle voulait le revoir. L’absence de certaines personnes nuisait à sa joie et la rendait lunatique. C’était pour cela qu’aujourd’hui, elle affrontait son hôte. Pour lui prouver sa volonté et sa capacité à affronter les ténèbres de Gotham et à explorer de nouveau la ville. C’était, son plus grand désir. Si la situation n’avait pas été aussi importante pour elle, Héléna n’aurait pas hésité une seconde à baisser sa culotte.

La situation commençait à surchauffer. Elle avait envie de lui. Énormément. Peut être l’avait elle repoussait violemment pour en revenir à la raison qui les avait amené à se battre. C’était le jeu. Tout ce qu’elle désirait, c’était qu’il arrache ce qui leur restait de vêtement et la fasse hurler de plaisir dans cette salle. À l’improviste, ce n’était pas grave. Pas protégé, pas de soucis. Un Bat-baby, une bonne idée. Son désir brûlait intensément au fond d’elle, tandis que son corps suait de plaisir. Son envie fut de courte durée. Le poing de son partenaire percuta. Assommée et tentant de reprendre ses esprits, il l’attrapa de nouveau, la plaquant sauvagement contre la table. De surprise, elle lâcha un gémissement de surprise mêlé à celui de douleur. Avant d’avoir pu réagir à cette contre-attaque, elle sentit la main de l’homme lui attraper l’arrière de la tête avant de cogner cette dernière une, puis deux puis trois fois contre la table. De nouveau sonnée, sa vue se troubla, tandis que sa chevelure tombée lourdement contre son visage humide. Ses repères mirent un certain temps à se mettre en place. Pendant ce temps, Bruce lui bloqua les bras, de manière à qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Son dos collait contre le torse du bel homme faisait lentement revenir ce besoin de ne faire qu’un avec. Pour améliorer le tout, il lui retira son haut, puis son soutien-gorge : « Tout doux mon beau. Je ne pense pas que mes combats seront agrémentés d’une scène érotique. Tu ne laisseras pas le temps pour ». La partie n’était donc pas terminée.

Ses mains vinrent se poser autour de sa poitrine. Donc, logiquement, ses bras n’étaient plus sous son emprise. Elle dégagea lentement ses membres d’entre leur corps, puis rapidement, elle enchaîna par un coup de coude dans une côte, puis un autre, de l’autre côté. Profitant de la douleur de son adversaire, elle se tourna et lui redonna un coup de tête, devant s’élancer de quelques pas pour bondir et atteindre sa cible. Même si le choc fut rude, elle continua de frapper de ses petits poings le visage de son partenaire. Héléna était déterminée. Elle savait pertinemment qu’à l’issu de cet entraînement, elle obtiendrait son droit de sortir. La douleur apparaissait dans ses phalanges tandis qu’elle ciblait ses coups de plus en plus bas, avant de finir sa rage par une droite énergique dans la joue de Bruce. Essoufflée, mais toujours vivante, elle soupira, se baissant pour attraper ses vêtements. Ne les remettant pas, elle les posa sur la table. Sa main glissa dans ses cheveux. Ses pas semblaient la faire chuter à chaque pas. Elle était épuisée mais un sourire égayé son visage. Elle se persuadait que ce retournement de situation lui donnait la clé pour ce qu’elle voulait tant. Elle s’approcha doucement de l’homme et s’installa contre lui. Peut être allait elle subir un autre coup.

Héléna savait au fond d’elle que sa dernière attaque n’avait pas été vaine. Ses doigts glissèrent sur la peau mouillée de son compagnon, tandis que ses lèvres parcouraient la nuque de ce dernier. Le souffle lui manquait légèrement mais reprenait de la force de seconde en seconde. Son corps palpitait sous la dose d’adrénaline qu’elle venait d’encaisser. Sa bouche remonta jusqu’aux lèvres de Bruce, en prenant possession avec douceur. Ses mains se posèrent sur les hanches. Avec une légère pression, elle resserra son étreinte contre lui. Ses ongles griffèrent gentiment la peau de Bruce. Son baiser ne cessa guère, s’amplifiant au fur et à mesure que le temps passé. Sa langue s’immisça rapidement dans leur échange. Le désir était toujours là, toujours chaud mais au-delà des images qu’elle voyait de la suite de ce combat, il y avait une petite lumière qui lui rappelait le but principal de cet affrontement. Elle ne comptait pas aller plus loin, tout de suite, juste savourer ce petit moment de réconfort. Doucement, elle s’écarta de lui, déposant un dernier et léger baiser sur ces lèvres. Elle retourna près de la table, à reculons, cachant sa poitrine avec son bras. Héléna tourna le dos à Bruce, afin de remettre son sous-vêtement puis s’installa de nouveau sur la table après avoir récupéré sa bouteille d’eau : « Sais-tu que tu me rends folle, totalement folle de toi. Mais je n’ai pas perdu de vue mon objectif, malgré la puissance avec laquelle tu as réussi à m’en détourner. J’ai l’impression d’être une reine, près de toi. Tu fais tellement… pour moi… » Elle prononça ses dernières paroles en détournant la tête. L’avait-elle assez satisfait en lui montrant, aujourd’hui, ce qu’elle pouvait faire ? Ou allait-il lui imposer d’autres entraînements comme celui-ci ?
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Dim 31 Mar - 13:25

    J'avais commencé à dessaper Héléna non sans une certaine violence et une brutalité équivoques. Pour autant, il fallait bien avouer que la jeune femme ne faisait pas grand chose pour me passer mon envie d'elle. Se collant contre moi, répondant aussi bien à mes coups qu'à mes caresses tentatrices, Héléna s'avouait tout aussi fébrile que moi dans le désir qui était le sien. Cela ne suffit pas pour autant pour la faire plonger pour de bon dans la luxure, alors qu'elle me repoussait doucement, argumentant assez justement que ses propres combats ne devraient être accompagnés de parties de jambes en l'air, ce qui je devais bien en convenir me satisfaisait assez. Nous vivions une drôle de relation c'était un fait, nous n'étions pas vraiment un couple et n'avions d'ailleurs jamais parlé de nous en ces termes. Reprenant notre échange de brutalités, la jeune femme m'envoya un coup de coude dans les côtes, me coupant le souffle et répandant dans mon torse une douleur sourde et puissante, puis vint le coup de tête qui bouscula mes pensées, et mon esprit embrouillé ne me permit pas de parer efficacement la pluie de coups au visage qui suivit. Ma lèvre inférieure e fendit, et je sentais mes pommettes contusionnées et endolories. D'instinct, j'avais levé mes bras devant moi, et mes avant bras se faisaient sévèrement mettre à mal. Je me laissais frapper un moment, reprenant mon souffle et mes esprits en remontant ma défense, qui me permettait de bloquer et de parer la tempête de coups, jusqu'à les rendre progressivement de moins en moins efficaces. Il fallait bien cela pour que je puisse survivre à toute la colère qui habitait le cœur et le corps de la jeune femme, n'est ce pas ? Ayant repris mon souffle, je me remis tout à fait debout, dominant de toute ma hauteur la jeune femme qui revint se coller contre moi. Elle ne s'était pas rhabillée.


    Je le laissais faire alors que ses mains et ses lèvres glissaient sur mon corps. Je fermais les yeux quand elle vint à capturer mes lèvres, réprimant faiblement d'abord la passion qui m'enserrait le cœur, avant de lui laisser finalement totalement libre cours. Le baiser alla en s'amplifiant alors que je sentais ses ongles me labourer les chairs. Elle avait toujours été ainsi avec moi, toujours à cheval entre plaisir et souffrance. Jaimais cela. J'aimais le sentiment de vulnérabilité mêlé d'interdit que revêtaient nos étreintes. La belle cessa notre étreinte et retourna s'habiller, boire, reprendre son souffle. Je sentais néanmoins où ses paroles pleines de réconfort et de satisfaction allaient nous diriger. Je lui offrais un petit sourire triste.



    | Pas tant que ça. Tu as fait beaucoup pour moi aussi. Mais je sais ce que tu attends, ce que tu veux. Une colombe, si belle soit elle, ne peut restée enfermée. Viens, suis moi. |


    Je sortais de la pièce, la laissant venir à ma suite une fois qu'elle serait rhabillée. Je nous fis descendre dans l'aile ouest au moyen de l'ascenseur que j'avais installé avec Alfred. La lumière se fit de plus en plus ténue dans l'obscurité de la grotte, et lorsque nous arrivions finalement tout en bas, j'allumais le disjoncteur, et l'endroit fut illuminé et tout mon matériel s'alluma. Faisant signe à Héléna de s'avancer, l'armoire blindée où mon costume était rangé sortit du roc, et au dos de celui ci figurait un autre costume. Une autre armure. Elle était noire, renforcée en kevlar comme la mienne mais plus légère. La force d'Héléna n'était ni sa puissance ou son endurance physique, mais son agilité. J'avais fait en sorte de la masquer et de la protéger mais sans contraindre ses mouvements. Ceinture, gants, bottes et cape rouges. L'armure noire. Et le masque qui protégerait ceux qu'elle aimait. Je la laissais admirer l'armure, et me tournait vers elle.


    | Elle te plait? |


    Spoiler:
     
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 2 Avr - 16:22

Son regard ne quittait pas l’Apollon qui se tenait devant elle. Son cœur reprenait lentement un rythme normal, dégageant sa cage thoracique de cette pression suffocante. Sa poitrine se mouvait au fil des inspirations et expirations, longues et profondes qu’elle prenait, rétablissant ainsi une respiration silencieuse et calme. Ses membres cessèrent de trembler. Quelques gouttes de sueur s’accrochèrent aux bouts de tissus qui ne couvraient que les parties féminines de son corps. Lentement, Héléna laissa glisser la serviette le long de son corps, séchant sa peau encore engourdie par les faits. La jeune femme perçut sur le visage de son amant, ce sourire qui la faisait tant culpabiliser. Cette expression qui apparaissait à chaque sous-entendu qu’elle faisait sur une liberté prochaine. Si seulement il savait… Si seulement il savait quels sentiments ce sourire peiné déclenché en elle : la culpabilité, la tristesse, mais aussi la joie et peut être un peu d’amour. Son cœur chavirait lentement à la visualisation de ce sourire. Il tenait à elle. En tout cas, c’était comme ça qu’elle le voyait. Bruce ne voulait pas la laisser traverser les limites de la propriété. Avait-il peur de la perdre ? Craignait-il qu’elle lui échappe ? Avait-il confiance en elle ? La réponse se fit vite entendre. Comme prise d’une folie soudaine, elle enfila son pantacourt et son débardeur avant de trottiner jusqu’à l’homme qui l’avait sauvé des ténèbres.
Avec une impatience démesurée, elle le suivit, ne pouvant s’empêcher d’être en contact avec Bruce. Sa présence la réconfortait. Sans aucun lien avec l’identité secrète de cet homme. Ses doigts enlacèrent ceux de son compagnon, suivant ce dernier au pas. La descente dans le lieu de vie de la chauve-souris justicière l’excita encore plus. Au fond d’elle, elle était fière. Elle avait su prouver qu’elle était prête. Prête à affronter le monde extérieur. À poursuivre ceux qui sèment la discorde et la misère. Tandis que l’ascenseur descendait lentement, ses pensées se mélangèrent, revenant à l’être positionné près d’elle. Allait-elle être à la hauteur de ses espérances ? Son côté sombre restera-t-il emmuré dans son cœur à la vue de ses vieux ennemis ? La vengeance pouvait être la seule chose qui ramènerait le monstre qu’est Pandora. Bruce se doutait-il de cela ? Le passé pouvait revenir aussi vite qu’il était parti. Il suffisait d’une erreur pour ramener Héléna là où son ancienne vie s’était arrêtée. Cependant, elle ne pouvait pas. Elle ne voulait. Héléna ne voulait en aucun cas décevoir Bruce. C’était ce qui la poussait à se surpasser et à combattre les ténèbres qui l’habitaient. Elle lui devait au moins ça. Il lui faisait confiance alors qu’elle n’était plus que les restes d’une criminelle. Elle devait essuyer la dette qu’elle accumulait chaque jour passé au manoir.
Le cœur battant la chamade, les portes s’ouvrirent sur les murs rocheux. Les lumières éclairèrent l’énorme grotte qui servait de repère. Bruce l’amena vers l’armoire où se trouvait son armure. Les yeux grands ouverts, elle découvrit son costume. Le ventre serré, elle s’approcha de la porte vitré, admirant de la tête aux pieds ce qu’elle allait devoir porter pour se promener à Gotham. Cette tenue était totalement différente de ce qu’elle avait pu imaginer. La coupe épousait parfaitement la forme de son corps. La couleur noir jais adoucissait l’apparence brute des matériaux. Puis, juste une petite touche de rouge sang pour mettre en valeur le symbole de Batman. Les larmes au bord des yeux, elle renifla un coup et glissa une main dans sa chevelure brune. Se tournant lentement vers Bruce au son de sa voix, elle s’approcha de lui, posant sa main sur la joue de l’homme. D’une voix tremblante, les yeux baissés, elle inspira et se mit à parler : « Je te dois tout. Je te dois ma rédemption. Tu m’offre une nouvelle vie, tu m’offre la possibilité d’effacer mes pêchés et de corriger mes erreurs. Tu construis mon avenir. Tu as fait de la bête sombre et sanglante, une fleur épanouie et brillante. Je te dois la vie, Bruce. Je te dois mon bonheur. Ce sourire si tendre sur mes lèvres, c’est toi qui le provoque. Cette passion dévorante est née de notre relation en évolution. Que ferais-je sans toi ? Je sombrerai dans la folie. Cette dernière n’a pas totalement disparue. Cependant, je la combats, pour toi. J’ai une dette envers toi ». Elle leva les yeux vers lui, un petit sourire au coin des lèvres, tandis qu’une larme perla au coin de son œil : « Je ne sais toujours pas comment te rembourser. À part faire don de ma personne ». Elle glissa sa main dans la nuque de son partenaire, se serrant contre lui. Sa joue se posa contre celle de Bruce, positionnant ses lèvres près de l’oreille de son interlocuteur : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour adoucir tes maux, soigner tes blessures, faire apparaître ce doux sourire de bonheur sur tes lèvres délicieuses. Je donnerai ma vie pour rendre la tienne aussi parfaite que possible. Tu me fais revivre. Tu me donne goût à la vie. Je me dois d’en faire autant pour toi ».

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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 23 Avr - 20:10

    Je gardais le silence. Je ne savais pas trop quoi dire de plus, admirant moi même l'oeuvre de mes dessins, de la débrouillardise d'Alfred, et de Fox. Il avait ici fait un objet de maître, peut être encore meilleur que ma propre armure. Celle ci était souple mais résistante, avec une nouvelle forme de polymère très avancée qui garantirait sa protection au moins contre les armes blanches et en partie contre les armes à feu, tout en sauvegardant sa vitesse et sa souplesse de mouvement. Elle était bien entendu plus vulnérable aux jointures de l'avenir, mais je demandais déjà la lune à Fox, je ne pouvais pas lui demander la perfection totale. La cape rouge et le masque étaient aussi efficaces que possible, et ses bottes aux semelles renforcées lui garantissaient des coups dévastateurs. Vu ce que j'avais pris dans la gueule plus tôt dans la matinée, je me rendais compte à quel point j'avais fait d'Héléna quelqu'un de particulièrement redoutable. Je sentis Héléna se crisper sous l'effet de l'appréhension alors que je lui dévoilais ce qui allait devenir une nouvelle part d'elle même dans les mois et les années à venir. Elle n'en sortirait probablement jamais ; devenir justicier était devenu presque comme une drogue. Pourtant, je n'avais pas vraiment de regrets au final à la plonger dans cet univers de violence et de solitude. Héléna était forte, et comme moi, brisée par ses expériences de la vie. Elle ne pouvait se contenter d'une existence banale, il lui fallait le frisson jusqu'à ce que sa fin n'arrive finalement. Je sentais ma compagne émue aussi, puisqu'elle renifla et se porta, gênée, la main dans sa chevelure. De toute évidence, j'avais visé juste en lui réservant cette armure. Elle était faite pour elle. Je me demandais si Héléna en avait elle aussi conscience, comme je l'avais eue moi même lorsque j'avais découvert pour la première fois mon premier modèle d'armure. Revenant vers moi, la jeune femme vint poser sa main sur ma joue. Je la sentais toute proche à pleurer, mais elle se contint, la voix tremblante d'émotions. Les yeux plein de larmes, elle me déploya toute sa reconnaissance à mon encontre.


    | C'est ma vocation d'aider les gens, Héléna. Si j'ai pu réussir avec toi, alors je n'ai perdu ni mon temps ni le tiens. |


    Je soutenais son regard quand elle me dit qu'elle ne savait comment me remercier à part faire don de sa personne. Je voulais lever toute ambiguité ; je ne voulais pas que ce don soit à mon encontre, mais envers toute l'Humanité, du plus faible au plus fort.


    | C'est aux gens que tu dois te consacrer, pas à moi. Tu dois les protéger. Parce que tu peux le faire, quand certains n'en sont pas capables. Il n'y a rien de plus noble. |


    Je savais aussi qu'assez égoïstement, au fond de moi, je préparais ma relève. Après tout, je n'étais pas éternel, profondément marqué physiquement et psychologiquement par tout ce que j'avais fait durant ma vie, et j'avais une conscience assez aigue d'avoir déjà repoussé plusieurs fois mes limites, et je savais qu'Alfred avait raison. Un jour, je ne serai tout simplement plus capable de le faire. Je me séparais doucement d'Héléna pour plonger mon regard dans le sien, alors que sa déclaration vibrante de passion éveilla une vieille douleur en moi.


    | Faisons déjà en sorte d'achever ta renaissance, Héléna. Que dirais tu d'enfiler ton costume, et d'aller l'essayer ? Je n'ai plus grand chose à t'apprendre que tu n'aies besoin d'apprendre par toi même. Il faut que tu trouves tes limites. Tu n'es plus Héléna Manson, pas plus que tu n'es Pandora. Tu es Batwoman, et Gotham doit apprendre à te connaître... |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 14 Mai - 13:47

Non… Elle lui devait la vie, tout simplement. Rien de plus, rien de moins. Il était son hôte, son sauveur, celui qui venait de faire d’elle un phœnix. Cependant, tout au fond d’elle, souhaitait-elle réellement cette vie ? Etait-ce la meilleure façon de nettoyer toutes les traces de sang que Pandora a laissé derrière elle ? Pourquoi n’avait-elle pas tout simplement changé d’identité, pour ensuite se mêler à des milliards de personnes ? Commencer une nouvelle vie sans volonté d’être connue et de se faire remarquer ? Héléna avait sa petite idée sur la question… Représenter le bien, un symbole de justice et de lumière était un moyen de combattre cette part de ténèbres qui tentait à chaque instant de sa vie de revenir la posséder et faire d’elle un pantin du Diable. Pandora n’était plus qu’un lointain souvenir d’un passé sanglant et dangereux. Ce qui liait Héléna à Bruce n’était que leur intérêt commun pour la rédemption, la volonté de se faire pardonner et de se venger par le biais d’un code nommé Justice. Simplement ça. Inspirant lentement, elle l’écoutait parler. Un doute lui asséna le cœur. Héléna, enfant, adolescente et femme solitaire, froide et anciennement criminelle, pouvait-elle faire don de sa personne à un monde ? À un monde qu’elle avait haï ? Une population qu’elle avait tant rêvé de soumettre par sa terreur. Pandora était une femme d’affaire et une tueuse hors du commun, inspirant la crainte chez la concurrence. Sa drogue avait provoqué un impact impressionnant sur le marché illégal. Aujourd’hui, combien de dépendants cherchent désespérément un grain de poudre de l’ « Honey » pour ressentir son effet spécial. Un simple mélange de sucre et d’une plante à l’arôme enivrant et de substances chimiques avaient engendré son royaume. Dorénavant détruit par une jalousie excessive. Ne voulait-elle pas simplement ce rôle de Batwoman pour se venger de sa destruction ? Théodore n’aurait jamais voulu ça… Serrant les poings, elle fit un simple signe de tête à Bruce pour indiquer son accord. L’évocation de son démon provoqua un frisson plus que désagréable sur sa peau. Un mal aise lui étripa l’estomac, affichant une grimace de dégoût sur son visage. Lentement, elle ouvrit la vitre qui la séparait de son costume. Avec des gestes tremblants et lents, elle s’habilla de cette tenue qu’elle avait tant désirée mais qu’à cet instant, elle ne voulait plus. La peur ? Oui. Croiser de vieux ennemis ne lui inspirait peu confiance. Héléna doutait beaucoup de son assurance une fois en situation réelle. Ce ne serait pas comme les entraînements qu’elle avait pu exécuter aux côtés de Bruce. La réalité sera là, la mort aussi, pour lui remettre les pieds sur terre et lui murmurer qu’elle n’est plus cet être puissant. Si seulement elle avait encore en sa possession son œuvre de génie, son sérum d’immortalité. Même si les conséquences sur son organisme étaient terribles, prendre une dose de ce liquide jaunâtre lui permettait d’affronter la moindre peur, le moindre ennemi. Dire que c’était eux qui l’avaient entre leurs mains, au moment où elle préparait lentement son retour. Son costume endossé, elle constata la légèreté de la matière. Rien ne lui assurait une protection sûre dans cet habillement. Tandis que Bruce se changeait, elle descendit aux pieds de la Batmobile. Héléna n’avait pas la force de parler et se concentrer sur les différentes hypothèses que faisaient apparaître cette soudaine mise en situation. La porte s’ouvrit, l’invitant à s’installer à bord de l’automobile. Hésitante, elle s’installa aux côtés de son partenaire. Le moteur diffusa un bruit de ronronnement assourdissant avant de les entraîner hors de la Batcave. Héléna avala difficilement sa salive. Son regard ne se posa pas sur son compagnon, préférant rester muette au risque de regretter un mot un peu trop évocateur de ce qu’elle pouvait penser. Ses yeux fixaient sans raison le tableau de bord noir. Elle inspira puis expira fortement. La voiture s’immobilisa, déployant ses portières pour laisser sortir ses passagers. Légèrement perdue, elle suivit Bruce, grimpant sur le toit d’un immeuble. Arrivés au sommet, elle put contempler une vue imprenable sur la ville de Gotham, alors que le soleil éclaircissait la ville de ses derniers rayons : « Si j’échoue ? ». Si finalement elle ne se montrait pas apte à porter un masque rappelant le justicier masqué idolâtré par tant de gens, qu’allait-elle devoir faire ? Le vent se leva, déversant une légère brise sur la jeune femme qui sentit sa chevelure flottait dans les airs et sa cape se tordre sous l’effet du souffle.
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Dim 19 Mai - 21:01

    Je me changeais en silence, convaincu que j'avais trouvé la perle rare. Après tout, Héléna faisait ce que j'avais escompté pour elle ; elle n'avait pas succombé à la peur ou au renoncement et acceptait le rôle que je lui proposais. Ce qui n'était pas plus mal, parce que j'aurais été bien embarassé en cas de refus de sa part. Après tout, elle connaissait énormément de choses sur moi, sur mes contacts, sur mes installations. Elle savait pour Tim et pour Alfred. En un mot, Héléna était potentiellement dangereuse. Pour la simple et bonne raison qu'elle en savait beaucoup. Je ne savais pas ce que j'aurais fait si elle avait renoncé à tout ce que je lui offrais. Je n'avais aucune idée de ce que j'aurais alors choisit de faire. La réduire purement et simplement au silence était inenvisageable. Je n'avais pas le droit de recourir à ce genre d'extrêmité, je me l'étais toujours interdit. Comment aurais je fait dans ce cas ? Je ne voulais juste pas me poser la question. Parce que c'était dangereux. Parce que c'était inutile. J'avais foi en Héléna ; elle ne flancherait pas, quoiqu'elle en pense. Toute autre issue que celle là remettrait trop de choses en question ; je manquerais alors d'être arrêté ou tué, tout comme les rares personnes proches qu'il me restait. Je laissais un peu d'intimité à celle qui venait de devenir batwoman. Celle qui voulait le devenir. Celle qui était devenue en quelque sorte ma collègue, mais elle était bien plus que ça. Je la laissais s'approcher de sa propre combinaison, sa nouvelle armure. Plus besoin des saloperies qui l'empoisonnaient, elle avait sa nouvelle vocation pour la défense de la veuve et de l'orphelin, et de la justice en règle générale. Elle était une autre personne.


    Je me défis de l'ensemble de mes vêtements, faisant en sorte de prendre le moins de temps possible. Je revêtais ensuite chaque étape de mes protections. Maillot de corps jambières, armure, cape, masque. Je terminais rapidement, rompu à la force de l'habitude. Il fallait dire en même temps que j'étais quelqu'un de plutôt Déjà changée, Héléna alla voir de plus près ma batmobile. Je continuais de la laisser faire, terminant de m'équiper à grand renforts de grappins, fléchettes et autres batarangs. Je devais être fin prêt pour sortir, ou bien tout cela n'en vaudrait pas la peine. Finalement, je descendais à son niveau et pris la place du pilote, alors que la porte passager s'ouvrait devant elle, pour elle. Cela sonnait comme une métaphore extrêmement bien choisie. Je mis le moteur en route, n'osant pas la tirer de force de ses pensées. Je cheminais jusqu'à me faufiler dans Gotham même, et nous finissions sur un toit. Je sentais toujours ma camarade aussi pleine d'appréhension. Je lui souris au travers de mon masque alors qu'elle me fit part de ses appréhensions.



    | Pourquoi veux tu échouer ? Si c'est trop pour toi... Je reprendrais le costume, et tu me feras la fleur d'oublier tout ce que tu as appris sur moi et sur les miens. Mais tu es meilleure que tu ne le penses. Brisée, comme je le suis. Et c'est ce qui va te permettre d'accomplir ton nouveau destin. Tu n'auras pas à attendre longtemps avant d'y être pour de bon... |


    Mon oreillette branchée sur la fréquence de la police crissa avant de déclarer un vol à mains armées à deux rues d'ici. Je montrais sur mon GPS de poignet l'emplacement à Héléna.


    | C'est ton heure... Vas y. je reste derrière en cas de pépin. Tu dois le faire seule. A tout à l'heure, Batwoman. |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Jeu 23 Mai - 9:42

Le vent se levait lentement, secouant la moindre matière légère sur son sillage. Le souffle court, la respiration lente, presque suffocante, Héléna Manson observait, à travers son masque, le visage de son nouvel objectif. La ville s’éteignait au rythme que le soleil se cachait derrière les collines. Un souffle nouveau s’infiltrait dans ses poumons et lui offrait l’opportunité de vivre une vie différente. Son volonté et son passé finiront-ils par rejeter cet air frais ? La voix de Bruce lui parvint, augmentant le doute qui lui assaillait les tripes. Si elle décidait de retirer ce costume et de partir, elle cracherait sur une chance inouïe. Elle laisserait derrière elle, une chance de se créer un entourage, une famille, pourquoi pas ? Levant les yeux au ciel, ses pensées s’estompèrent lentement, laissant place à la mission que venait de lui poser son acolyte. Héléna devait chasser cette crainte qui l’empêchait de réaliser cette nouvelle vie. Sinon, comment avancerait-elle ? En agissant contre son gré. Non, car elle désira tourner le dos à ce mode de vie pour fuir et peut être, retomber dans la folie. Ses yeux croisèrent ceux de son ami. D’un signe de tête, elle lui fit signe de son accord. Ses jambes la portèrent jusqu’au bord du toit. Elle tourna de nouveau la tête vers Bruce, lui affichant un sourire faible. Son corps chuta dans le vide, déployant sa cape. Cette dernière se tordit sous la pression de la chute avant de solidifier subitement, lui permettant d'amortir son atterrissage, et de ralentir sa chute. Penchant sur le côté, elle dirigea son vol en direction des coordonnées que venait de lui fournir Batman. Lorsque ses pieds touchèrent le sol, elle venait d’atterrir à une rue du lieu du vol. Sa cape reprit sa forme normale, couvrant la jeune femme d'un rouge sang. Doucement, elle se redressa, marchant lentement vers le coin de la rue. Personne ne circulait à vue d’œil. Les criminels avaient sûrement bloqué la rue. Des bruits de pas. Le mur allait bifurquer à droite. Tendant le bras, un objet lourd vint heurter son membre, provoquant la chute du corps qui venait de rentrer en contact avec elle. Un gémissement de douleur la fit sortir de sa cachette. Un masqué gémissait sur le sol, du sang s'échappant de ses narines. Elle sortit de sa ceinture des projectiles explosifs qu'elle jeta près des voitures présentes autour de la scène de crime. Les explosions retentirent avec une certaine intensité, secouant les automobiles, déclenchant chaque alarme.Il fallait détourner les criminels de leur occupation actuels pour les faire sortir de leur trou. Quelques secondes après les détonations qu'elle avait produit, un des hommes pointa le bout de son nez hors de la banque. D'un geste, elle lui empoigna la nuque et le jeta brutalement au sol. Alerté par les cris de son coéquipiers, le second voleur se dévoila, abandonnant son plan sous le coup de la panique. Armé, il pointa son arme sur la jeune femme ui leva lentement les bras au ciel. Un sourire mesquin se dessina sur ses lèvres, ne présageant rien de bon à l'agresseur: "Si j'étais toi, je poserai cette arme. Tu pourrais te faire mal".
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Dim 26 Mai - 20:09

    Je laissais faire et j'observais, comme ce qu'on avait jadis fait avec moi dans les tréfonds de l'Himalaya chinois, ou encore ce que j'avais pu faire en formant Tim à sa vocation de justicier. Il me semblait certain que je n'étais pas le plus mauvais mentor qui soit, puisque j'avais fort à l'esprit l'intérêt de mes élèves, en tous cas de ceux qui voulaient bien de mon apprentissage. Je faisais ce que j'avais toujours fait dans ce genre de cas ; je laissais du mou à mon apprentie pour qu'elle puisse se construire d'elle même et ne pas attendre après moi pour que je lui enseigne tout. Non, je faisais ce qui était nécessaire ; la pousser dans le vide, qu'elle fasse elle même l'expérience de ce qu'elle allait très vite devenir. Je la regardais de là où j'étais. Pressée, efficace mais téméraire. Elle fonçait dans le tas sans avoir élaboré un minimum de plan dans sa tête. Je savais bien qu'elle pouvait avoir analysé la situation assez rapidement, mais je doutais encore de la finesse de son esprit d'analyse. Les choses ne se passaient pas de la même façon que l'on soit justicier ou que l'on soit mafieu... Et la jeune femme allait très bientôt l'apprendre à ses dépends. Me déplaçant de toit en toit, je continuais d'observer la ruelle pour toujours avoir le meilleur point de vue dessus, de la sorte à ne pas pouvoir manquer quoiqu'il se passe par la suite. Elle en neutralisa un premier assez aisément, avant de faire un raffut pas possible avec ses leurres explosifs. Je comprenais presque instantanément où elle voulait en venir, et ce n'était pas faute de l'avoir prévenue que le bruit pouvait être un excellent allié mais aussi un ennemi implacable. Elle en neutralisa un autre avant de finalement se faire neutraliser elle même. Héléna m'avait vu ; j'avais déjà pis mon envol lorsque j'avais vu apparaître deux adversaires à la fois, me doutant que le second vu son positionnement serait à même d'utiliser son arme. Je planais un instant, effectuant une courbe. L'homme se tourna dans ma direction au moment même où j'attérissais en le percutant talon en premier, l'assommant sur le coupe t le faisant rouler un peu plus loin. Je regardais un instant Héléna, avant d'attacher les trois hommes ensemble à l'aide du nylon dont je me servais pour à peu près tout.


    | La furtivité est ta plus précieuse alliée, la seule protection que tu auras contre les balles. Ton armure ne te rend pas invincible, Batwoman, tu dois en avoir conscience. |


    J'attirais à moi le deuxième corps assommé alors que dans le lointain sonnaient déjà les sirènes de police, synonymes que nous ne serions plus seuls très longtemps.


    | Alors, est ce que tu regrettes la voix qui est désormais la tienne ? Ou est ce que tu as bel et bien senti l'adrénaline...? |
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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 28 Mai - 13:13

Elle ne craignait pas cet homme qui pointait son arme sur elle. La peur n'était pas présente. Il ne tirerait pas. Sinon, il l'aurait déjà fait. Héléna reconnaissait les criminels aptes à dépasser leurs limites. Celui là anticipait les conséquences de ses actes. Pas assez positivement pour réussir à appuyer sur la gachette. Pandora avait très fréquemment été à la place de cet homme. Jamais elle n'avait hésité à tirer. Au fond d'elle, la jeune femme niait les effets secondaires de ses crimes. Elle s'en moquait ouvertement. La police de Gotham était déjà assez corrompu par la mafia. Un peu d'argent l'épargnait de toutes poursuites à son encontre. Toutes ces personnes à qui elle avait fait couler le sang. Inspirant lentement, elle aperçut au loin son coéquipier descendre dans sa direction. Les mains tremblantes de son adversaire pouvait laisser croire qu'à la moindre goutte de pression supplémentaire, elle allait y passer. Le coup assomma directement le tireur. Un autre corps tomba sous les coups de son coéquipier. Son corps se mit à frissonner subitement. Sa respiration devint haletante et son coeur s'emballa. Non, elle ne devait plus ressentir cette envie là. Plus jamais. Elle leva les yeux au ciel, tandis que Batman se chargeait de ficeler la bande de criminels qu'il venait d'achever. Les mains sur les hanches, elle se mit à faire les cent pas. Tuer. Toujours tuer. Durant des années, c'était de cette manière qu'elle avait réglé le moindre soucis. Aujourd'hui, elle devait adopter une manière de faire très différente. La voix de Bruce la calma aussitôt, ayant comme à son habitude, cet effet apaisant. Devait-elle lui dire cette sensation désagréable qu'elle venait de ressentir? Le fait qu'il la nomma Batwoman la fit frissonner. Pour une première approche sur le terrain, elle avouait que sa démarche n'avait pas réellement été fructueuse et presque stupide: "Je ferai sûrement mieux la prochaine fois". S'il y en avait une, évidemment. Les sirènes de police apparurent à son ouïe. Les yeux posés sur son partenaire, elle ne répondit pas immédiatement à la question qu'il venait de lui poser. Lentement, Héléna s'éloigna de la scène, pénétrant dans la ruelle la plus proche. S'aidant d'un des joujou attachés à sa ceinture, elle escalada le mur du bâtiment pour en atteindre le toit. Se cachant derrière des tuyaux d'aération, elle retira son masque, inspirant une grande bouffée d'air. Assise contre une des bouches d'aération, elle replia ses genoux contre elle, fermant les yeux pour calmer la tension qui venait de naître en elle: "J'ai ressenti plus d'adrénaline qu'au lit, c'est sûr". Même dans les situations les plus compliqués, elle trouvait le moyen de taquiner son amant. Sa respiration reprit un rythme normal. Elle parla à voix haute, se moquant de la présence de son bienfaiteur: "Je pense avoir encore besoin de m'entraîner. Avoir un contrôle sur moi même". Elle leva une main gantée devant ses yeux et constata la présence de ses tremblements d'excitation: "J'ai encore cette pulsion de meurtre en moi. Je n'y cède pas mais je la ressens, une fois que je suis en situation de danger...".
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 28 Mai - 20:46

    La mission confinait peu à la réussite. En fait, la conclusion de celle ci se faisait en totale demie teinte, dans le sens où oui, les criminels avaient été arrêtés, qu'Héléna n'avait pas été blessée et avait arrêté à elle seule pas moins de deux des bandits. Ce n'était en soi pas quelque chose de négligeable, puisque de ce fait elle était immensément plus efficace dans sa tâche que la majorité des gens de cette ville n'arrivaient à empêcher les crimes et autres délits. Cependant, la jeune femme avait échoué faute d'expérience et de prudence, à anéantir l'opération criminelle par ses seuls moyens. Et quand j'arrivais dans la rue pour la libérer du dernier porte flingue, je constatais que quelque chose n'allait pas. Une lueur passa dans son regard et elle ne me répondit pas alors que je continuais d'entraver les criminels pour que la police n'aie aucune mauvaise surprise en arrivant sur les lieux. Il me semblait assez louable qu'elle ne soit pas fanfaronne dans les circonstances présentes, cela voulait dire qu'elle ne prenait pas les choses à la légère. Cependant, ce que je ne souhaitais absolument pas c'était que Batwoman ne se laisse abattre par le poids de l'échec ou par le poids des démons qui l'habitaient depuis un moment. Il fallait bien dire que j'avais affaire ici à une apprentie dans une situation particulière, elle même criminelle de haut vol repentie.


    | Non, pas sûrement. Tu feras mieux la prochaine fois, parce que tu auras apprit |


    Il ne fallait jamais être négatif lorsqu'on avait affaire à des apprentis justiciers, parce que le moindre découragement produisait bien plus de résultats négatifs que positifs. Il était possible de faire la part des choses, mais à tête reposée uniquement, pas ici, pas maintenant, pas alors que l'adrénaline parcourait encore notre corps. Je lui laissais un peu d'avance lorsqu'elle prit sur elle de commencer à prendre la fuite, contrôlant de mon côté lefficacité des attaches qui entravaient les gangsters avant de prendre le large à mon tour.Je la suivais, conscient que l'amener dans une situation brutale où l'adrénaline inonderait sa perception des choses avait pu provoquer un début de rechute de ses précédents instincts criminels. Je la suivais, et arrivais sans un bruit derrière elle, replaçant doucement sa main tenant son masque devant son visage.


    | Tu ne dois jamais t'en défaire ; ce masque est là pour te protéger et protéger ceux auxquels tu tiens. N'importe qui avec un bon objectif pourrait t'apercevoir de loin, même par accident. |


    Je pressais mes lèvres contre les siennes, doucement, non sans tendresse, pour l'apaiser légèrement, l'une de mes mains gantées posée sur sa joue, l'autre passant derrière sa taille, glissant sur sa combinaison de cuir.



    | Tu vas me dire ce qu'il t'arrive? |



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Héléna Manson
MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 4 Juin - 13:04

Comment allait elle continuer à vivre si ce démon qui la hantait jour et nuit ne pouvait se taire à jamais? Le contact léger sur son masque la sortit de ses pensées. Avalant difficilement sa salive, elle détourna le regard aux paroles de Bruce. Désirait-elle réellement cette identité de super-héro alors que ses antécédents de criminelle ne cessaient de revenir au galop? Elle inspira, levant finalement les yeux au ciel. Si quelqu'un l'apercevait dans cette tenue, dévoilant son identité, Héléna s'en moquait. Ça ne serait que le juste retour des choses sur son passé catastrophique et sa vie de cavale grotesque. Pourquoi tout devenait compliqué lorsqu'on trouvait la solution à un problème persistant? Il est difficile de repartir d'un point zéro quand le passé est assez puissant pour détruire notre futur. Pourquoi ne pas simplement disparaître, changer de pays, changer de nom? Son coeur valsa quand les lèvres de Bruce rencontrèrent les siennes. Ses yeux se fermèrent lentement, tandis qu'elle savourait ce tendre baiser. Elle voulait fuir avec lui. Quitter cette vie de calvaire. S'exiler au Canada et connaître une vie comme tout le monde en rêve. Cependant, Bruce ne pouvait laisser Gotham mourir... Héléna le savait et n'importe lequel de ses arguments n'arrivait à changer le point de vue de son compagnon. Même les nouveaux visages masqués ne jouaient pas une raison solide de prendre une retraite tout de suite. Ses mains caressèrent la nuque couverte de l'homme. Son corps se courba légèrement lorsque Bruce glissa sa main gantée autour de sa taille. De nouveau, la voix du bel homme chantonna aux oreilles de la jeune femme. Prise d'un élan d'affection, elle reprit possession des lèvres de son coéquipier, quelques secondes. Lentement, elle posa son front contre le masque de Bruce, fermant de nouveau les yeux: "Comment veux-tu que je réussisse la vie que tu m'offre si mon passé ne cesse de s'imposer? Elle était là. Je l'ai senti revenir à la charge quand j'ai frappé ses hommes. J'avais envie de les tuer". Une larme. Puis deux. Des gouttes d'eau tombèrent du coin de ses yeux pour tomber sur le sol bétonné du toit. La nuit venait de s'installer sur Gotham et seuls quelques lampadaires éclairés les rues. Il était bientôt l'heure pour les vices de sortir de leur tanière. Héléna ne se sentait pas apte à affronter d'autres bêtes noires. La crainte de céder à cette pulsion meurtrière la figeait sur place. Ses lèvres effleurèrent celles de Bruce, n'osant pas pour autant sceller un baiser: "Viens. On fuit. On s'exile. On quitte cette ville. On va en Europe. On s'installe dans une ville tranquille, loin de tout. Loin du mal. Juste toi et moi. On se marie. On fonde une famille, loin des maux de cette ville". Pensait-elle réellement ce qu'elle venait de dire? Si c'était solution lui permettait de s'exorciser du démon qu'était Pandora, elle était prête à le faire. De toute manière, aux yeux de tous, son existence n'était plus. Sauf aux yeux de Bruce. C'est tout ce qui comptait, pour le moment.
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MessageSujet: Re: Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne   Mar 4 Juin - 21:05

    J'essayais de lui faire valoir mon point de vue, ma présence, les avantages à poursuivre la vie qui était la mienne et celle de quelques autres. Une vie faite de privations, de dangers et de solitude, mais pourtant une existence qui en valait la peine. Il me semblait certain que du point de vue de la jeune femme, les choses ne devaient pas être aussi faciles ni aussi aisées ; elle avait encore le choix de revenir en arrière, choix que je n'avais plus moi même depuis bien longtemps, depuis que j'étais devenu le paria, le chevalier noir de cette ville. Et plus encore lorsque Sélina m'avait rejeté. J'avais fait ce qu'il s'avérait nécessaire pour sauver tous ces gens, au prix de ma propre sécurité et de ma propre vie. Je savais, bien sûr, que le processus en ce qui me concernait était irréversible. J'avais beaucoup trop subit et investit dans mon existence de justicier masqué pour espérer un jour revenir en arrière. Ce qui n'était pas le cas d'Héléna. Cette jeune femme était talentueuse, mais avait aussi la meilleure et la pire des motivations dans la carrière, que dis je, le sacerdoce, de justicier masqué. Elle était tombée du côté du mal et avait sondé la part d'ombres de son corps avec brio, puisqu'elle en était revenue. Pour autant, une part d'elle restait imprégnée de noirceur et il semblait très compliqué si ce n'était impossible d'ignorer à tout jamais le destin qui semblait le sien. C'est alors qu'Héléna me retourna mon baiser, et me demanda comment elle était sensée vivre sa nouvelle existence avec tous les remugles de l'existence mafieuse qui caractérisait son passé. Mon regard était doux, compréhensif. Je savais pertinemment par ce dont elle était en train de passer. Il fallait qu'elle combatte la tentation et qu'elle se maîtrise, c'est la seule solution.


    | Moi aussi, Batwoman. Je me dis souvent que les tuer les empêcherait de courir les rues, les empêcherait de faire à nouveau le mal. Tu ne sais pas combien j'ai hésité de tuer le Joker ou Dent lorsqu'ils ont démoli cette ville et ce que j'avais de plus cher. Pourtant, la seule chose qui nous sépare de ces criminels c'est notre aptitude au bien. Parce que jamais nous ne nous laisserons devenir comme eux, quand bien même s'agirait il du plus fervent désir de notre âme. |


    Moi aussi, j'avais ma part d'ombres. Rhas m'avait depuis longtemps appris comment tuer facilement, rapidement et efficacement. Je savais que je réglerais sans doute le problème de la récidive en punissant de mort mes adversaires. Pourtant, ce n'était pas comme ça que je fonctionnais. Inspirant l'exemple à mes concitoyens dans leur lutte contre le crime et le chaos, il fallait bien avouer que j'inspirais la peur aux criminels endurcis. Je faisais beaucoup plus de prévention, par l'image que j'avais auprès des gens, que de répression la nuit. Je me flattais que ma respiration empêchait bien plus de crimes que mes seules actions, tout en me rendant probe aux yeux des honnêtes gens. Héléna pleure. Je ne sèche pas ses larmes ; c'est à elle et à elle seule de le faire. De se prendre en main, de repousser les ténèbres, pour incarner la vraie justice. Les paroles suivantes de la jeune femme me font sourire de façon presque imperceptible, mais il y a de la douleur dans ce sourire.


    | Je l'ai déjà essayé. Ca ne marche pas. Je ne peux fuir sans me déserter moi même, et je ne referais plus la même erreur. Ma vie est ici, mon but est Gotham. Je ne m'enfuirais pas, Héléna. Mais toi, tu peux le faire si c'est ce que tu désires vraiment. |


    Instant de vérité, je lui laissais le choix sur la suite des évènements. Ou elle restait et elle accomplissait sa tâche, ou elle fuyait pour ne plus revenir. Je n'avais pas le courage de lui avouer que je n'étais revenu que parce que celle avec qui je m'étais enfui n'avait pu se résoudre à abandonner son existence passée de manière définitive.
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Quand le Fou devient la Reine sur l'échéquier de la Vie | ft. Bruce Wayne

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