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 Bury me, bury me... | Nemo [***]

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Rose E. Desault
MessageSujet: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Dim 5 Mai - 16:24

What if I fell to the floor
Couldn’t take this anymore
What would you do, do, do ?


Les longs doigts fins tripotent l’alliance qui pend à son cou. Elle est en argent, tâchée d’une goutte de sang qui n’a jamais été enlevée. A l’intérieur de l’anneau, des inscriptions sont gravées. Un R et J entrelacés. A chaque fois que Rose la regarde, elle a envie de pleurer. Mais elle en est tout bonnement incapable. Ses yeux sont secs, son cœur est mort. Alors son bras retombe le long de son corps et elle ferme les paupières. Elle ne veut plus avoir mal à ce point, elle ne veut plus le voir tout les soirs dans ses rêves. Elle ne veut plus espérer l’apercevoir à sa place habituelle à chaque fois qu’elle monte sur scène pour danser. Elle veut juste le venger, en espérant que cela atténue la douleur. Avoir un but l’empêche de sombrer complètement dans la folie. Mais que se passera t-il le jour où ce but sera atteint ? Quand plus rien dans ce monde ne la rattachera à Jared ? Quand il ne lui restera plus rien de lui, mis à part l’anneau qui frappe sa poitrine à chaque pas qu’elle fait, mis à part le J tatoué sur son poignet ? A ce moment là, peut être qu’elle échouera volontairement dans une mission confiée par la mafia. Peut être qu’elle se jeta du haut d’un building. Peut être qu’elle n’aura pas le courage pour tout ça. Elle ne veut pas y penser. Elle ne préfère pas y penser.

Elle ne travaille pas ce soir et elle ne peut pas rester sans rien faire. Des images des jours heureux l’assaillent quand elle est inactive et menacent de rendre encore plus folle qu’elle ne l’est devenue. Depuis la mort de son bien aimé, son esprit lui joue des tours. Elle le voit partout, elle l’entend réclamer vengeance, elle l’entend prononcer des vœux de fidélité et d’amour. C’est perturbant, ça la déstabilise. Les seuls moments où elle ne l’entend pas, c’est quand elle danse et quand elle est en mission. Comme s’il savait qu’il ne devait pas la déranger. Rose descends les escaliers qui mènent au sous sol de la base de la mafia. Elle a son arc et ses flèches. Elle commence à être connue ici. Certains l’appellent encore Madame Yadlowski. Ce nom lui tord les entrailles, enterre son cœur déjà bien meurtri. Elle ne sera jamais capable de faire son deuil, elle le sait. Elle en est consciente et sa folie n’est ni plus, ni moins qu’une manière de se protéger de la douleur. Cela ne marche pas tout le temps. L’important pour elle, c’est d’être occupée. D’empêcher son esprit de se focaliser sur Jared, d’empêcher la voix de s’introduire dans sa tête. C’est vital.

Debout, devant le stand de tir, elle regarde la cible sans la voir. Elle s’entraine dans le but de le venger même si elle ne sait pas de qui elle doit le venger. Dans ses oreilles, des écouteurs l’empêchent d’être dérangée. « We faded faster than the speed of light. » chante le chanteur à la voix d’ange. Rose sait à quel point cela est vrai. Alors elle bande son arc, dévoilant le tatouage qui orne son poignet. Les deux doigts lâchent la corde, la flèche siffle en fendant l’air et va se planter dans la cible dans un bruit sourd. Mais elle n’entend pas, le chanteur clame qu’il a craqué et qu’il est revenu. Elle aimerait revenir. Deuxième flèche, elle heurte le mur parce que Rose a tremblé. Cela lui arrive souvent depuis la mort de Jared.

Elle pose l’arc, enlève les écouteurs de ses oreilles et va chercher ses deux flèches. Elle revient à son poste, bande l’arc et tire. Comme la première fois, la première flèche atteint la cible mais les deux suivantes frappent le mur. Son poing heurte le comptoir, les jointures s’ouvrent et le sang perle. Elle porte son doigt à sa bouche quand la porte s’ouvrit sur un homme. Grand et beau comme un Dieu. Si Rose n’y est pas insensible, elle ne montre rien. Ses yeux bleus ne sont plus expressifs depuis quelques temps déjà.

« Vous voulez la place ? » qu’elle demande d’une voix froide alors que d’un doigt, elle coupe la musique qui tournait encore dans son lecteur MP3.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Lun 6 Mai - 13:42

Il parait qu’il faut continuer même si les raisons de cette guerre semble dérisoires et puériles, il parait qu’il faut se battre jusqu’au bout parce que c’était la seule façon de survivre, il parait qu’il faut être le meilleur pour laisser un jour un nom dans l’histoire. Et cela, peut importe le prix à payer. Mais qu’est-ce que cela pourrait bien faire de laisser à ce monde le nom de Nemo Nobody, un nom qui ne voulait rien dire porté par un homme qui n’existait finalement pas ? Il ne courrait pas après la gloire, il se battait parce que c’était la seule chose qu’il savait faire, parce que c’était tout ce qu’il pouvait faire, parce que la haine restait la seule force qui puisse le faire vivre. Passer des heures, enfermé dans cette salle n’avait plus d’importance. Il ne souffrait plus, il s’était endurci avec le temps, s’enfermant dans sa sphère infernale. De garçon gringalet il était devenu cette arme humaine dévastatrice. L’entrainement l’empêchait de penser, de réfléchir. Il n’y avait que la cible à atteindre ; encore et encore. Réussir, ne jamais abandonner. Juste faire ou mourir. Gagner ou tout perdre. Se battre ou être anéanti. Frapper ou réfléchir. Se dirigeant vers la salle d’entrainement, il ne pensait déjà plus à grand-chose. Oubliant les missions, oubliant Adrian et son orgueil, oubliant les fantômes de sa vie. Devant la porte il s’arrêtait là. Les cheveux tirés en arrière, un jean taille basse, une paire de rangers bien lacée et un tee-shirt tout aussi noir que son âme. Un physique peu typique dans la mafia, mais il était bon ; peut-être le meilleur. Mais cela ne représentait rien pour lui, il était une machine qui ne pouvait s’arrêter que par la mort. Détruire, encore et toujours... Il inspirait faiblement avant de poser ses doigts glacés sur la poigné pour ouvrir cette porte qui cachait une pièce qui avait enfermé plus d’un de ses hurlements d’enfant... Une enfance qu’il n’aurait jamais. Mais il ne regrettait pas, il se disait que les choses étaient ainsi, qu’il n’y avait rien à comprendre. Pourquoi se torturer ? Les humains cherchent toujours des réponses à leurs questions, ce qui les avait poussés à l’invention des armes pour s’entre tuer. Il ne voulait rien inventer, il voulait juste détruire ce que l’humanité avait construit, il voulait supprimer cette folie qui l’avait fait vivre dans cet enfer. Puis un jour il serait lui-même détruit, parce qu’il ne serait éternel, et si le hasard l’avait conduit jusque là il ne lui restait qu’à attendre et à combattre jusqu’à la fin.

Il découvrait une jolie blonde qui se tenait là, un arc à la main. Posant son regard azuré sur celle-ci pour la détailler, il lui semblait ne pas avoir encore été présenté à celle ci... Une nouvelle recrue ? Avec un arc ? Comme c’était adorable... S’il voulait la place ? Soupirant faiblement, il se sentait déjà lassé du spectacle, bien qu’il soit très agréable à regarder. S’approchant à pas lents de la jeune femme avant de poser son sac sur la table se trouvant à quelques pas de celle-ci ; il lui tournait le dos sans rien lui dire. Ouvrant lentement la fermeture de son sac il finissait par rompre le silence « Tu peux rester... Si tu penses avoir ta place dans cette salle. » Jetant son regard azuré glacé sur la jeune femme, avant de soupirer faiblement pour reporter son attention vers le sac duquel il sortait un simple revolver. Se tournant en direction de la belle inconnue il ajoutait « Mais j’en doute... Vu ta précision de tir. » tendant l’avant bras, il tirait sur cette flèche plantée dans le mur pour la faire tomber. Penchant doucement la tête, il ne fut pas même satisfait. Il n’exprimait rien, c’était si futile, si simple, si inutile... Laissant tomber son regard sur l’arme atypique de la jeune femme, il se posait quelques questions mais à quoi bon... Mais c’était là, la raison pour laquelle il ne l’avait pas grossièrement viré de la salle. C’était assez intriguant dans le fond... Bien qu’elle semblait être tout à fait novice, il y avait chez elle quelque chose qui sortait de l’ordinaire... Et finalement c’était les choses étranges qui pouvaient plaire à notre homme. Passant lentement sa langue sur ses lèvres il ajoutait en relevant les yeux vers la jolie blonde en employant un ton froid qui voulait briser les pensées de la jeune femme sur une éventuelle théorie où il serait égocentrique et se prendrait pour le meilleur, car même si c’était le cas finalement ; il n’était pas du genre à étaler par orgueil tout ce qu’il était, car au fond il savait qu’il n’était rien et il ne ressentait pas le besoin de prouver quoi que ce soi aux autres, et surtout pas à cette fille. Nemo Nobody, ce nom devrait suffire. Mais elle ne devait pas savoir qui il était ; mais cela avait-il la moindre importance... « Je ne suis pas un donneur de leçons. » Se plaçant face à la cible il ajoutait avant de tirer les balles restantes dans son chargeur « Ni là pour faire la conversation... » Les tirs partaient, les balles touchaient la cible, que faisait-il là s’il était si doué n’est-ce pas ? Il pouvait faire mieux. N’était-ce pas ce qu’Adrian avait toujours dit ? Mais à ce niveau, c’était quoi ‘faire mieux’ ? Il ne savait pas, se dépasser peut-être... Ou mourir. Sa mort serait finalement la plus grande étape de son apprentissage, mais inévitablement la dernière. Ignorant la jeune femme, il rechargeait son arme, s’enfermant doucement dans cette sphère morbide dans laquelle il avait grandi.

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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mar 7 Mai - 13:28

Dépitée, Rose regarde les flèches fièrement plantées dans le mur. Elle s’énerve. Plus elle s’énerve, plus elle tremble. Plus elle tremble, plus elle entend la voix de Jared cogner contre ses tempes. Pitié, faites que cela s’arrête ! Elle n’en peut plus de l’entendre réclamer vengeance, elle n’en peut plus de l’entendre dire qu’il l’aimera jusque la fin de ses jours. La fin de ses jours est déjà arrivée. Il est mort alors pourquoi, pourquoi, cette fichue voix s’obstine. Elle sait qu’elle devient folle. Chaque jour, elle sombre un peu plus. Elle s’enfonce doucement vers un état d’esprit malsain et pourtant salvateur. Chaque jour, elle aime tuer un peu plus. Elle veut détruire des vies comme on a détruit la sienne. Il n’y a pas de raisons qu’elle soit la seule à souffrir le martyr. Elle devient donc, lentement mais surement, une parfaite marionnette pour la mafia. Son arme ne laisse aucune douille, aucune trace. Les flèches sont aussi silencieuses que le vent, Rose peut se révéler d’une précision hors paire. Elle a la manie d’aller récupérer les projectiles sur le macchabée. Les flics retrouvent donc un corps avec un trou sanguinolent mais rien de plus. Elle a de plus en plus de contrats à effectuer, elle passe tout son temps libre dans la salle de tir. D’habitude, toutes ses flèches se plantent dans le centre de la cible. Mais ce soir, elle n’y arrive pas. Impossible d’en loger juste une. La faute à cette voix, la faute aux tremblements. Ce soir, cela fait quatre mois qu’elle a fait exploser le hangar. Funeste anniversaire que la voix de Jared ne cesse lui rappeler. Alors, elle tente d’écouter de la musique mais peine perdue, il n’est pas décidé à la laisser tranquille. La porte s’ouvre, un homme entre. Une dernière flèche heurte le mur dans un bruit métallique. Bordel ! Elle inspire, lui demande en serrant les dents s’il veut la place.

Comme il ne répond pas, elle enlève les écouteurs qui obstruent ses oreilles. Rose prend trente secondes pour le dévisager. Il n’a pas l’air d’appartenir à la mafia, elle ne l’a jamais vu. Sa tenue n’entre pas dans l’imaginaire mafieux. En jean et en rangers, il ressemble plus à un rescapé d’Indochine qu’à un mafieux. Puis, son regard dévie sur sa propre tenue. Un jean noir, galbant ses jambes fines, des bottines plates et noires et un débardeur laissant entrevoir un millimètre de la peau de ses reins. Ses cheveux sont ramenés en une queue de cheval nouée au niveau de sa nuque. Sa veste elle, repose sur le comptoir depuis lequel elle tire. Enfin, essaie de tirer. Il la charrie, elle n’aime pas vraiment ça mais elle préfère sourire. Un sourire méchant, mauvais. Rire parce qu’elle est joyeuse est une chose qu’elle ne fait plus depuis quatre mois. Sa flèche retombe au sol parce qu’il la retirée du mur, elle se penche pour la ramasser.

« Je croyais qu’une salle d’entrainement était faite pour s’entrainer, d’où son nom. Qu’est-ce que tu fous là, si t’es si doué ? »

Rose entre dans son jeu. Il ne sera pas déçu. Elle le regarde tirer. Les balles atteignent toutes la cible, elles sont pratiquement toutes dans le centre. Elle est impressionnée mais ne le montre, elle sait qu’elle est capable d’en faire de même avec son arc. Elle n’aime pas les armes à feu, c’est bruyant et cela fait exploser les têtes. Les pistolets ne sont pas classes et la partie que Rose préfère, c’est aller retirer la flèche du crâne de l’assassiné. Elle aime bruit que le bois fait en traversant les chairs, le raclement de la pointe sur l’os. Elle aime regarder sa victime dans les yeux et lui sourire. Rose est sadique. Il ne faut pas se fier à sa blondeur, elle n’a rien d’une jeune fille candide et innocente. Alors, comme son nouvel ami vient de lui dire qu’il n’est pas venu là pour faire la conversation, elle se détourne de lui, sans ajouter un mot de plus. Elle va lui montrer de quoi elle est capable. Elle n’a rien à lui prouver, si elle est là c’est que la mafia lui fait confiance. Mais elle n’apprécie pas qu’on sous estime ses capacités.

Elle arme son arc, bande la corde. Elle plisse les yeux. Tirer à l’arc demande plus de concentration qu’avec une arme à feu. Lorsqu’elle tire à l’extérieur, elle doit prendre en compte le sens du vent et sa force. Elle doit calculer la moindre brise, faire attention à ne pas trembler. L’arc est une arme précise mais terriblement capricieuse. Elle déplie les doigts, la flèche se loge juste au centre de sa cible. Alors, elle en reprend une seconde de son carquois puis une troisième. Toutes dans la cible dans un alignement parfait. Converser avec cet homme a fait taire la voix de Jared et lui a permis de retrouver un semblant de contenance et de concentration. Quand elle a fini et qu’elle se retourne vers son compagnon de tir, celui-ci l’ignore royalement. Il recharge son arme. Elle pose son arc et s’approche de lui, transgressant largement les normes de convenance en matière d’espace vital. Elle est si proche qu’elle sent l’air qu’il déplace quand il insère les balles dans le chargeur. Elle est appuyée contre le comptoir, les bras croisés au niveau de sa poitrine. La promiscuité et l’incongruité de la situation ne semblent pas la déranger le moins du monde.

« Ok, Monsieur le Bavard, j’te propose un truc. On va échanger nos armes et on verra lequel de nous deux se débrouille le mieux. Partant ? »

Un sourire taquin se dessine sur ses lèvres. Elle le fixe, les yeux mi clos. Elle a envie de le voir aux prises avec un arc. Elle est sure et certaine qu’il ignore par quel bout ça se prends. Elle tend une main, passe le doigt dans le trou destiné à la gâchette de l’arme de l’inconnu et la lui prend doucement. Le pistolet pend au bout de son index, il peut le reprendre à n’importe quel moment.

« A moins que tu n’aies peur d’être détrôné par une fille. Une blonde, en plus. »

Elle est moqueuse en plus de tout le reste. Mais arrogant comme il semble l’être, Rose n’a aucun doute sur le fait qu’il relève le défi. Elle accepte de perdre. La défaite est un premier pas vers la victoire. Et de toute façon, il y a bien longtemps qu’elle n’a absolument plus rien à perdre.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mer 8 Mai - 15:01

La présence de la jeune femme ne le dérangeait pas plus que cela, bien qu'il soit un parfait solitaire dans l'âme, il trouvait cette fille tout à fait insignifiante. Par ce fait, comment aurait-elle pu le déranger ? Aussi longtemps qu'elle s'amusait à jouer aux indiens, il s'en fichait. Mais cela c'était avant qu'elle ne vienne l'embêter. Entrant dans sa sphère intime, l'envie de lui flanquer son poing dans son adorable minois était des plus intenses... Elle était là, si proche. Il n'en fit rien cependant, se préoccupant de recharger son arme, il s'obligeait à l'ignorer. Il sentait doucement le sang taper dans ses veines, prêt à l'expédier aux enfers si elle le dérangeait une seconde de plus pendant son entrainement. Il commençait à voir rouge, ce n'était pas le genre de choses que Nemo pouvait apprécier, et aussi sexy soit-elle, il ne pouvait pas cesser. Il ne montrait rien, il avait l'air de s'en foutre ; mais au fond de lui il sentait la pulsion grandir en lui, une violente envie de destruction. Et tout à coup elle devenait la cible de sa colère, il se concentrait sur le silence. La seule façon de faire le vide, ignorer ce qui se passait autour de lui, écouter la douceur du silence, sentir le froid envahir son esprit. Le cadre était bon, mais elle venait briser cela, elle venait briser son silence. Le surnom qu'elle lui donnait le laissait de marbre, il se fichait des appellations moqueuses, il avait passé ce stade depuis bien longtemps. Tout ce qu'il voulait c'était qu'elle se taise, qu'elle retourne dans son coin. Il pensait avoir été assez clair, à croire que cette fille ne savait comprendre ce qu'on lui disait ? Déjà qu'elle ne savait vraisemblablement pas se servir de son arme... A quoi cela servait-il de prendre quelque chose d'original quand on est quelqu'un de tout à fait banal et ordinaire ? Elle lui proposait un petit jeu, un défi plutôt. Nemo sentait sa mâchoire se crisper légèrement en sentant son arme s'échapper de ses doigts. Il ne voulait pas jouer, les jeux faisaient partis de sa vie, tout le temps... Il avait juste besoin de tirer, encore et encore... Montrer sur ses machines de torture pour courir, toujours plus vite sans aller nulle part, il avait besoin de tomber, de se faire mal, d'être épuisé, de sentir la colère, de se sentir en vie, de se sentir mort...

Relevant doucement son regard azuré vers la jeune femme il semblait hésiter entre l'envoyer chier ou lui casser le nez. Elle le provoquait, doucement il glissait ses doigts sur ceux de la jeune femme, esquissant un léger sourire. Elle avait la peau délicieusement douce et froide, il arrivait lentement vers ses doigts pour saisir son arme, son sourire s'effaçant doucement, le bellâtre serrait sa pince autour de cet index, il serrait un peu plus encore. Il la voyait se retenir de grimacer, qu'elle était courageuse... S'il le voulait, il pourrait lui briser toutes les phalanges s'il le souhaitait et probablement n'aurait-elle jamais assez de voix pour hurler sa douleur. « Je crois que l'on s'est mal compris. » La toisant du regard, il relâchait la main de la jeune femme avec une pointe de dégout. Détrôner par une blonde ? Elle plaisantait... Il finirait presque par croire qu'elle avait peut-être un quelconque sens de l'humour. Cependant, Nemo n'avait pas besoin de ça, il avait besoin de cesser de penser, de juste tirer, de courir, de se faire violence. Il ne désirait rien d'autre. « Je ne suis pas un enfant, si je suis là, c'est parce que j'en ai besoin... Et pas pour me faire de nouveaux amis, est-ce que cette fois c'est suffisamment clair pour toi ? » Non, il n'avait pas d'amis de toute façon, bien trop égoïste et distant. Mais l'homme qui n'existait pas, n'avait pas plus besoin de vivre et d'avoir de vrais amis. Si sa vie était un mensonge, tout le reste l'était aussi. Alors, il espérait que le message fut assez compréhensible pour la blondinette sans faire de plaisanterie de mauvais gout.

Se replaçant, il tendait le bras en direction de sa cible, faisant doucement le vide. Il n'y avait pas là, la sensation si douce que d'arracher la vie d'autrui, mais c'était ce qu'il y avait après qui était le plus satisfaisant. Cette sensation de ne plus toucher le sol, de ne plus être de ce monde pour de bon, d'être vraiment... Ailleurs. Alors qu'il s'apprêtait à vider son chargeur, il baissait doucement son arme avant de la poser sur le comptoir et se tourner vers la jeune femme en posant son regard glacé sur celle-ci. « Si j'en mets une dans le mille ; tu fermeras ton adorable bouche jusqu'à la fin de cet entrainement. Dans le cas contraire... Je crains devoir te supporter davantage. » Il s'était adouci tout à coup, comme s'il avait changé d'avis, mais c'était juste qu'il avait assez envie d'utiliser cette arme quelque peu étrange, c'était assez particulier. Prenant l'arc entre ses doigts, il fit glisser les trois flèches restantes devant lui sans lui donner pour autant son arme. Se mettant en position de tir tout comme il avait vu faire la jeune femme, il glissait la flèche sur le bois pour la poser sur le socle et tendait la corde en maintenant la flèche avec deux doigts. Le silence ce fit, il lâchait la corde, laissant la flèche partir à une vitesse fulgurante. C’était moins rapide qu’une balle, mais c’était assez étrange. La flèche venait se planter dans l’anneau blanc le plus externe de la cible à droite. Sans rien témoigner il prenait l’autre flèche, répétait l’opération après avoir légèrement changé l’axe de son arc. Tirant, la flèche coupait le vent et se plantait dans l’anneau bleu à gauche cette fois ci. Doucement il saisissait la dernière flèche, arriverait-il à toucher le jaune ? Il devait avouer que c’était assez particulier, mais pas insurmontable. Il l’aurait la cible. Mais il ne tirait pas, tournant lentement la tête vers la blondinette il glissait sa main le long de son bras pour placer la flèche entre ses doigts si fins, il en fit de même avec l’arc. Se plaçant derrière elle, il lui tirait le coude pour lui changer l’axe qu’il avait vu qu’elle prenait habituellement, l’obligeant à ouvrir un peu plus l’épaule « Va s’y... Tires. » soufflait-il.



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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mer 8 Mai - 23:17

L’arme est en suspension, accrochée à son index. C’est lourd, bien plus lourd que son arc. Rose se demande comment est-ce qu’il peut se trimballer avec ça à la ceinture. S’il tombe dans le fleuve, il est envoyé par le fond avec un poids pareil. Son regard fait le yoyo entre le flingue et son propriétaire. Ce type est un monstre d’arrogance et d’orgueil. Ca émane de lui aussi surement qu’une tarte à la pomme sent bon les fruits. Il dégage une aura intrigante et carrément flippante, il fallait l’avouer. Sauf que Rose n’a pas peur. Elle n’a plus peur de rien et si elle doit mourir des mains de cet inconnu au regard glacial et bien tant pis ! Il y a bien longtemps qu’elle ne tiens plus réellement à la vie. Et c’est probablement ce qui la rend tellement dangereuse. Elle s’amuse, elle prend des risques et avec elle, ça passe ou ça casse. Peu importe les moyens employés, la finalité de la chose les justifie souvent. Pour la mafia, elle est une recrue idéale. Tête brûlée et persévérante, elle ne lâche jamais du temps que la cible n’est pas abattue. Elle trompe son monde avec sa blondeur et son sourire candide. Mais son âme est noire et son cœur est mort. Se battre est la seule chose qu’elle ait trouvée pour se sentir vivante, avoir mal est la seule chose qu’elle ait trouvée pour calmer la douleur psychologique. Sentir ses os craquer, sa peau se déchirer et voir son sang couler, cela la fait marrer la plupart du temps. Aussi, elle n’esquisse pas un mouvement quand il fait courir ses doigts sur son index, ni quand il le referme. Le contact de sa peau est électrisant. Un sourire se dessine sur les lèvres de Rose. Il a une force d’enfer. Elle a mal. Elle ne dit rien. Elle se contente de fermer les yeux, qu’il lui casse le doigt si cela lui fait plaisir. Il va la prendre pour une cinglée. Mais c’est ce qu’elle est devenue depuis l’assassinat de Jared.

Les doigts se desserrent et il lui reprend l’arme. Son index est douloureux, une moue déçue se peint sur son visage. Les traits de Rose sont restés très enfantin malgré les horreurs qu’elle est capable de commettre. Il n’a pas l’air de vouloir jouer. Il a un ton assez condescendant qui ne plait que moyennement à la jeune femme. Mais pourtant, elle choisit de ne rien dire. Se moquer et l’agacer sont deux choses bien plus amusantes. D’autant qu’elle voit que cela est assez efficace. Elle a remarqué que sa mâchoire s’était crispée quand elle avait pris l’arme, le regard dégouté alors qu’elle avait parlé de le détrôner. Visiblement, Monsieur se prends pour le maître de Gotham. Le Batman a donc du souci à se faire avec un type pareil en liberté. Quoi que, ils ne doivent pas évoluer dans le même camp. Elle sort de ses divagations pour partir d’un grand éclat de rire. Un rire froid, à en donner des frissons à n’importe quel être humain normalement constitué. Mais cela ne devait pas être le cas de son compagnon de jeu. Puis, aussi soudainement que cela est survenu, elle s’arrête de rire pour le fixer droit dans les yeux. Un sourire carnassier et malsain accroché aux lèvres. Tout en elle respire la folie et la cruauté.

« Qui as dit que je voulais qu’on soit copain ? »

Jamais elle n’a laissé sous-entendre une telle chose. Et c’est lui qui a ouvert les hostilités. Il s’est foutu de sa gueule, elle a répondu. C’est aussi simple que ça. Il se replace pour viser sa cible, elle le regarde faire sans bouger d’un millimètre. Elle a recroisé ses bras au niveau de sa poitrine. Rose se fait silencieuse, elle s’attend à entendre le bruit des balles claquer dans l’air. Elle tourne le dos à la cible, elle ne regarde que le tireur. Elle ne sait pas comment il s’appelle. Elle sait juste qu’il est beau comme un dieu et qu’elle le mettrait bien dans son lit. Elle se mord la lèvre inferieure à cette idée. Elle entend l’arme toucher le comptoir, il l’a reposée. Etrange. Il la regarde, elle le dévisage, toujours la lèvre entre les dents. Elle acquiesce doucement, sans rien ajouter. Elle n’a pas de soucis à se faire. L’arc est une arme difficile à appréhender. Il faut des années de pratique pour réussir à la dompter. Il n’y arrivera pas en trois flèches, aussi doué soit il. Elle le laisse prendre son bijou entre ses doigts fins, elle le regarde s’installer. La posture qu’il prend n’est pas bonne. Son pouce devrait être à hauteur de sa pommette, l’arc ne forme pas un angle droit avec son corps. Comme prévu, les deux flèches qu’il tire ne frappent pas la cible. Elle a gagné le droit de parler encore un peu.

C’est à son tour. Lâchant enfin l’inconnu du regard, Rose se tourne de manière à faire face au comptoir. Elle prend l’arme, elle est glacée et lourde. Bien moins sensuelle que son arc. Elle écarte un peu les jambes, tend légèrement le bras. Elle s’apprête à tirer quand elle sent un corps venir se coller au sien, quand les doigts glacés de l’homme se referment sur son coude. Il l’oblige à tendre le bras un peu plus. Elle obtempère. Se concentrer avec lui si proche n’est pas évident. Mais il a fait taire la voix de Jared et ça, c’est étrange. Jamais personne n’y était arrivé avant lui. Pourtant, pour elle, il n’a rien de spécial. Aujourd’hui, il est juste un type avec lequel elle veut s’amuser.

« Alors, tu vois que ce n'est pas si facile que ça d'atteindre le centre. Si j’en met une dans le mille, tu m’emmènes en ville pour un entraînement grandeur nature. Deal ? »

Tirer sur des cibles immobiles n’a aucun intérêt. Pratiqué en salle, le tir à l’arc perd tout son sens. Pratiqué en salle, le tir en lui-même perd tout son sens. Pas de corps qui s’effondre, pas de sang qui gicle, pas de dernier soupir. Juste des feuilles trouées et la maigre satisfaction d’avoir touché le centre. Son doigt appuie sur la gâchette. Une fois, deux fois, trois, quatre, cinq. Le bruit est affreux, l’odeur de souffre est enivrante. Pas une seule dans le rond central. Il reste une balle, tout comme il reste une flèche. Légèrement, elle tourne la tête. Du coin de l’œil, elle le voit, immobile derrière elle. Elle ne cherche pas à se défaire de son emprise. Pas encore.

« Raté. On fait comment maintenant ? »

Rose n’est pas la seule embarquée dans ce pari stupide. Et même s’il a annoncé ne pas vouloir jouer, elle est persuadée du contraire. Il y a des jeux rapidement prenants, des personnalités rapidement passionnantes. Et aujourd’hui, pour elle, les deux facteurs sont réunis. Elle veut jouer avec lui parce qu’il l’intrigue. Chasser avec lui doit être une réelle partie de plaisir.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Jeu 9 Mai - 15:08

Pas si facile d'atteindre le centre ? Elle n'avait pas tord, il n'avait pas grande habitude des armes si légères, il avait appris à tirer avec des armes qui pouvaient parfois faire la moitié de son poids si ce n'était plus, alors se retrouver avec une arme si légère entre les doigts, c'était une nouvelle adaptation. Elle lui fit par de son pari, il voulait bien lui laisser sa chance, mais il doutait qu'elle y arrive, surtout avec les épaules aussi fermées. Il aurait pu la laisser se planter royalement, mais il décidait de lui donner une meilleure position. Est-ce qu'il la déstabilisait par cette proximité ? Il espérait bien vu qu'elle avait tenté d'en faire de même, sauf qu'il n'était pas vraiment du genre à faire les choses à moitié. Alors elle tirait, cinq fois. Elle avait eu plus d'essaies que lui, mais elle n'arrivait à taper dans le jaune, dommage n'est-ce pas ? Il ne leur restait qu'un essaie chacun. Allait-il poursuivre ce petit jeu ? N'importe qui l'aurait fait, mais Nemo était déjà lassé dans le fond, il était de toute façon très difficile à capter l'intérêt bien longtemps, passant d'un jouet à l'autre tel un enfant pourri gâté. Si cela ne cachait pas quelque chose... Comme, l'absence d'une enfance... L'oublie... Le bellâtre fixait la cible, silencieux. Il avait l'air de réfléchir, à vrai dire il ne pensait à rien. Il faisait une fois de plus face au néant qui était en lui, c'était douloureux mais il aimait ses instants où il s'égarait dans celui-ci, il ressentait cette douce sensation que de ne pas exister, d'être un infime grain de sable qui se meurt. Mais il était là, avec cet air sur de lui. Pourquoi ? Parce qu'il l'était, il savait ce qu'il faisait, il savait pourquoi surtout. Pour l'anarchie et la douleur des autres, pour la vengeance et assouvir sa haine du monde. Drôle d'ambition n'est-ce pas que celle de tout détruire autour de lui ? Mais il avait été conçut pour cela, personne ne pourrait jamais plus le changer, jamais Nemo ne saurait être quelqu'un de bienveillance, égoïste et violent, voila tout ce qu'il était. Et seul par-dessus tout.

Tournant doucement son regard azuré vers la jeune femme, ce qu'ils aillaient faire ? Elle demandait cela comme si ce stupide défi avait le moindre sens, mais rien n'avait de sens. Dans quel monde vivait-elle ? Il l'ignorait, mais c'était tout à fait intriguant. Contournant doucement la jeune femme, il récupérait son revolver en douceur, retirant la dernière balle de celui-ci pour la poser sur le comptoir avant de recharger son arme. Un clic laissait entendre qu'il venait d'enclencher la sécurité, rangeant son arme dans son sac avec une certaine lassitude dans le reagard Etait-il vexé ? C'était probablement ce que tout le monde aurait pu penser à son sujet face à son comportement. Se tournant vers la jeune femme, il la toisait du regard, elle ne bougeait pas. L'air... Non, il n'arrivait pas vraiment à décrypter cette fille, c'était ce qui était tout à fait intéressant chez elle, cette aura de mystères. Doucement il dessinait un léger sourire sur ses lèvres en se tournant vers elle « Alors ? Tu viens ? Nous avons apparemment tout les deux besoin d'une petite remise à niveau. » Nemo Nobody ou l'imprévisibilité n'est-ce pas ? Allait-il vraiment emmener cette débutante sur le terrain ? Tout à fait, pourquoi ne le ferait-il pas après tout ? L'homme n'avait rien à perdre, il avait une colonie de japonais à tuer pas une mission de forte importance en soit, mais cela serait toujours très amusant d'y emmener cette fille, pour voir un peu ce qu'elle avait vraiment dans le ventre. Mais si elle ne le voulait pas... Tant pis pour elle, qu'elle reste là avec son stupide arc... Mais il savait qu'elle viendrait.

S'approchant de la jeune femme, il la toisait une fois de plus du regard, tel un vautour il semblait analyser sa proie. Mais c'était assez différent. Il évaluait comment il pourrait se débrouiller avec elle, et quel contrat serait le plus adapté avec cette fille. Elle ne devait pas avoir grandement l'habitude du corps à corps... Dommage, elle ne savait pas ce qu'elle perdait dans ce cas. « Très bien, nous avons une joyeuse bande de bouffeurs de riz à déglinguer, on va se placer sur le toit d'un immeuble en sniper, en terre ennemie vaut mieux avoir une vue globale. J'espère que tu sais mieux courir que viser... » Il avait aussi échoué avec l'arc, il au moins il savait tirer avec son arme. S'installant au volant, il démarrait la voiture avant de lui ajouter avec un sourire en coin qui se voulait dans un sens assez menaçant quand on écoutait ses propos « C'est toi qui voulais jouer, n'est-ce pas... » Jouer avec la vie, c'était tout de suite plus extrême, mais c'était aux yeux de Nobody le meilleur jeu qui soit. Passant doucement sa langue sur ses lèvres, il la fixait avec intensité. Elle n'était pas obligée de venir, il n'avait pas besoin d'elle d'ailleurs pour réussir ce contrat, il n'avait jamais eu besoin de personne. Et s'il avait déjà accepté des contrats en duo ce fut à contre coeur, et là il lui proposait de venir avec lui. Il s'en étonnait lui-même, mais dans le fond il pensait bien que son instinct ne pouvait pas se tromper, elle avait quelque chose en elle d'attractif. Se retournant alors, il se dirigeait vers la sortie sans se retourner vers elle, qu'elle le suive ou non, peu importe.


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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Ven 10 Mai - 20:58

Son doigt actionne la gâchette. Plusieurs fois. Les balles partent et fendent l’air dans un sifflement strident. Le bruit de la détonation lui détruit les oreilles. Ce pistolet est tout sauf discret. Comment ne pas se faire repérer en utilisant une arme pareille ? C’est imprécis au possible, lourd et franchement laid. Cette arme est l’exacte opposée de son propriétaire. A ses longs doigts, Rose le devine minutieux, il ne parle pas pour ne rien dire. Et ce type est beau. Vraiment beau. Pas seulement mignon, non. Il y a quelque chose qui émane de lui, quelque chose que Rose peine à définir. Il l’attire même si son côté arrogant l’agace. Ses mains sont froides mais le contact est dérangeant. Dans le bon sens du terme. La voix de Jared s’est même tue. Etrange, vraiment étrange. Elle a continué à côtoyer les mafieux depuis son assassinat, aucun ne lui fait cet effet. Elle veut comprendre, savoir. D’habitude, quand un homme l’approche, il hurle sa jalousie et scande qu’elle doit lui rester fidèle jusqu’à la fin des temps. Pourquoi est-ce qu’il s’efface devant lui ? Pourquoi Rose le laisse la toucher de manière presque intime ? La main de l’homme est posée sur son torse mais elle sent son torse appuyé sur son dos. Elle tente de cacher son trouble par des sarcasmes. Encore et toujours. Rire, prendre la vie comme un jeu. Faire comme ci tout cela a un sens. Faire comme ci elle sait où elle va. Faire comme ci de rien n’était. Faire comme ci il ne la troublait pas. C’est un bon plan. Adopter la technique de l’autruche et s’enfouir la tête dans le sable pour nier l’évidence. Reste juste à trouver un stratagème pour qu’il ne s’en aperçoive pas. Mais Rose devine la vivacité d’esprit qui se cache derrière les yeux bleus. Elle est blonde mais elle n’en reste pas moins maligne. Alors, elle ne bouge pas. Un geste brusque et son malaise, délicieux et intriguant, est démasqué. Hors de question.

Rose le sent bouger derrière elle, il la contourne. Ses doigts glissent le long de son bras et il récupère son arme. Elle obtempère. Il va encore manquer de lui casser l’index si elle résiste. Il ne doit pas être un homme à qui il est possible de refuser quoi que ce soit. Il porte une arme, cela doit dissuader la plupart des gens. Pas elle. Le fait d’avoir un flingue braqué sur elle, de discuter avec un canon, ne lui fait pas peur. Mais alors pas le moins du monde. Qu’elle se fasse tirer dessus et l’affaire sera bouclée. Plus de vie, plus de voix de Jared, plus rien. Elle va ranger son arc alors qu’il range son pistolet. Elle place une dizaine de flèches dans son carquois, qu’elle attache à sa ceinture. L’arc lui, elle le passe autour de son cou. Sa langue passe doucement sur ses dents alors qu’un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres. Elle n’a pas gagné mais il l’emmène chasser. Elle acquiesce d’un signe de tête avant de lui emboiter le pas. Au passage, elle prend la balle qu’il a laissée trainer sur le comptoir. Elle la fait danser quelques secondes entre ses doigts avant de la glisser dans sa poche. Pourquoi elle a fait ça ? Bonne question. Elle est moins bien armée que lui, elle a une dizaine de flèches et pas une de plus. Elle a un poignard caché dans sa botte. Elle se débrouille au corps à corps parce qu’elle sait se battre comme les filles le font parfois. Une morsure, un coup de griffe. C’est difficilement prévisible et terriblement efficace. Elle est surement moins douée que lui sur le terrain mais elle va lui montrer qu’elle n’est pas un boulet pour autant. L’arc est une arme précise, elle va le lui prouver. Elle grimpe dans la voiture au côté passager et le laisse conduire. Elle ne sait pas où il l’emmène, ce contrat n’est pas le sien à la base. Un sourire éclaire son visage. Elle va tuer avec ce type, faire équipe avec lui et elle ne sait même pas comment il s’appelle. Elle tourne brièvement la tête vers lui.

« Au fait… J’m’appelle Rose. »

Détail qui peut avoir son importance sur le champ de bataille. Ils vont faire équipe, quoi qu’il en dise. La voiture s’arrête aux abords du quartier japonais. Il sort de la voiture sans l’attendre. Elle le rattrape. Une bande de bouffeurs de riz. Imprimé. Elle le rattrape et avise une échelle de secours le long d’un immeuble. D’un signe de la main, elle lui fait signe de le suivre. Peu importe qu’il obéisse ou non, jouer seule ne la dérange pas. Elle grimpe et se planque derrière une imposante cheminée. Elle a repéré le groupe, assis à la terrasse d’un bar de sushi. Elle dégaine son arc et une flèche.

« Je vais te montrer comment moi, je joue. Leur tirer dessus depuis le toit, ça n’a rien de drôle. Autant rester bien au chaud dans la salle d’entraînement. Un peu de challenge, non ? »

Elle bande l’arc, vise. La pointe de la flèche brille sous la lueur des lampadaires. Elle se fiche d’être exposée. Si elle se fait voir, c’est encore mieux. Les deux doigts se tendent, la flèche part et se fiche dans le cou d’un des convives. Le sang gicle, éclaboussant les hommes présents autour de la table. Elle fait exprès de ne pas se cacher et bientôt, elle évite une balle de peu. Rose se met à rire alors qu’elle fixe son coéquipier.

« J’ai deux questions : Maintenant qu’ils m’ont vue, en combien de temps seront-ils ici ? A ton avis, on aura le temps de se barrer ? »

Question rhétorique. Rose souris. Le fait d’être coincée, dos au mur, avec neuf flèches et un arc l’excite. Elle ne sait pas ce qu’il va se passer. Elle ne sait pas combien ils sont. Mais ils l’ont vue et ils débarquent. Il ne leur faudra pas une heure pour trouver comment grimper. Lentement, elle se contente de replacer une flèche et de bander son arc.

« A ton tour de me montrer ce que tu sais faire… » Qu’elle murmure, plus provocatrice et sensuelle que jamais.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Sam 11 Mai - 10:54

Quittant la salle d'entrainement, Nemo ne se retourne pas, il ne la regarde pas, il n'en a pas besoin, il a vu comme elle était séduisante et ne tenait pas à se laisser divertir parce qu'elle agiterait ses attributs sous son nez, non pas qu'il n'aimerait pas, juste que le moment n'était pas approprié. Il avait besoin de concentration, il avait besoin de rester dans son objectif de détruire, il n'avait envie de rien d'autre et cette condition lui plaisait. Il aimait cette sensation que de ne rien désirer d'autre que la destruction, que de lâcher sa haine qui ne demandait qu'à exploser. Ils entrent dans le hangar où sont entreposées les voitures, elle s'arrête devant un modèle voyant, il continue et avance vers un 4X4 solide qui n'hésiterait pas à faire des rouleaux de printemps de ses japonais, sombre et glacial comme son âme. Il le déverrouille, il y avait tellement de « voitures de fonction », mais en général celles qui passaient entre les mains de Nobody ne revenaient pas en superbe état ; mais il s'en fichait ; il en était même amusé. Elle s'installe coté passager, il s'installe au volant, allume le moteur qui fait un bruit démoniaque, il baisse le frein à main et la voiture part sur la route sans vraiment tenir compte des limitations de vitesse. Il semble penser à quelque chose d'autre, il ne la regarde pas, il fixe la route sans grand intérêt mais avec la vigilance nécessaire. Nemo aime le silence, il aime sentir ce calme avant que s'abatte la tempête. Mais voila, rien ne se passait comme d'habitude et elle brise le silence. Dans le fond, ce n'était pas si désagréable mais il serait trop fier pour accepter d'avouer le fait de trouver la présence de cette fille divertissante. Rose ? Ce nom ne lui disait rien, probablement n'était-elle pas russe, d'ailleurs elle n'en avait pas l'accent ; lui-même l'avait encore sur certain mot ; un accent difficile à contrer, mais il faisait avec. Et lui, avec un nom anglais ? Avait-il l'air d'un 100% pur russe après tout ? Il ne savait pas, il était juste à part. « Nemo Nobody. » répondait-il tout simplement, inutile de faire la discussion ; si elle voulait en savoir plus sur l'origine de son nom elle n'aurait qu'à se renseigner auprès des autres, elle apprendrait qu'il avait débarqué de nulle part à l'âge de douze ans où il a été formé par les mains d'Adrian avant d'en ressortir comme le monstre qu'il est aujourd'hui. Voila ce qu'on lui dirait, alors pourquoi se fatiguerait-il à lui dire la même chose ? Une perte de temps pour lui, c'était inutile. Il ne la regardait même pas, ne se sentant pas curieux de sa réaction face à un nom qui faisait clairement référence à la non existence, l'absence de vie et de valeur aux yeux des autres. Si ce n'était qu'une valeur militaire.

Ils arrivent dans le quartier Japonais, il gare la voiture dans une ruelle peut vistée, sortant de la voiture après avoir attrapé son sac sous le siège, il accroche son revolver à sa ceinture après avoir connecté le silencieux, quelques recharges dans les poches. Il avait toujours son poignard dans le ranger droit et des poings qui savent faire mal. Mais il n'eut pas le temps de dire ouf qu'elle escaladait déjà une échelle. Devait-il la tuer maintenant ? Il la poursuit, elle a bandé son arc ; ils sont derrière une cheminée quand elle ne lui laisse pas l'occasion de l'amortir. C'était trop tard. Elle se laissait repérer. La mâchoire de Nemo se crispait légèrement alors qu'elle lui posait deux questions insolentes. Passant doucement ses doigts derrière sa nuque pour se détendre tandis qu'elle le provoque encore.

Son regard a changé, il est dangereux. Près à tuer tout ce qui se trouvait autour de lui, prêt à tout détruire. Mais avant cela, il se tourne vers la blondinette pour la gifler. Il n'a pas eu la main lourde, il aura besoin d'elle. Puis elle aurait sa correction plus tard, il y avait là une priorité et aussi une chance pour elle de se racheter. « Le temps n'est plus notre unique problème maintenant.»Il pointe son arme et tire sur le plus rapide, lui explosant la cervelle. L'arme est silencieuse, juste un clic, le meilleur bruit est l'impact de la balle sur l'os ainsi que le gloussement de la victime pour finir par le bruit lourd d'un corps qui tombe sur le goudron. Il lève la main et tire vers le haut, une balle est perdue et vient se loger dans le mur à coté de la tête de la jeune femme. Le sniper dégringole du toit dans un hurlement de terreur avant de s'écraser au sol les membres brisés dans un bain de sang effroyable. « Tu n'es qu'une idiote. » Disait-il avec un ton paradoxalement calme, il se penche en avant pour saisir le dernier barreau de l'échelle, il se laisse tomber dans le vide accroché par un seul poing ; il a l'air de sortir d'un film policier où seulement il n'était pas le héros de l'histoire.

Se lâchant, il tombe sur ses jambes, jetant un regard circulaire ; ils doivent trouver un abri pour éviter les tirs des Snipers. Un bouffeur de riz lui fait face, un bon coup dans le bras fait voler l'arme, il sent le poing de cette vermine sur son abdomen, ça fait mal mais c'est comme si c'était devenu normal. Il attrape le type par le col et lui bloque la tête et la clavicule, une main sur sa bouche il l'empêche de respirer. Le porche à quelques mètres ferait l'affaire. Il y va à reculons sans relâcher l'homme qui se débat lamentablement mais qui perd ses forces aussi longtemps qu'il manquera d'oxygène. Elle est sur ses talons et il entend déjà les pas des japonais, planqué dans ce porche minuscule, il semble réfléchir, comme si des millions d'équations se posaient à l'instant dans sa tête, mais ses calculs ne tombaient pas juste, il y avait une faille importante dans cette équation: Le facteur Rose. Le type est mort, il tourne alors sa tête d'un demi tour pour lui briser les cervicales ; histoire de s'en assurer, le bruit qui émane de celui-ci est tout simplement délicieux. Une lueur diabolique dans le regard, il tourne la tête vers la jeune femme « Changement de plan. Désormais, on tue tout ce qui peut bien ressembler à un Nem. » Il pousse le cadavre au sol, sort l'arme du japonais qu'il avait coincé entre son jeans et sa peau ; toujours récupérer ce qui peut-être utile : règle de base. Il la confie à la jeune femme, une lueur malicieuse dans le regard « Nous verrons ainsi si l'adrénaline améliore ton score. » Ce jeu est dangereux, ils peuvent mourir et ça lui plait. Il sait que tout peut se finir d'une seconde à l'autre, que finalement tout cela était proche, qu'il savait qu'il n'avait plus qu'à se battre, à détruire. Il n'y avait plus rien autour, juste se battre, non pas pour survivre, mais pour détruire.


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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Lun 13 Mai - 20:23

Nemo Nobody. Rose sourit. Elle lui jette un bref regard en coin. Ce type est une légende dans la mafia russe. Son simple nom fait trembler les plus téméraires. Il est réputé pour ses prouesses militaires mais aussi pour la cruauté dont il fait preuve. Des dizaines de rumeurs à son sujet animent les discussions. Elle se contente d’arquer les sourcils. Elle l’imaginait plus grand. Peut être un peu plus baraqué aussi. Et un peu moins sexy. Mais elle ne dit rien. Nemo serait capable de la dépecer avec un cure dent. Alors elle se tait et se laisse conduire. Sur le chemin, elle ne pense à rien. Si ce n’est à la manière dont elle pourrait l’impressionner. Ce n’est pas tout les jours qu’une légende comme lui acceptait d’aller jouer avec elle, petite newbie de la mafia. Petite archère téméraire et blondinette. Elle apprécie le silence. Il n’a pas besoin de parler, sa prestance parle pour lui. Quand la voiture s’arrête, dans une ruelle peut fréquentée, elle pense aux japonais. Les pauvres. Ils n’ont jamais connu de génocide avant aujourd’hui. Aujourd’hui va avoir lieu la troisième guerre mondiale. Aujourd’hui, elle va écrire une page de l’histoire de Gotham City en compagnie de Nemo Nobody. Quoi de mieux pour se faire une place plus importante dans la mafia ?

Elle est montée sur le toit sans l’attendre, elle a tiré en se laissant volontairement voir. C’est plus marrant et ce n’est pas une flopée de japonais qui vont leur faire peur, si ? Ensemble, elle sait qu’ils sont inébranlables. Rose voit avec délectation la lueur destructrice dans le regard de son compagnon. La gifle part, sa tête tourne sous l’impact, sa lèvre se fend. Elle sourit, passant son pouce à la commissure de sa bouche pour essuyer la goutte de sang qui y perle. Il est capable de violents sentiments, elle aime ça. Appuyée contre la cheminée, elle le regarde tuer un premier ennemi puis n’esquisse pas un mouvement quand une balle vient se perdre à quelques centimètres de sa tête, Nemo est là. Il tire en l’air, le sniper s’écrase au sol. Enfin, il n’avait de sniper que le nom. Il n’a pas été fichu de l’avoir à une distance si ridicule. Elle est une idiote, il ne la lui fera pas. Elle a lu dans ses yeux que ce jeu l’amuse. Elle a vu qu’il est aussi excité qu’elle à l’idée de ne faire qu’une bouchée de ses sushis sur pattes.

« Oses me dire que tu n’apprécies pas. »

Provocatrice, encore et toujours. Rose se détache de la cheminée et s’accroupit. Avec son arc, elle en tue un premier, qui s’approchait de l’échelle à laquelle Nemo est suspendu. Puis un second qui levait son arme vers elle. Elle entend les rangers frapper le sol, il est descendu. Souplement, elle le rejoint. Rien de tel que le plancher des vaches. Quand elle le rejoint, il est planqué sous un porche, un cadavre de japonais à ses pieds. Il lui tend une arme. Elle la prend, effleurant volontairement ses doigts. Elle sourit au changement de plan, une lueur de démence anime ses prunelles vertes. Rose est aussi folle qu’il est cruel. Ils font la paire. Elle retire la sécurité, c’est eux contre le Japon. It’s us against the World. Elle aime ça, elle se mord la lèvre, rouvrant la coupure. A nouveau, le sang perle au coin de sa bouche. D’un clin d’œil, elle accepte le jeu.

« Après ça, je t’emmène fêter notre victoire dans l’une des boites les plus décadentes de la ville. Deal ? »

Rose sort de dessous le porche, s’avance prudemment et passe uniquement la tête à l’angle du mur. Il y a des japonais planqués derrière une table, il y en a accroupis derrière un banc. Les pauvres, comme ci cela allait les sauver. Elle fait encore quelques mètres, se met à couvert derrière un conteneur. Un balle ricoche contre le métal, un téméraire vient de lui tirer dessus. Elle sort de sa cachette, tend le bras et tire. L’homme est touché au cou, son sang se déverse sur son torse dans un gargarisme affreux. Une femme s’approche alors d’elle, la supplie. Rose sourit, murmure qu’elle ne comprend pas le japonais. Elle tire, le crâne explose. Un type en profite pour venir la cueillir au corps à corps. La lame du poignard coupe sa veste, entaille la peau et fait couler son sang. Rose bouillonne. Son poing s’abat sur le visage du japonais qui riposte, elle sent parfaitement ses phalanges dans ses côtes. Elle lui balance un coup de genou dans le ventre, le forçant à se plier en deux. Elle se saisit d’une des flèches laissées dans son carquois et la lui plante dans la nuque. Le type s’écroule, agonisant. Et Rose a juste le temps de se planquer de nouveau derrière sa poubelle avant d’essuyer une nouvelle salve de tir.

Adossée contre le métal froid, elle se débarrasse de sa veste. Elle est foutue de toute façon. Accroupie, la lèvre et le bras en sang, elle fixe Nemo. Elle vient d’en tuer trois, dont une avec un sang froid et une cruauté défiant toute concurrence. Sa langue passe sur ses lèvres alors qu’elle ne lâche pas son compagnon du regard. Ce jeu l’amuse et elle a hâte de voir le célèbre Mr Nobody à l’œuvre.

« A toi… J'assure tes arrières. » Qu’elle murmure, d’une voix que l’excitation du moment à rendue plus rauque qu’à l’accoutumée.

Rose se retourne, s’installe en position de tir. Un crâne dépasse, elle appuie sur la gâchette. Elle entend un cri. Bingo. Et de quatre. Elle attend qu’il se mette à l’œuvre, prête à dégommer tout les japonais essayant de le prendre à revers.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mar 14 Mai - 20:36

Est-ce qu’il appréciait la situation ? Le terme ne serait pas vraiment exact à vrai dire, « prendre son pied » serait probablement plus approprié à ce qu’il pouvait ressentir à cet instant et cela était très certainement plus intense que ce qu’il avait pu vivre la veille dans les bras de cette rouquine tout à fait insignifiante à ses yeux bien qu’il avait toujours aimé les jeunes femmes à la chevelure flamboyante. Comme tout homme Nemo avait des besoins et elle avait fait l’affaire. Alors que certains tuerait pour avoir cette fille une nuit ; Nemo l’avait trouvé quelconque. Il avait eut ce qu’il voulait, il s’était lassé à la seconde où cela c’était terminé. Un jouet sans réel intérêt une fois qu’il en eu fait le tour. Assez réputé pour son coté volage, on pensait qu’il finirait par tomber sur une femme qui cherchait à la poignarder en pleine jouissance, mais il était judicieux dans ses choix, il ne s’approchait que des femmes intéressantes à ses yeux. Elle l’invitait à une soirée ? Il posait son regard azuré sur elle avant de lui répondre d’un ton froid « Parce que tu t’imagine que j’ai envie de passer la soirée en ta compagnie ? » Arrogant comme toujours, à vrai dire peut être pas la soirée, mais la nuit... Mais peut importe, le soleil commençait déjà à se coucher et l’obscurité serait leur principale alliée si l’assaut des sushis devenait trop important.

Il la laisse partir en première ligne. Elle veut montrer de quoi elle est capable, c’était amusant ce besoin que les gens avaient de se surpasser juste parce qu’il était Nemo Nobody, il voulait croire qu’elle l’aurait fait même s’il portait un autre nom. Il serait probablement bien déçu d’apprendre le contraire. Quoi qu’il en soit, il était vrai qu’il attendait d’elle le meilleur. Il l’observe faire, elle est douée et cruelle. Doucement il appui sur la gâchette, la balle part en direction de se type qui essayait d‘approcher par derrière. Il tire sur une tête qui dépasse avant de jeter un coup d’œil vers la jeune femme dans un corps à corps dont elle s’en sort non pas sans dégâts. Elle retourne à l’abri des tirs, tant de balles perdues. Eux, n’en avaient gaspillé aucune. Un score plutôt appréciable. Elle est blessée, elle lui lance à son tour le défi de se montrer. Le bellâtre l’observe avant de lui rétorquer « Tu as intérêt de faire cela correctement. » Il n’avait pas habitude de couvrir ou d’être couvert, solitaire dans l’âme il avait toujours fait attention à tout et cette fois... Il pouvait se montrer négligent, confier sa vie à cette fille, lui faire confiance. Probablement serait-ce important si Nemo tenait à son existence. Mais ce n’était pas le cas, la mort ne lui faisait pas peur ; elle était sa seule amie. « Je reviens. » soufflait-il froidement, une idée semblait l’avoir percuté.

Il n’a pas peur, il sort de la planque après avoir recharger son arme. Il est à la vue de tous, il sent déjà les canons se braquer vers lui, il imagine déjà le claquement de la gâchette ; il prend une impulsion sur son pied gauche, la force qui en dégage lui briserait presque le fémur. Il court, les balles frôlent ses pieds, il semble courir sur les balles, il sent son cœur tambouriner dans son torse. C’était puissant et grisant... Il entend des tireurs tomber, probablement cette Rose. Finalement, il se retourne, dans ses yeux luit la haine et sa soif de destruction. Il tend le bras et tire. Sous ce nouvel angle, les tireurs sont dans son champ de mire, il tire sur les plus proches, il est au milieu de la rue et les balles tombent autour de lui sans qu’on ne vienne le toucher. Au fond ce qui faisait vraiment sa légende c’était la chance qui lui collait à la peau, au hasard... Il aimait le hasard plus que tout, il aimait cette part qui était incalculable, qui échappait à toutes les règles... Et même si les mauvaises langues diront que la chance tourne, elle avait déjà tournée. Car si la malchance l’avait toujours persécuté Adam, Nemo avait vraisemblablement une bonne étoile qui le protégeait. La rumeur courrait que la mort n’en voulait pas...

Finalement son chargeur est vide. Obligé de se refugier derrière une voiture; il s’échappe dans cette ruelle. Profitant de l’obscurité qui tombait pour s’éclipser. Quatre hommes le poursuivent, mais les yeux bridés ne doivent pas aider à voir clair de toute évidence... Il est là, quelque part. Il guette. Il avait l’air d’un loup choisissant la brebis la plus délicieuse, puis finalement il sort son poignard de son Ranger pour venir poignarder dans le dos celui qui s’était approché sans le voir sous ce pont, il avait fait demi-tour. Grave erreur. Bien sur il cris et les autres arrivent alerté. Mais Nemo les attends, il se sent si excité. Il arrive, il a un grand couteau ; c’est amusant. Nemo cours, ses rangers font un bruit infernale ; frappant l’autre d’un coup de pied pour écraser la force gagnée par son élan. Le type tombe sur le dos et Nemo est debout sur celui-ci, il lui écrase le visage de son pied, le bruit qui émane des os de sa face le fait frissonner d’un plaisir intense. Il prend son couteau de force en lui brisant les phalanges pour le lui planter dans l’abdomen. Le sang gicle sur ses vêtements, il éclate de rire avant de se tenir armé des deux mains. Ils sont deux, ils font leurs simagrées de japonais absolument ridicules, il est en infériorité numérique mais qu’est-ce que ça peut bien changer ? Il se bat, le bruit des lames qui s’entrechoquent est délicieux, Nobody finit par planter l’épaule de l’un de ses adversaire, il cris, Nemo jubile. Un coup de poing dans la mâchoire, dans le ventre, un pied dans les cotes... Nobody a mal, mais c’est sans importance car son poignard part se planter dans l’abdomen de celui-ci pour lui percer le poumon. Il suffoque, Nemo l’abandonne ainsi au sol. Le gout du sang dans sa bouche, ce type savait frapper, sa lèvre saignait dans le coin, mais peu importe, il aurait probablement plusieurs hématomes. Son bras forme un cercle quand le couteau de sa victime précédent vient trancher la gorge de l’impotent pour faire tomber se tête au sol.

C’est calme, dans la rue qu’il a quitté les balles continue de fuser ; les renforts ennemis ne sauront tarder, aussi fort soit-il il manquait de matériel pour poursuivre le combat, mais il serait capable de tenter le tout pour le tout. Mais il n’a pas oublié que la belle est blessée, elle a besoin d’évoluer avant d’en affronter plus. Est-ce que cela signifiait qu’il y aurait une prochaine fois ? La possibilité n’était pas à exclure. Mais avant de partir, il comptait bien faire un peu plus de dégâts. Il court, rejoins la ruelle. Un moteur se fait entendre, il rugit. Le 4x4 est criblé de balles, mais il est fait pour supporter. Il pousse les bennes à ordures, explose les bancs et les tables pour écraser les japonais qui se cachaient derrière, il faisait presque nuit. Il s’arrête devant le porche et ouvre la portière passager. Elle est là, il ne la regarde pas, il fixe la route devant lui ; l’homme semble réfléchir. La porte se referme, elle est assise à coté de lui. Il est couvert du sang de ses ennemis, son visage est moucheté de sang et de sa bouche s’est échappé de son sang ; le pare brise est lui aussi sali de sang, mais il se tourne pour regarder dans la lucarne arrière, enclenche la marche arrière. C’est tellement bon, les cris de ses idiots qui pensaient pouvoir les attaquer par derrière, pathétique. Il n’exprime rien, pourtant au fond de son regard glacé on peut voir comme il jubile de plaisir. Il remet la marche avant pour achever les blessés avant de filer à vive allure à travers les rues. « Nos têtes vont couter chers... » lui disait-il l’air pensif, la sienne avait déjà un prix assez conséquent, probablement cela n’irait pas en s’arrangeant peu importe... Passant doucement ses doigts sur sa joue mais il ne parvenait qu’à se faire trois longues trainées de sang. Finalement il s’arrêtait dans cette rue déserte de la ville, un quartier assez paisible de la ville. Tournant doucement la tête pour plonger son regard azuré vers la jeune femme, il sentait qu’elle n’avait cessé de l’observer pendant la route et il en avait suffit pour l’alerter. La pluie a commencé à effacer le sang de la voiture dans un bien triste état. Le moteur se tait, la porte s’ouvre puis claque, brutalement la seconde s’ouvre et il saisit la jeune femme par le cou avec ne poigne de fer pour l’extraire du véhicule, il la plaque contre la portière arrière de l’auto avant de lui dire d’un ton glacial en refermant ses doigts « La prochaine fois que tu décidera de faire échouer mon contrat, assures toi de ne pas être sur mon chemin. A cause de toi, l’un des six à prit la fuite. Tu n’es qu’une idiote et tu es tout simplement inutile. » Il relâche sa gorge pour la faire rouler avec violence sur le capot, elle tombe au sol et il la ramasse en la tirant par son bras blessé avant de l’attirer sauvagement contre lui pour venir lui dérober un baiser ardent, sa langue venant jouer dans sa bouche comme s’il allait lui extirper son âme dans celui-ci, puis il la repousse contre la voiture pour ensuite s’essuyer les lèvres d’un revers de la manche les yeux brillants d’envie de détruire mais pas que...

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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mer 15 Mai - 9:53

Thousand times I’ve tempted fate
Thousand times I’ve played this game


Rose hausse les sourcils, un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. La lèvre inférieure est coupée par la gifle qu’il lui a collée mais elle s’en moque. Nemo lui fait comprendre qu’il ne veut pas passer la soirée en sa compagnie, sur un ton qu’il doit espérer blessant. S’il savait… Cela fait longtemps que ce genre de pique ne l’atteint plus. Elle s’en moque à vrai dire, il fait ce qu’il veut. Même si une soirée, et une nuit, de débauche en sa compagnie cela doit être grisant. Elle se contente de le fixer, elle a morflé lors du corps à corps avec le sushi. Ses côtes la brûlent, son bras est douloureux. Son sang coule, il dégouline, mais elle s’en fiche. Ce n’est pas ça qui la tuera, elle en a vu d’autre. Son épaule porte encore les stigmates d’une balle reçue lors de la funeste nuit où Jared a été assassiné. Etre blessée est le cadet de ses soucis, elle attend le jour où une balle viendra la cueillir, où elle s’effondrera pour ne plus jamais se relever. Cela fait partie du jeu et Rose est quelqu’un qui accepte de perdre. Aujourd’hui, ils sont deux contre une armée de japonais. Aujourd’hui, le contrat est compliqué à réaliser. Plus ils en tuent, plus il y en a. Peut importe… Ce n’est pas ça qui va les effrayer, si ? Nemo la met en garde, elle a intérêt à le couvrir correctement. L’arrogance de ce type commence par sérieusement l’agacer.

« T’me prends pour qui ? » qu’elle balance alors, mauvaise comme la peste.

Il s’élance alors et, protégée par le conteneur, Rose met en joue les japonais. Certains tentent de tirer sur Nemo mais elle est plus rapide et les corps commencent à s’effondrer les uns derrière les autres. Il disparait dans une ruelle adjacente et elle se retrouve seule dans la rue principale du quartier. Seule contre un peuple. Elle sourit, elle sent son sang frapper contre ses tempes. Elle passe sa langue sur ses lèvres, lèche son propre sang. Elle entend les balles ricocher contre la poubelle derrière laquelle elle est tapie. Sombres crétins. Que de munitions gâchées. Elle ouvre son arme, il reste trois balles. Enfin quatre, avec celle piquée à Nemo dans la salle d’entraînement. Dans son carquois, cinq flèches. Oups. Alors là, ça sent sérieusement le roussi. Elle n’entend plus rien alors elle se risque à regarder dans la rue. Il ne semble y avoir plus personne, si ce n’est les civils apeurés et planqués derrière les tables et les bancs. Et là, elle en voit un qui tente de s’échapper. Un de ceux assis à la table que Nemo lui a désignée à leur arrivée. Bordel ! Elle vivante, jamais un contrat ne s’échappera. Elle coince son flingue dans sa ceinture, après avoir remis la sécurité et s’élance à la poursuite du japonais.

Dans la rue, les têtes se relèvent. Comme pour Nemo tout à l’heure, les balles sifflent et elle, elle y va sans filet. Un projectile la frôle, arrachant un peu de peau à son poignet. Sa cible tourne dans une ruelle, elle le suit. Personne. Elle sort le poignard de sa botte. Elle l’aura au corps à corps. Elle a trop besoin du reste de ses munitions pour les types encore cachés ça et là. Le japonais surgit alors de derrière un tas d’ordures et Rose a juste le temps de sauter en arrière pour éviter un coup de couteau. La pointe de la lame entaille son tee shirt, depuis son soutien gorge jusqu’à la ceinture de son pantalon, laissant apparaitre une peau blanche et un ventre parfaitement plat. Son regard brille d’une drôle de lueur, elle va faire qu’une bouchée de ce gars. Il tente un second coup, paré cette fois par la blonde. Sa main libre attrape le poignet qui tient la lame alors que son genou atterri avec force dans l’abdomen du japonais, lui coupant net la respiration. Mais il n’a pas dit son dernier mot ! Il la frappe au visage, le sang s’écoule de son petit nez retroussé. Du revers de la main, elle s’essuie. Il va le lui payer ! Elle lui balance un violent coup de poing de la pommette tandis que son pied le repousse contre le mur. Il est coincé. D’un coup rapide, elle lui enfonce son poignard dans l’estomac. Il vomit son propre sang et Rose insiste jusqu’à ce qu’il en meurt. Une fois le japonais à terre, elle le fouille pour récupérer son porte feuille. Nemo serait bien capable de ne pas la croire quand elle lui dira qu’elle a achevé le sixième type. Elle glisse l’objet dans la poche arrière de son jean et se dirige de nouveau vers la rue.

Là, elle doit faire face à un comité d’accueil. Une dizaine de gaillards, armés de battes et de barres en fer. Oh oh… Là, elle est mal. A dix contre une, aussi douée soit elle, elle ne fait visiblement pas le poids. Pourtant, Rose sourit. Elle vient d’entendre le vrombissement d’un moteur puis un 4X4 lancé à toute allure fonce dans la rue. Les types s’éparpillent comme si cela allait les sauver. Le véhicule s’arrête à sa hauteur, la portière s’ouvre et elle saute à bord. Nemo appuie sur le champignon et ils filent loin du quartier. Leurs têtes vont couter cher. Elle hausse les épaules, elle s’en moque. Royalement. Elle ne peut s’empêcher de le fixer alors qu’il conduit. Il est couvert de sang. Du sien par endroit. Puis elle se regarde à son tour. Son tee shirt est en lambeau, ses mains sont tâchées de rouge et son bras est douloureux. Soudainement, il s’arrête et sort du véhicule. Il est en colère, elle va en prendre pour son grade. Avec violence, il la sort de l’habitacle. Elle n’oppose aucune résistance. Elle sent les doigts de Nemo se refermer sur sa gorge alors qu’il la plaque contre la carrosserie. Elle sent sa respiration se faire plus difficile. Tant de sauvagerie, qu’est-ce qu’elle peut aimer ça ! Il lui balance que c’est sa faute si le type s’est échappé, elle arque un sourcil, moqueuse. Les doigts de l’homme se desserrent mais c’est pour mieux la balancer par-dessus le capot. Elle roule et atterrit lourdement sur le sol bétonné de la ruelle. Elle ne peut retenir un gémissement de douleur. Comme si elle n’avait pas assez morflé pour son contrat à la con. Nemo l’attrape par son bras blessé et alors qu’elle s’attend à recevoir une correction dans les règles de l’art, il lui vole un baiser. Il l’embrasse avec ardeur. Elle lui répond avec passion, sa langue allant taquiner celle de Nemo. Puis, il la repousse, son dos heurte la voiture. Rose le fixe alors qu’il s’essuie la bouche d’un revers de la manche.

« Laisse-moi t’expliquer deux petites choses. De une : tu me fais pas peur. De deux : moi vivante, aucun contrat ne s’échappera, même si j’dois risquer ma vie pour ça. » Elle sort le porte feuille piqué au japonais et le lui lance. L’objet frappe le torse de Nemo et retombe sur le sol. « Ton sixième type est mort. Je lui ai piqué ça, t’es bien capable de pas me croire. Mais on peut aller vérifier si tu veux. Il a résisté le bougre. »

Elle désigne son vêtement dont il ne reste plus grand-chose et son nez bleuit par le coup reçu. Rose a bien failli y laisser plus qu’un tee shirt pour exécuter un contrat qui n’était pas le sien. Elle se détache du 4X4, tend le bras et attrape Nemo par la ceinture de son pantalon. D’un geste brusque, elle l’attire à elle, si bien qu’ils manquent d’en tomber. Elle se colle à lui, plongeant son regard vert dans le sien.

« Alors, Nobody. T’es sur de ne pas avoir envie de terminer cette nuit avec moi ? Ton regard te trahit tu sais… »

Rose l’embrasse alors, avec la même brusquerie et la même ardeur qu’il a employé tout à l’heure quand il lui a dérobé un baiser. Il pleut toujours, bientôt ils ruissellent et le sang qui les tache s'estompe. Elle recule jusqu’à être de nouveau plaquée contre la carrosserie humide de l’auto, sans détacher ses lèvres de celles de Nemo. Le reste de la soirée s’annonce aussi violente que le massacre opéré dans le quartier japonais.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Jeu 16 Mai - 6:42

Il est violent, il l’avait toujours été dans le fond. Alors qu’Adrian avait pensé faire de ce misérable petit garçon une tête pensante de la mafia, Nemo avait imposé sa volonté de destruction. S’il avait dû tout apprendre d’Adrian, cette volonté lui avait toujours été propre malgré ce que pouvait parfois prétendre Adrian, mais Nemo était bien trop secret sur son enfance pour contre dire qui que ce soit, mais les sentiments ne se créaient pas, ils se trompaient tous, Adrian n’avait qu’accentué ceux ci. Au fond de ses yeux magnifiquement azurés, il avait toujours eut cette étincelle, par la vision cauchemardesque d’une famille assassinée. Pourquoi avait-on tué sa famille ? Comment avait été sa vie avant cela ? Il ne le saurait jamais, mais il était presque sur qu’il serait à des années lumières de l’animal sauvage qu’il était devenu à ce jour. Enfant sauvage, à quoi c’était attendu Adrian ? Le domestiqué n’avait pas été facile, et il était toujours rebelle au fond de lui. Au fond de lui, s’il mettait de coté son orgueil, il avouerait être reconnaissant avec Adrian d’avoir toujours cru en lui, de l’avoir poussé à donner le meilleur de lui-même, de lui avoir donné un axe pour sa destruction. Mais voila, Nemo voulait la mort de ce « père », il voulait le voir souffrir comme il l’avait fait souffert, mais surtout la réelle motivation de cette vengeance, était de lui montrer qu’il était bel est bien le meilleur, puisqu’il arriverait à le détruire. Mais lui tirer une balle dans la tête, ce serait trop simple, ce ne serait pas digne de ce maitre, Nemo le ferait souffrir. Touchant l’orgueil d’Adrian en se sacrifiant lui-même, personne ne se doutait de rien, mais il était beaucoup dangereux qu’on ne pouvait l’imaginer, car dès l’instant où Adrian avait croisé le regard ce petit garçon, l’enfant avait été intrigué par cet homme avec la clair volonté de le surpassé pour voir un jour dans son regard une fierté et la peur.

Mais pour l’instant, c’était cette fille qui l’intriguait. Il la violentait, juste pour voir ce qu’elle allait faire. Si elle contre attaquait, il n’hésiterait pas à lui briser cette chose qui lui servait de bras et probablement que suite à cette fracture, et cela malgré de longues et douloureuses séances de réadaptation et de rééducation ; jamais plus elle ne pourrait tirer avec ce stupide arc. Mais il s’en fichait, ce n’était pas son problème à lui. Il lui avait laissé sa chance en l’emmenant ici et elle avait tout gâché. Elle était pathétique et méritait cette correction. Mais finalement, il cessait de la punir, parce que l’adrénaline lui avait tellement de bien, elle lui avait fait du bien. Il l’embrassait pour la rejetter, pourtant son regard laissait voir qu’il n’aspirait qu’à lui arracher ce qui pouvait bien rester de ses vêtements. Elle n’avait présenté aucune opposition, aucune contre attaque, et ce baiser en avait dit long sur les effets de l’adrénaline sur un homme comme Nobody. Il la repousse, elle est contre la voiture, il ne la quitte pas des yeux alors qu’elle le provoque en lui disant qu’elle n’a pas peur de lui. Intéressant... Il était vrai qu’il n’avait vu aucune once de terreur dans son regard, d’ailleurs il aurait presque cru apercevoir un plaisir... Alors comme ça elle l’a eut ? Elle ment... Un objet le frappe, il reste de marbre. C’était vrai qu’il ne l’aurait pas cru, il l’observe de son regard glacial. Peut-être c’était-il emporté ? Tsss... Comme si Nemo Nobody allait se remettre en question, la secouer un peu ne lui ferait pas de mal de toute façon à cette allumeuse...

Doucement il dessine un sourire narquois sur ses lèvres qui voulait juste dire qu’il se fichait qu’elle ait réussit, il la violenterait autant que cela lui plairait. Son sourire s’efface doucement quand il se sent tiré vers la jeune femme avec violence, son bassin part le premier et vient se choquer contre les hanches de la jeune femme. Son facial est glacé, mais au fond de ses yeux brûle cette lueur diabolique. Cette fille ne manque pas d’argument très intéressants. Les mots de la jeune femme le provoquent et il aime ça. Les lèvres de la jeune femme percutent les siennes avec force, le bellâtre pose l’une de ses mains dans la nuque de la jeune femme pour glisser dans sa chevelure dorée qu’il tirait légèrement en arrière. Il se laisse tirer par la jeune femme, son corps se collant au sien. Le baiser avait un gout délicieux, si ce n’était que ses lèvres, mais ce gout de sang était tout simplement divin. Il glisse lentement sa main autour de la gorge de Rose pour lui reculer la tête qui vient heurter la carrosserie, leurs lèvres s’effleurent encore lorsqu’il récupère sa langue avant de rompre le contact. Ils sont couverts de sang de la tête au pied, ils ont l’air de sortir d’un film d’horreur, la pluie tombante donne au cadre un aspect de plus en plus caricatural, mais il s’en fiche ; c’était si bon. Il la toise du regard avant de souffler « Allé, on rentre... » Il n’avait pas répondu à sa question, il lui ferait savoir la réponse en temps voulu. Il prend les mains de la jeune femme accrochées à sa ceinture pour entremêler ses doigts se serait presque romantique s’il ne profitait pas de l’occasion pour lui tordre les poignés. Avant de s’éloigner d’elle pour se remettre au volant, il dépose un baiser doux comme une caresse sur ses lèvres avant de venir la mordre pour ouvrir d’avantage sa plaie, léchant le sang qui s’y échappe avec délice.

La porte se claque, il allume le moteur qui gronde, jetant un regard sur cette fille.« Tu as bien fait de le poursuivre. » Ce compliment sort naturellement, il a beau être arrogant il sait reconnaitre le travail judicieux et correct... Mais... « Mais c’est de ta faute s’il a prit la fuite. Disons que c’était la moindre des choses. » Elle a besoin de soins. Mais la situation n’est pas urgente. Il se tourne vers la jolie blonde, un sourire pervers sur les lèvres avant de lui ajouter en caressant du bout des doigts les cheveux avant de la tirer par ceux-ci pour l’embrasser encore une fois tel un animal sauvage, mais pas moins talentueux. « Mes yeux m’ont toujours trahis... » répondait-il enfin en reculant, oui cette lueur qui brillait au fond de son magnifique regard laissait exprimer bien plus qu’il ne le voulait. Les yeux ne sont-ils pas la fenêtre de l’âme ? Mais si Nemo y exprimait la colère, l’excitation, la rancune, l’amertume, la froideur et la haine. Parfois Adam se laissait entrevoir par une lueur de tristesse, mais Adam était ce jour là très loin, plus loin que jamais. Doucement son regard se tourne vers la route, la voiture avançait à une allure presque raisonnable ; le trajet ne serait pas long : probablement les observerait-on avec un air ahuri dans les couloirs du bâtiment, mais il s’en fichait. Elle irait à l’infirmerie pendant qu’il irait sous la douche se débarrasser de cette odeur de sushi qu’il avait sur la peau... Mais le facteur Rose était toujours existant et imprévisible.

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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Jeu 16 Mai - 20:24

Rose n’a pas toujours été celle qu’elle est aujourd’hui, elle n’est pas née comme ça : elle l’est devenue. Elle n’a pas toujours été une tueuse violente et kamikaze, elle n’a pas toujours sourit alors que son corps de blondinette encaisse des coups de poings donnés dans le seul but de faire mal. Elle n’a pas toujours cherché à défier le destin, à se mesurer à plus fort qu’elle. Avant, elle étudiait la littérature. Avant, elle utilisait son arc dans un cadre sportif. Elle ne visait que des cibles dans l’optique de toucher le jaune. Mais ça, c’était avant de rencontrer Jared. Ca, c’était avant son assassinat. Ca, c’était avant d’être adoptée par la mafia russe. Ca, c’était avant d’avoir décimé la moitié du quartier japonais dans le seul but d’espérer ressentir encore quelque chose. Maintenant, lorsqu’elle prépare son arc, c’est uniquement pour faire éclater les cervelles. Elle affute les pointes de ses flèches, elle affute son poignard. Aujourd’hui, c’est bien l’une des première fois qu’elle utilise une arme à feu pour l’exécution d’un contrat. C’est Nemo qui lui collée dans les mains, la mettant au défi d’améliorer son score. Améliorer son score. Pour eux, cela a été un jeu. Elle le fixe alors qu’il reste de marbre quand le portefeuille frappe son torse. Il n’a pas de cœur, il n’a aucune compassion, il est cruel. Il la violente pour son seul plaisir. Et ça lui plait. Elle aime la manière brusque qu’il a de l’embrasser. Elle aime la manière qu’il a de la saisir à la gorge alors qu’il répond à son baiser. Elle aime la lueur qu’elle a vue dans ses yeux. C’est passionnel, violent. C’est à son image. Quelque chose lui dit qu’ils se reverront après ce soir.

Elle sent la langue de l’homme lui échapper et elle ne peut s’empêcher de gémir de frustration. Rose s’imaginait déjà faire ça là, à même le capot de la voiture. Peut importe qu’ils soient dégoulinants d’eau de pluie, peut importe le sang qui les tache. Ils ne sont pas des enfants de cœur, ils ne le seront jamais plus. Nemo la regarde de haut, elle se perd dans ses magnifiques yeux bleus. Il la lâche, la force à enlever ses mains qui s’aventuraient au delà de la limite fixée par la ceinture. Il tord ses poignets mais elle se contente d’un sourire et d’un haussement de sourcil charmeurs. Il peut bien lui faire tout le mal qu’il veut. Il n’a pas vu que c’était ça qui la mettait dans des états pareils. Depuis la mort de Jared, son monde n’est que violence. Cela lui permet d’oublier la douleur. Elle a fait un choix : les blessures physiques pour estomper son bleu à l’âme. Mais les ecchymoses corporelles finissent toujours par partir. Dans quelques jours, sa lèvre sera refermée, tout comme l’écorchure à son poignet. Ca sera un peu plus long pour son nez et l’entaille sur son bras. Mais eux aussi finiront par partir et la voix de Jared se fera plus forte. Sauf qu’elle a rencontré Nemo, elle a trouvé quelqu’un qui ne se privera pas de lui infliger quelques bleus juste pour le plaisir. Il est le partenaire de jeu parfait. Il l’embrasse, doucement cette fois. Rose appuie un peu plus ses lèvres sur celles de l’homme quand il la mord, la plaie s’ouvre. Il lèche le sang qui s’en échappe. Elle ne peut s’empêcher de sourire. Il vient de lui faire mal.

Ils rentrent. Déjà ? Elle fait la moue. Après l’avoir embrassée et lâchée, il retourne dans la voiture. Elle se décide à le suivre quand elle entend la portière claquer. Rose, trempée par l’eau de pluie, va s’installer du côté passager. Il la complimente, elle affiche un air vraiment surpris. Même s’il reste campé sur sa position. Elle le regarde alors qu’il glisse ses doigts dans ses cheveux avant de l’attirer violement pour l’embrasser une nouvelle fois. Elle aime le gout de ses lèvres. Il s’éloigne et elle le laisse faire, avec une déception bien visible.

« Non. Il a failli s’échapper parce que tu as changé les règles en plein milieu du jeu. » Rose n’a pas peur de le contredire. Elle se cale dans le fond de son siège, pose ses pieds sur le tableau de bord. Elle tire son poignard de sa botte et l’essuie dans ce qu’il reste de son tee shirt. Il se passe un long moment avant qu’elle ne réagisse à sa dernière phrase. « Tu as de beaux yeux. »

Ce n’est pas un compliment, c’est juste un état de fait. Rose est persuadée qu’elle n’est pas la première, et certainement pas la dernière, à lui dire un truc pareil. Nemo a de beaux yeux, personne ne peut le nier. Pas même lui. Une fois sa lame bien luisante, elle la range et le calme se fait. Elle ne dit plus rien jusqu’à ce qu’ils soient arrivés au QG de la mafia. Peut être s’attendait il à ce qu’elle tire le frein à main pour lui sauter sauvagement dessus, qu’elle l’ennuie pour aller tuer encore d’autres personnes, mais non. Non. Elle ne fit rien de tout ça. Le 4X4, dans un bien piteux état, s’immobilise dans le garage. Sans l’attendre, elle sort du véhicule.

« Si tu me cherches, je suis à l’infirmerie. »

La portière claque et Rose disparait dans le dédale des couloirs. Elle ne sait toujours pas pourquoi Nemo la chercherait. Nemo ne doit pas être du genre à chercher quelqu’un, encore moins une nénette qu’il connait depuis quelques heures à peine. A moins qu’il n’ait vraiment envie de pousser un peu plus loin l’échange de baisers opérés avant de revenir. Elle, elle en a envie… La blonde se présente à l’agent chargé de l’infirmerie. Curieux, il lui demande ce qu’il s’est passé. Elle ne répond pas, lui rétorque de s’occuper de panser ses blessures. Il sort une seringue, elle grimace. Elle n’aime pas les aiguilles. Après avoir endormi son bras, après avoir nettoyé le sang séché, il y fait quelques points de sutures. Puis, un bandage bien blanc recouvre le tout. Il applique une pommade sur son nez, elle refuse le strap qu’il veut lui mettre. Tout comme elle refuse qu’il soigne sa lèvre. Nemo a aimé lécher le sang qu’il s’en écoulait. Elle sort de l’infirmerie sans le remercier.

Ses pas la conduisent jusqu’aux douches. Elle sait qu’elle en a besoin. Dans ses mains, elle tient ses vêtements de rechange. Une robe à volants rose, une paire de collants en résille et une veste ajustée. Bien plus sexy que le simple jean et les lambeaux de tee shirt qu’elle porte actuellement. L'endroit est carrelé de blanc du sol au plafond, il ressemble à un hôpital. C'est lugubre, elle n'aime pas prendre sa douche ici habituellement. Mais là, les sushis ne l'ont pas loupée et elle empeste l'eau de pluie. Elle entend l’eau couler, quelqu’un est déjà là. Elle enlève ses bottes, se débarrasse de son haut, le tatouage qui orne le bas de son dos se dévoile. Etre vue, en soutien gorge, par la gente masculine ne la dérange absolument pas. Rose a une notion de la pudeur qui lui est propre. Elle accroche ses vêtements propres à un porte manteau. Elle s’approche doucement de la cabine dans laquelle coule l’eau.

« Nemo ? »

Elle ne sait pas vraiment si c’est lui, elle l’ignore en fait. A cette heure, cela pourrait être n’importe qui d’autre. Mais elle espère que cela soit lui. Finalement, c’est elle qui le cherche. Sa main se pose sur la clenche de la porte et lentement, elle commence à l’ouvrir.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Ven 17 Mai - 19:59

Elle lui répond encore, ce n'est qu'une stupide gamine insolente, mais il ne répond pas, il fixe la route ; la voiture part à une allure modérément rapide, il ne tient pas à ce que le moteur tombe en panne, ce serait peut être bien trop cliché que de lui faire le coup de la panne. Et puis il devait s'avouer assez presser de prendre une douche, bien qu'il n'avait aucun dégout pour le sang, bien au contraire, il en avait un réel et sincère envers les japonais et le sang de ceux-ci sur sa peau le dégoutait tout simplement. Qu'ils étaient pathétiques, dire que ça se prend pour une mafia. Pas foutu de tuer un homme et une femme. Pas foutu de leur tirer un plomb entre les deux yeux, pas foutu de se défendre... Oui, ils étaient lamentables, ils avaient été en infériorité numérique et en armement, la mafia Jap' en prenait un coup, et Nemo en était assez ravie bien qu'au fond de lui, il s'en fichait. La mort, la vie ; c'était lié et finalement sans importance. Il aurait pu tomber ce soir là pour un contrat peu important, il n'avait pas forcement réfléchis, probablement Edward lui ferait encore remarquer qu'il avait beau être brillant il se conduisait comme un idiot, mais contrairement à Edward, Nemo faisait les choses. Nigma tenait à sa vie, et c'était probablement pour cela qu'il se préservait de la sorte, mais Nemo se foutait bien de son existence alors qu'est-ce que cela pouvait-il bien changer qu'il meurt ou survive à chaque fois ?

Elle le complimente sur ses yeux, il ne réagit pas. Il le sait déjà, il est lassé de toutes ses choses qu'on lui disait, qu'on lui dise qu'il était magnifique, séduisant et plaisant, il s'en fichait. C'était parler pour ne rien dire et il detestait cela. Cela pouvait paraitre paradoxal étant donné l'orgueil surdimensionné du propriétaire de ce sublime regard, mais il était fatigué d'entendre la même chose à chaque fois. Et s'il avait toujours été séduisant, il n'en avait pas toujours eut conscience et avait commencé à en jouer uniquement son adolescence passée. Quel gâchis n'est-ce pas ? Nemo n'en avait juste pas vu l'intérêt jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il pouvait avoir beaucoup des femmes juste en omettant de ferme quelques boutons de sa chemise ou en jetant un regard ardent. Mais ce petit jeu l'avait lassé, il avait ut tout ce qu'il voulait et déjà à trente ans il avait cette sensation de déjà vu face à beaucoup de situation. Mais Nemo avait trouvé cela plaisant de violenter cette femme sans qu'elle ne cherche à se défendre, c'était particulier et du rarement vu sans que la victime se mette à chialer. Non, Rose avait souri, c'était comme si elle avait aimé ça, comme si elle pouvait le supporter dans toute sa cruauté. Ils arrivent à bon port, la voiture est dans un état si lamentable qu'il ne prend pas la peine de la garer, la laissant en plan devant le hangar, elle sort de la voiture un peu avant lui en lui disant qu'elle serait à l'infirmerie. Il rit en l'observant s'éloigner, comme s'il allait la chercher... C'était les gens qui venaient le cherche en règle générale et pas l'inverse, à moins qu'il n'ait pour objet de visite de vous fracasser le crâne, sans quoi il fallait toujours courir après lui parce qu'il n'attendait personne.

Dans les couloirs on le regarde avec un sourire en coin, mais lui il regarde devant lui sans se préoccuper des autres. Il entre dans les salles de douches après passé quelques minutes dans un bureau annexe, un endroit peu sophistiqué mais ô combien utile. Après avoir fait dégager le couple qui papillonnait sous l'eau chaude ; il les aurait probablement laissés s'ils ne s'étaient pas mis à gassouiller aux premières caresses. Stoppant leur préliminaire le couple se sauvait peu rassuré par l'allure d'un Nemo couvert de sang, probablement n'était-il plus à une vie volée ce soir là. Combien de temps était-il resté nu sous la douche ; laissant l'eau brulante effacer de sa peau cette couleur rougeoyante. Puis enfin il coupe l'eau, une serviette autour de sa taille, l'autre vient sécher sa chevelure noire qui tombe de chaque coté de son visage. Il sort de la cabine ainsi, autorisé le jeune homme qui attendait qu'il sorte pour entrer de peur de se faire virer. « Entre espèce d'idiot. » Avait-il peur de complexé à coté de Nemo ? Pourtant le jeune homme avait une carrure assez correcte, peut-être même plus carrée que celle de Nemo. Mais Nobody avait un physique un peu trop filiforme pour le métier, mais ce n'était pas le genre de type qui abandonne à la première difficulté.

Se dirigeant dans les cassiers il enfile un boxer noir avant de mettre par dessus un jeans noir. Il a oublié son sac à coté de la cabine, sans mettre de haut, pied nu il retourne devant la cabine lorsqu'il entend son nom. Mais elle lui tourne le dos, elle pense le surprendre sous la douche... Vraiment amusante cette fille. Elle le cherche, comme tout le monde. Il s'approche d'elle alors qu'elle commence à poser la main sur la poigné pour surprendre on ne sait qui, il lui souffle un sourire moqueur sur les lèvres « Trop tard... » Elle se retourne, elle est très jolie, non... Magnifique. Dommage, l'instant sous la douche aurait pu être très intéressant, peut-être que si elle avait passé moins de temps à la couture, elle aurait pu l'avoir à temps et il n'aurait certainement pas dit non, mais elle allait devoir se contenter du bas de gamme derrière cette porte. Il se met à rire, se moquant ouvertement de la jeune femme avant d'ajouter « J'ignore quel idiot se prétextant médecin t'as soigné, mais jamais on ne couvre des points de sutures... » C'était le genre de plaie qu'il ne fallait pas couvrir, notion de base que même le plus simple infirmier connait. Mais il y avait des idiots partout, même dans la mafia, voir surtout dans la mafia. Nemo avait quelques notions de medecine, il touchait un peu à tous les domaines, sauf à l'amour... Il se dévoilait face à elle torse nu, quelques cicatrices montrent que lui aussi a fait des erreurs, en particulier celles de balles qui l'eu touché à divers endroits, mais la plus grosse sur son flanc droit à un horrible gout d'amertume. Tiré à bout portant par Adrian dans la salle d'entrainement parce qu'il fut un élève bien trop rebelle, mais lui tirer dessus n'avait suffi à faire taire la violence de Nemo, pour cela il aurait mieux fallu le tuer. Et sur la hanche, le tatouage de la mafia qu'Adrian lui avait fait faire, ils avaient le même, se serait presque adorable n'est-ce pas ? Mais il dégoutait Nemo plus que tout. Finalement il cède encore, l'embrassant ardemment en serrant doucement sa nuque entre ses doigts si fins puis les serre davantage avant de se défaire pour lui tourner délibérément le dos.

Il ouvre son sac et sort quelques liasses de billets, il en glisse une dans le soutien gorge de la jeune femme avec un regard provocateur « Il me semble que c'est comme ça que tu fonctionnes, non ? » Il s'était quelque peu renseigné sur l'inconnue dans le bureau en touchant sa prime pour le contrat, stripteaseuse n'est-ce pas ? Intéressant. Mais dans le fond assez décevant. Il ajoute en explication finalement malgré lui « Tu mérites bien ta part pour le travail que tu as fait ce soir, même si beaucoup reste à améliorer. J'imagine que c'est moins distrayant que de se dandiner devant un tas de types frustrés ; mais tu y perds ton temps. » Oui, au fond Nemo aurait juste voulu qu'elle consacre plus de temps à la destruction qu'à satisfaire les envies des autres, qu'elle soit un peu plus égoïste comme... Lui... Pourquoi voudrait-il la faire à son image de toute façon ? Nemo s'avouerait presque quelque peu perturber par ce fait, qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir à faire d'elle et qu'elle gâche son talent en remuant du derrière ? Doucement son regard azuré tombe sur son sac qu'il referme avec précaution, il se tourne vers la jeune femme, esquive un léger sourire qui voulait juste dire qu'il lui pèterait les dents si elle le provoque encore une fois. Il prend son départ, il veut retourner en salle d'entrainement, là où est sa place finalement. Au fond, ce petit jeu de cache-cache était tout à fait distrayant, bien qu'il avait la sensation qu'il changerait bientôt celui-ci pour un touche-touche...



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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Ven 17 Mai - 21:16

Lentement, Rose s’approche de la porte. Finalement, elle ne sait pas vraiment qu’elles sont les raisons qui la poussent à agir de cette manière. Mais cette soirée c’était… Elle n’a pas de mots pour décrire exactement ce qu’elle a pu ressentir en se battant aux côtés de Nemo. Enfin, se battre. Trucider. Eliminer. Assassiner. Voilà des termes plus appropriés à la situation. Et puis, cela allait faire grand bruit. Pas mal d’agents les ont vus rentrer ensemble, couverts de sang et d’écorchures. Des rumeurs vont encore courir dans les couloirs. Mais, elle s’en fiche. Royalement. Qu’on la pense en couple avec lui est le cadet de ses soucis. Elle sait pertinemment que ce n’est pas le cas, que ça ne sera jamais le cas. Quoi, il ne faut jamais dire jamais ? D’accord. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas donc le débat est clos. Et pour le moment, Rose a envie de tout sauf de se faire chier avec un mec. Le souvenir de Jared est bien trop cuisant, en témoigne le tatouage qui orne l’intérieur de son poignet gauche. Cependant Nemo arrive à faire taire la voix et ça, c’est étrange. C’est peut être pour cette raison qu’elle est là, plantée devant une porte qu’elle hésite à ouvrir. Pourtant, elle a été bien plus entreprenante. Mais là, elle bloque. C’est étrange, elle ne comprend pas non plus. Et si finalement, il n’en a rien à faire d’elle ? Et si…

Un souffle sur son épaule nue et elle lâche la poignée. Elle a bien fait d’hésiter, elle ne sait pas sur qui elle serait tombée. Un tocard qu’aurait jeté sur elle un regard dégoulinant de pulsions bizarres. Comme la plupart des types devant lesquels elle danse plusieurs soirs par semaine. Mais certainement pas sur Nemo. Rose se retourne et elle se trouve nez à nez avec lui. Un sourire en coin se peint sur ses lèvres. Dommage. Elle aurait bien aimé pouvoir lui frotter le dos. Et pas que le dos d’ailleurs. Il se moque d’elle alors qu’elle lui répond d’un vague haussement d’épaule. Sa chance n’est pas encore passée, elle n’est pas douchée elle. Elle est assez maligne pour trouver comment l’attirer avec elle. Elle regarde les cicatrices qui lardent son torse, le tatouage qu’il a sur la hanche. Sa langue passe doucement sur ses lèvres alors qu’elle le fixe avec une envie non dissimulée. Rose tend le bras, le bout de son index dessine lentement les contours du tatouage. Elle croit reconnaitre le symbole de la mafia, mais elle n’est pas sure. Et elle s’en fiche. Jamais on ne l’obligera à se tatouer ça. Pour elle, les tatouages doivent avoir une signification, un symbole. Comme le R qu’elle a dans le bas des reins, le J sur son poignet. Encore une fois, il l’embrasse de la manière la plus sauvage qu’il soit. Elle sent ses doigts fins se refermer sur son cou, elle en frémit. Nemo ne la connait pas depuis très longtemps mais il a parfaitement compris que la malmener un peu était le meilleur moyen pour l’exciter. Il se détourne et là, il va commettre le plus gros impaire de toute sa vie.

Il sort une liasse de billet de son sac qu’il fourre dans le soutien gorge de Rose. Le regard de la blonde change subitement, sa mâchoire se crispe. Il est en train de la prendre pour une putain. Sur le moment, elle ne dit rien mais elle bouillonne. Elle est capable de toutes les ignominies du monde mais elle préfèrerait encore crever de faim plutôt que de vendre son corps. Même à Nemo, aussi sexy et tordu soit il. En prime, il se fout encore de sa gueule. Ses poings la démangent. Si elle n’a rien dit tout à l’heure, il va en prendre pour son grade. Elle le regarde lui tourner le dos, elle fulmine. En quelques enjambées, elle le rattrape avant qu’il n’ait franchi la porte. Elle le tire par le bras pour le forcer à se retourner. Et sans crier gare, elle lui colle une beigne en plein visage. Rose a frappé de toutes ses forces si bien qu’elle voit du sang perler au coin des lèvres de Nemo. Celle là, il ne l’a pas volée.

« Ecoute moi bien, je ne suis pas une putain. Ce n’est pas comme ça que je fonctionne. Les strip teaseuses ne se font pas payer par les clients. Compris ? »

Rose ignore comment il sait qu’elle s’effeuille pour gagner sa vie. Elle ne veut pas le savoir en fait. Elle sort les billets de son soutien gorge et les lui balance à la figure. Qu’il le garde son fric, elle en a rien à foutre. Elle reste un moment immobile, les poings serrés, les narines palpitantes. L’énervement soulève sa poitrine avec plus d’ardeur, son regard brille étrangement. On pourrait presque y lire une certaine déception. Elle le pensait beaucoup plus futé que ça. Finalement, il est comme les autres. Un mec, ça reste un mec. Ca ne sait pas penser avec autre chose que son entrejambe. Elle sait qu’avoir levé la main sur lui va lui coûter cher et que le retour de bâton va être douloureux. Elle s’en moque. Se laisser malmener, okay. Qu’il se foute allégrement de sa gueule, passe encore. Mais qu’il la prenne pour une putain, ça jamais.

« Ce a quoi j’occupe mon temps libre ne te regarde pas. T’es jaloux, c’est ça ? Tu voudrais que je danse juste pour toi ? »

Rose s’approche, se colle à lui. Elle commence par dandiner lentement du bassin, tandis que sa langue lèche lentement le sang qu’elle a fait couler. Elle l’aguiche, ça l’amuse. Puis brusquement, elle l’attrape par la nuque, le force à baisser la tête. Elle colle sa joue à la sienne et lui murmure quelques mots, au creux de l’oreille. Le ton est suave mais les paroles sont menaçantes. Il ne la connait pas encore assez pour savoir qu’elle en est capable.

« La prochaine fois que tu me prends pour une pute, je te jure que je t’arrache les yeux et que je te les fais bouffer. »

Elle le lâche, se recule. Un moment, elle le toise du regard. Rose lui tourne le dos et ouvre la porte des douches. Occupées par un couple en train de forniquer. D’un signe de la tête, elle leur ordonne de dégager. Ils lisent dans son regard qu’il ne vaux mieux pas la contrarier. Ils décampent. Elle entre, commence à se déshabiller, sans forcément penser à fermer la porte.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Sam 18 Mai - 11:29

La réaction qui s'en suit est amusante, elle n'aime pas qu'il la traite comme une moins que rien ou plutôt une prostituée et finalement c'est ce qui lui plait un peu plus chez elle. Même si elle semblait aimer qu'il se comporte comme un sauvage elle ; elle avait des limites quant-à son respect ; c'était probablement ce qui était le plus important dans le fond, elle savait ce qu'elle valait. Finalement provoquer les gens était un exercice bien trop facile pour un homme comme lui. Il sent les petits doigts de la jeune femme s'écraser sur sa joue avec une force redoutable, sa lèvre a cédé mais il s'en fiche, il n'était plus à ça prêt, il ne sentait plus rien, presque anesthésié. Probablement le fait de se faire tirer dessus à bout portant par un homme qui lui avait toujours repoussé les limites du possible ça aidait à avoir une certaine négligence vis-à-vis de la douleur. Il n'aimait pas ça, il n'était pas un type qui aime se faire frapper, il est plutôt le mâle dominant dans l'histoire ; mais il n'aurait jamais été Nemo Nobody s'il n'avait pas eu sa dose de souffrance avant d'en arriver là. Alors ce qu'elle venait de faire n'était qu'une misérable pichenette, pas la première et encore moins la dernière. Elle était en colère et dans le fond il avait bien espéré voir autre chose chez elle qu'une passivité et d'un semblant de fausse surexcitation face au danger qu'il était, il l'avait trouvé. Les faux semblants, cela l'avait toujours gavé. Finalement il l'avait mérité n'est-ce pas cette correction ? Il s'en fiche. Les billets tombent au sol, dommage... Elle avait si bien tué les Japonais, ceci dit c'était son argent elle en faisait ce qu'elle en voulait, il s'en fichait complètement. Jaloux ? Il dessine sur ses lèvres un sourire moqueur, elle avait de l'humour la petite... C'était une occupation de son temps libre ? C'était absolument pathétique... Elle commence à se dandiner et il reste de marbre, c'était probablement un exercice difficile pour un homme, mais Nemo savait contrôler ses pulsions dans le domaine du raisonnable, probablement que si elle avait davantage insisté, il aurait fini par se jeter sur elle mais elle cesse après lui murmurer des menaces à l'oreille, il lui répond d'un ton glacial avant qu'elle ne s'éloigne de lui « Dans ce cas, j'espère pour toi que tu seras assez rapide... Parce que moi je ne te louperais pas... » Il n'a pas peur, surtout pas d'une gamine aussi peu fiable qu'elle, elle cédait trop vite aux pulsions, trop prévisible... Quoi que... Ceci dit, face à la provocation elle l'était.

Elle part sous la douche, il ne va pas lui courir après. Aussi sexy et nue soit-elle. Il refuse de lui courir après et il ramasse son sac, lentement son regard se pose sur cette robe qu'elle a posé sur le coté, très joli. Pour qui voulait-elle se faire aussi belle ? Peu importe, une jeune fille sort de la douche et dérobe la tenue de Rose sans que Nemo n'intervienne, ce n'était pas son problème. Du moins, pour l'instant. Il approche doucement, pose la main sur la poigné et referme la porte sans rien lui dire, pour une fille qui ne voulait pas se laisser considérer comme une putain, elle avait tout de même un comportement assez dangereux avec lui. Et s'il n'avait cessé de la tester ; elle l'avait quelque peu refroidie. A croire que la beigne avait eu son effet ou qu'il commençait déjà à se lasser ; c'était peut-être un peu des deux. Un sentiment de déjà vu. Dans le fond il s'en fichait, il prend une serviette et va se rincer le visage au lavabo ; son torse touche le froid du marbre quand il sent une douleur un peu plus piquante, un hématome venait d’apparaître, un bon coup de cet abruti de Nem ; probablement que celui-ci allait encore grossir dans les prochaines heures, mais peut importe, il en avait eu des si gros qu'il n'aurait jamais songé avoir à nouveau la peau rose un jour. Il soupire légèrement avant de se rendre au casier où il enfile un tee-shirt et ses Rangers ; il est prêt à retourner souffrir en salle d'entrainement, un peu comme un rite au final.

En sortant des casiers il se retrouve nez à nez avec la jolie blonde dégoulinante d'eau. Ce regard en dit long, il est assez amusé et lui dit avant même qu'elle n'ouvre la bouche « Si je t'aurais volé un vêtement, j'aurais opté pour celui que tu portais encore quand je suis parti. » Le fait qu'il sache de quoi elle avait tenté de l'accuser laissait juste supposer qu'il savait qui avait réalisé ce crime, à savoir si elle tenait tant que ça à ce stupide morceau de tissus pour le découvrir. Il la toise du regard, pour l'instant, il ne lui restait qu'un seul vêtement : la serviette. Plutôt simple à ôter pour une vue d'ensemble plus que parfaite. Si elle pensait qu'il allait s'excuser pour l'avoir provoqué, elle se mettait le doigt dans l'oeil et cela jusqu'au coude. Il ne bouge pas, il attend qu'elle s'écarte de son chemin, mais son instinct lui dit qu'elle l'en a pas l'intention. Il glisse doucement ses mains sur sa taille si fine. Il a cet air si doux et tendre, il penche doucement la tête et probablement n'avait-il même pas idée à quel point il était séduisant et charmant... Comme un romantique qui était dénudé de violence et incapable d'oser l'insulter à nouveau et de faire affront à son honneur de femme. Mais tout à coup la lueur apparaît dans son regard et met fin à ce mensonge qui dans le fond l'eu amusé. Dans un pivotement, il introduit la jeune femme dans la pièce avant de la plaquer contre les casiers en métal glacé sur sa peau tiède de la douche, plongeant son regard azuré dans celui de la jeune femme, il lui demande d'un ton toujours aussi froid mais ses yeux brûlent « Va s'y... Donnes-moi une raison d'être jaloux... » Doucement il applique son torse contre la poitrine de la jeune femme fermement enfermé dans sa serviette avant d'exercer une pression qui lui ferait presque exploser ses glandes mammaires « A moins que ce soit toi qui ne puisse tolérer la frustration de n'avoir pu m'intéresser qu'un bref instant avant que je ne me lasse inévitablement de ta présence... » Son regard plongé dans celui de la jeune femme, doucement il passait la langue sur ses lèvres tandis que ses mains se referment sur ses hanches sans la moindre pitié tout en ajoutant quelque chose dont il doute qu'elle saisisse le sens « Peut-être que dans le fond, cela n'a pas la moindre importance de savoir qui nous sommes ou ce que l'on veut, tant que l'on sait ce que l'on est pas et ce que l'on ne veut pas. » Il était Nemo Nobody, il savait qu'il n'existait pas, et finalement c'était ça le plus important. Elle n'était pas une putain, et c'était ça le plus important. Ce que pensait les autres, c'était bien trop secondaire, c'était là le secret de cet orgueil, il n'était pas un homme, il était un monstre. Et cela, personne n'avait jamais pu l'accepter comme il était, mais ça n'avait aucune importance car il savait ce qu'il ne serait jamais : faible. Alors dans le fond, qu'est-ce que ça pouvait bien changer qu'il soit un vrai salaud et elle une pauvre idiote dévergondée ? Parfois, il faut juste savoir qu'ils n'avaient pas envie de passer à coté d'un moment torride pour le vivre. Un raisonnement bien compliqué pour une simple invitation à la débauche, mais c'était Nemo Nobody et une chose était sur de ce qu'il n'était pas : il n'était pas un homme simple à comprendre.

Elle état si fragile entre ses mains, il aurait Pu la briser d'une seconde à l'autre, mais il ne faisait rien. Il lui faisait un peu mal, c'était suffisant à ses yeux, c'était même plaisant. Alors que la majorité des femmes pleurent sous ses doigts quand il devient un peu trop violent, il se demande si elle en ferait de même ou saurait vraiment le surprendre... Doucement il effleure les lèvres de la jeune femme avec les siennes sans venir l'embrasser, c'était tellement plus jouissif que de la narguer. Il sentait qu'elle en avait envie, pourquoi l'aurait-elle encore cherché ? Pour une robe ? Il ne la croit pas, elle l'avait provoqué en laissant la porte de la douche, elle commençait sérieusement à le rendre dingue lui aussi dans le fond, il avait juste envie de lui arracher cette serviette et faire d'elle sienne le temps d'une soirée...



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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Sam 18 Mai - 20:52

Nemo reste de marbre et ça ne l’émeut même pas. Rose s’en cogne comme de la première de ses robes. Elle se fiche de savoir si oui ou non le coup lui a fait mal, si oui ou non son déhanché l’a excité. Si elle le voulait, des dizaines de types se battraient pour avoir ses faveurs. Elle n’a qu’à se mettre à danser pour ça. Même bariolée de cicatrices, elle reste la favorite dans le rad de paumés dans lequel elle se produit. Alors oui, il est terriblement sexy. Oui, ses baisers sont tels qu’ils font naître de délicieux frissons dans le creux de ses reins. Mais il est aussi monstrueux d’orgueil. Un orgueil parfois déplacé qui a le don de l’agacer. Elle se fout de son pognon, ce contrat n’était pas le sien de toute manière. Elle regarde les billets tomber sur le sol humide alors qu’il lui chuchote de ne pas le louper. Elle arque un sourcil, affiche un sourire narquois. Armée d’un arc, elle ne loupe personne. Au corps à corps, c’est plus laborieux et elle morfle. Mais là aussi, elle en sort victorieuse. La preuve, elle se tient devant lui. Rose est maligne, futée et a le sens du sacrifice. Pour mener à bien la mission qui lui est confiée, elle n’hésite pas à mettre son corps à l’épreuve. Une balafre sur le bras, un hématome sur le nez, une lèvre cisaillée : voilà les cadeaux de ce soir. Mais même dans cet état, la lueur de folie qui brille dans ses yeux lui confère une aura étrange. Attractive pour la plupart des hommes. Même Nemo, avec le temps, finira par céder. Un jour, c’est lui qui la suivra et qui la cherchera. Elle sait que son excès de confiance en elle la perdra. Pour le moment, savoir ce qu’elle vaut et où sont ses limites lui a toujours servi. Pourquoi en serait-il autrement ? Elle s’éloigne après l’avoir toisé. Qu’il vienne ou non, cela lui fait ni chaud ni froid. Avec ou sans lui, Rose a décidé qu’elle irait danser ce soir. D’où la robe rose suspendue au portant à côté de la porte.

Elle se déshabille. Si la porte est restée entre ouverte, ce n’est pas par provocation. C’est juste qu’énervée comme elle est, elle a oublié de la fermer. Après, il peut y comprendre ce qu’il veut. S’il vient la retrouver dans l’état qu’elle est, il sera reçu avec un second coup de poing en plein visage. Nemo finira bien par se rebeller et elle est lucide sur un point : jamais elle n’aura le dessus sur lui à ce jeu là. Cet homme est capable de déployer une force du diable. Il en est maléfique. Elle se glisse sur le jet d’eau quand quelqu’un referme la porte. Lui, probablement. Qui d’autre de toute façon, ils sont seuls ici. Rose sourit. Il dit se ficher d’elle mais il ne semble pas vouloir que quelqu’un la voit nue. Son comportement est l’exact contraire de ses paroles. Elle au moins, elle est constante. Elle s’est éloignée après lui avoir collé un coup au visage. Elle se masse le dos de la main, elle n’y est pas allée doucement. D’un geste brusque, elle arrache le pansement qui recouvre ses points de suture. Pas parce qu’elle écoute les conseils qu’il peut lui donner, non ça elle s’en fiche, mais parce que sous sa veste prêt du corps, ça sera moche. Après s’être savonnée et s’être débarrassée de l’odeur âcre du sang, elle coupe le jet. Elle s’enveloppe dans une serviette et sort. D’un geste machinal, elle veut prendre sa robe et ses doigts se referment sur le vide. Le vêtement a disparu, tout comme Nemo. Elle sert les dents.

« J’vais le tuer ! » qu’elle peste en français, elle parle toujours dans sa langue maternelle quand elle est énervée, plus pour elle que pour quelqu’un d’autre. Elle est bien seule de toute façon, vêtue d’une serviette en éponge qui peine à cacher la naissance de ses fesses.

Rose entends la porte d’un casier métallique se refermer et de l’eau couler dans la salle du fond. Les vestiaires, c’est donc là qu’il se cache, ce… Non, elle n’a pas de nom assez fort pour le désigner à cet instant. Elle va se le faire, tant pis s’il lui fait des bleus ! Elle resserre la serviette autour de son buste, manquerait plus qu’elle tombe sur le sol, et elle s’avance à grandes enjambées. La porte s’ouvre alors qu’elle s’apprêtait à poser sa main sur la poignée et elle tombe nez à nez avec Nemo. Elle n’a pas le temps de l’engueuler que déjà, il se dédouane. Elle arque un sourcil, il pue la culpabilité à vingt kilomètres.

« T’es un putain de taré. Rends-moi mes fringues ! »

Elle croise les bras au niveau de sa poitrine, bien campée sur ses jambes. Elle n’est pas décidée à bouger. Pas du temps qu’il ne lui aura pas rendu sa robe ou au moins lui dire qui est-ce qui le lui a prise. C’est sa préférée en plus ! Rose avec des volants en tulle. Elle détonne accordée avec des bas résilles et des bottes style motarde. Elle le fixe, en colère. Elle reste de marbre alors qu’il glisse une main autour de ses hanches, alors qu’il se penche vers elle. Elle agit comme lui a pu le faire quelques minutes auparavant, quand elle lui avait foutu son poing dans la figure. Il est beau mais elle ne bouge pas, c’est tout juste si sa respiration s’est accélérée. Mais il l’attrape plus fortement et, dans un mouvement souple, il la plaque contre un des casiers. Le métal glacé entre en contact avec sa peau encore humide. Ce n’est pas désagréable. Nemo est quelqu’un qui aime dominer. C’est en lui tenant tête qu’elle aura toute son attention, elle l’a bien compris. Il la met au défi de lui donner une raison d’être jaloux. Mais n’a-t-il pas dit tout à l’heure qu’elle était présomptueuse de penser qu’il veuille passer la soirée avec elle ? Elle a un sourire en coin.

« Viens me voir danser, tu auras des dizaines de raisons d’être jaloux… Si je ne t’intéresse pas, pourquoi est-ce que tu es encore là, hein ? Pourquoi tu m’as piqué ma robe, si ce n’est pour que je revienne te chercher ? »

Finalement, elle l’accuse sans preuve mais elle ne doute pas qu’il en soit capable. Rose est fermement maintenue contre le casier, il exerce sur elle une pression délicieusement douloureuse. Elle sent ses mains se poser sur ses hanches, elle en frissonne sous la serviette qui lui sert de vêtement. Il prononce une phrase bien philosophique pour la situation dans laquelle ils se trouvent tout les deux. A deux doigts de s’arracher ce qui les recouvrent pour laisser enfin exploser toute la tension qu’il y a entre eux. Mais Rose veut encore jouer, elle veut encore provoquer pour savoir s’il va aller jusqu’au bout de ses actes ou non. Alors, d’un mouvement de bassin, elle se décolle du sol et enroule ses jambes autour de la taille de Nemo. Ses bras s’accrochent à son cou, elle le fixe tandis qu’il effleure ses lèvres sans l’embrasser.

« Et qu’est-ce que tu veux, Nemo ? Tu veux faire ça là, à même les casiers des vestiaires, à la vue du moindre clampin qui passerait cette porte ? Est-ce que tu es ce genre d'homme ? »

Elle penche la tête, ses lèvres se posent le long de la mâchoire de l’homme qui la maintient. Elle se contente d’effleurer dans un premier temps, elle commence par titiller le lobe de l’oreille, puis par mordiller la peau tendre de son cou. Dans la position qu’elle est, la serviette ne cache plus rien de ses longues jambes sculptées par la danse. Rose laisse glisser ses mains le long du dos de Nemo, mains qui s’aventurent bien vite sous son tee shirt.

« Est-ce que tu es sur que tu ne veux pas que je sois tienne jusqu’au levé du soleil ? »

Qu’elle finit par murmurer, les lèvres collées à son oreille. Elle est persuadée qu’il va nier, qu’il ira même jusque la lâcher pour qu’elle s’écrase lourdement sur le sol. Mais le langage corporel, il ne pourra jamais aller contre. Qu’il nie et elle ira appartenir à quelqu’un d’autre. Même si elle crève d’envie de jouer à être son amoureuse, le temps de la nuit.
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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Dim 19 Mai - 11:39

Elle l'accuse à tord, en même temps n'avait-il pas une tête de coupable ? Bien sur que si, ce n'était pas comme si ce type de larcin n'était pas dans ses cordes. Il était capable de tout, difficilement prévisible. Et s'il avait laissé cette fille voler la tenue de l'autre, c'était juste par ennui. Il s'était bien attendu de sa part qu'elle l'accuse comme une enfant en le pointant du doigt, et bien c'était presque ça. Probablement valait-il mieux qu'un voleur de jupette, d'ailleurs, il n'était même pas sur que cette robe lui irait bien, est-ce qu'il rentrerait dedans seulement. L'idée de se voir en robe fut assez distrayante pour Nemo, mais tout à fait risible. Un taré ? Probablement n'avait-elle pas idée à quel point, elle avait tord de jouer avec lui si elle n'était pas à la hauteur, parce que fou il l'était, et cela depuis le début. Il le savait, mais il s'en foutait. Il se pensait parfait dans ce qu'il faisait et cela malgré ce défaut, encore l'un des vomissements orgueilleux made by Nobody, ou plutôt Adrian. Peu importe, il se fichait bien dans le fond d'être le meilleur ou non, s'il avait fait tout cela c'était juste dans le but d'exprimer sa haine, sa soif de destruction. Alors premier ou dernier il s'en fichait, il se fichait de tout. C'était assez caractéristique de Nobody que cet orgueil surdimensionné pointé d'un je m'en foutisme royal. Sa vie lui appartenait et il savait que s'il voulait la foutre en l'air, ça ne tenait qu'à lui. Cela n'avait plus la moindre importance à ses yeux, ça n'en avait jamais eu, mais il n'était pas dépressif, il était dangereux. Elle est en colère, il n'exprime rien, parce qu'il ne ressentait rien. Aucune émotion de traverse son coeur de pierre face à la haine de cette fille. Mais elle ne bouge pas, et elle éveille doucement son agacement, mais en la prenant de la sorte contre lui, elle a attisé son désir. Elle est là collée à son torse, il l'a défi de lui donner une raison d'être jaloux, il sait qu'elle n'y arrivera jamais. Aussi longtemps qu'il s'en souvenait la dernière fois qu'il avait fait une crise de jalousie il avait manqué de faire sauter une base militaire de la mafia russe, mais encore il fut sous l'influence d'Adam, fou de jalousie de voir Trishka épouser un autre. Ironie du sort, aujourd'hui Nemo devait la tuer. Nemo n'aurait pas la moindre pitié et Adam ne serait plus là pour la protéger. C'était ce qu'il croyait du moins... Nemo avait pour projet d'éliminer Trishka, quitte à se mettre la mafia de Gotham sur le dos, fuir vers la Russie avec le clair sentiment de toute puissance et de domination sur Adam. Mais l'avenir ne saurait être aussi simple pour lui. D'ailleurs, l'avait-il été une seule fois ? Nemo avait du se battre toute sa vie, pour une existence qui ne lui plaisait pas. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien changer ?

La voir danser ? C'était bien tenté, mais des filles du spectacle, il connaissait déjà et il doutait qu'elle soit si extraordinaire que ça pour pourrir à Gotham City. Elle l'accuse encore, il sourit amusé avant de répondre « Peut-être parce que je voulais offrir cette pelure à ma copine ? » Il éclate de rire, que c'était drôle, lui en couple... L'idée le ferait presque hurler de rire, elle sait qu'il ment. Il ne s'attache à rien ni à personne. La prendre ici ? Il devait avouer que c'était plus que tentant. Quel genre d'homme était-il ? Probablement ne comprendrait-elle jamais. Elle devait haïr, elle devait avoir vécu quelque chose d'absolument ignoble qui vous arrache toute votre âme, elle doit se sentir affreusement seule au fond d'elle et se foutre du monde entier ; non, elle ne ressentait pas tout cela ; elle n'était pas comme lui. L'une de ses mains part glisser sur la cuisse découverte de la jeune femme tandis que l'autre la soutient dans cette position avec une poigne de fer. Doucement il tourne le visage vers la jeune femme, mord la peau de sa joue avant de capturer ses lèvres délicieuses tandis que ses mains dans son dos le caresse. Ils se contredisaient, aucun ne voulait vraiment avouer à l'autre qu'il en avait envie, juste parce que les règles du jeu qu'avait posé Nobody étaient ainsi, mais il fallait changer de jeux avoir que celui-ci ne l'ennui.

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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Dim 19 Mai - 21:44

L’offrir à sa copine ? Rose hausse les sourcils, affiche un sourire en coin. Elle est dubitative. Il la prend vraiment pour une idiote ? Il ne faut pas se fier à la couleur de ses cheveux, la française est terriblement intelligente. Et puis quand bien même il en ait une de copine, qu’est-ce que cela peut bien lui faire à elle ? Elle n’a pas prononcé de vœux de fidélité, ils ne sont pas mariés. Elle n’en a rien à cirer qu’il soit en couple, elle n’est pas jalouse de toute façon. Et la nénette serait déçue si elle venait à lui demander des comptes. Rose a le coup de poing facile. Elle est du genre à frapper et à discuter ensuite. Et quelle femme serait assez folle pour supporter Nemo à longueur de journée ? Pour supporter son orgueil, ses moqueries et sa brusquerie. Qui peut vouloir passer une vie aux côtés d’un type pareil, aussi beau soit il ? Mais elle ne gobe pas ses âneries, il est bien trop fier pour s’encombrer d’une femme. Si un jour il en trouve une qu’il juge à sa hauteur, il s’en lassera au bout de quelques semaines. Il a dit ça pour essayer de provoquer un semblant de jalousie, elle en est persuadée. Mais pour que Rose soit jalouse, il faut déjà qu’elle tombe amoureuse. Ce qui n’est absolument pas le cas en ce moment présent. Ses sentiments se situeraient plus entre la curiosité, le désir et l’agacement. Mélange détonnant et terriblement excitant. Elle a envie de lui, là maintenant, tout comme elle rêverait de lui en coller une pour qu’il ferme son clapet.

« T’as envie de fringuer ta copine comme moi ? Etrange venant d’un type que je n’intéresse pas. »

Provocation quand tu nous tiens. Elle est entrée dans son jeu, elle s’applique selon les règles qu’il a imposées. Elles lui conviennent parfaitement. Rose le toise du regard alors qu’elle s’accroche à lui comme une naufragée à un canot de sauvetage. Elle aime le provoquer parce que cela a le don de l’agacer. Et quand il est agacé, il est violent. C’est aussi pour ça qu’elle lui a posé toutes ses questions qui n’attendaient pas spécialement de réponse. C’est en lui tenant tête qu’elle a le plus de chance d’attirer toute son attention. Elle veut qu’il s’intéresse à elle ce soir mais il est inconcevable qu’elle le lui avoue. Le charrier, prendre des coups et en donner, c’est bien plus excitant. Le jeu initié est tout bonnement délicieux mais il commence par s’étioler. Les baisers, aussi fougueux soient ils, vont finir par la lasser elle aussi. Il lui mord la peau de la joue alors qu’elle a laissé ses lèvres s’attarder contre son oreille, elle sent ses mains glisser sur ses cuisses. Elle frissonne. Nemo l’embrasse avec passion, leurs langues entamant une danse des plus enflammées. Il la décolle des casiers, elle heurte violement la porte. Son corps, meurtri par les coups des japonais, se rappelle douloureusement à elle. Mais la douleur est délicieuse ce soir.

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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Lun 20 Mai - 20:56


Elle le provoque encore, mais il ne répond pas. Il a envie de changer de jeu, la provocation fut amusante, mais il est persuadé qu'ils peuvent faire mieux. Jouer sa vie, jouer était la seule chose qui puisse l'animer en dehors de la violence. Et personne n'avait jamais su être à la hauteur de ses jeux, ses partenaires tombaient les uns après les autres parce qu'il était trop dur, parce qu'il était sans pitié. Il se fichait de la mort de son jouet, il se fichait de sa souffrance, il voulait juste jouer. Juste laisser courir sa haine et son imagination, deux notions particulièrement développé chez notre homme sanguinaire et égoïste. Nemo a besoin de jouer, de dominer l'autre, d'être ce monstre sans pitié parce que c'était juste ce qu'il était, il n'était pas doux et romantique, il n'était pas amical et festif. Il ne pensait qu'à lui, c'était aussi simple que cela. Le tueur n'avait de pensées pour personne. Il n'y avait que lui qui comptait, parce que les autres n'en valaient pas la peine, parce que ces gens si fier de porter un nom ne valaient pas plus que lui. Alors que ce soit lui où les autres qui tombent, qu'est-ce que ça pouvait bien changer ? Il fallait bien des perdants et la machine Nobody ne pouvait pas perdre, s'il venait à échouer il ne saurait certainement pas survivre, il était fait pour réussir, pour gagner. L'échec ne pouvait faire partie de sa vie, mais il savait qu'un jour il ferait une erreur, elle lui couterait la vie et finalement il n'a pas peur. Un jour il trouvera plus fort ou égal à lui-même, mais il était loin d'imaginer que cette personne... C'était lui.


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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mar 21 Mai - 13:44

Sticks and stones may break my bones
But chains and whips excite me

Rose sent le regard que Nemo pose sur elle. Il n’y pas que du désir. C’est bien plus ardent que cela. C’est violent. Cruel. Excitant. Elle est consciente de ce qu’il peut lui faire, elle le sent alors qu’il glisse ses mains autour de son cou. Elle sait qu’il peut lui briser les os en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Qu’il peut la faire hurler de douleur jusqu’à ce que sa voix s’éteigne. Pourtant, elle n’a pas peur. Elle s’en fiche. Tout ce qui importe, c’est que les deux parties y trouvent son compte. La douleur physique lui permet d’oublier qu’elle n’est plus qu’une coquille vide depuis la mort de Jared. Qu’elle n’est plus qu’une jeune folle, tout juste sortie de l’adolescence, qui prend des vies pour espérer ressentir un peu la sienne. Et Nemo… Et bien lui, il prend simplement du plaisir à frapper. Elle veut être un punching ball, il veut taper sur quelqu’un. Finalement, ils se sont bien trouvés. Il peut bien la tuer ce soir, elle sait qu’elle ne manquera à personne. Elle n’a plus de père, sa mère n’a jamais voulu d’elle. Sa vie n’a plus beaucoup d’importance. Il peut la lui prendre, cela ne l’effraie pas. Il n’y a plus grand-chose dans ce bas monde qui l’effraie réellement. Plus grand-chose capable de la faire pleurer.


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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mar 21 Mai - 22:27


Pourquoi l'avait-il marqué de la sorte ? Parce qu'elle l'avait fait. Mais elle fut douce, il ne l'était pas. Il aimait jouer à la torture ; dans ce jeu il était le cowboy et elle la petite indienne avec son arc. Un jeu qui lui plaisait, il ferait d'elle ce qu'il voulait parce qu'elle était juste à lui jusqu'à ce qu'il ait décidé de lui rendre sa liberté. Elle rit et cela lui plait tout autant qu'il en est étonné. Elle supportait, non encore mieux... Elle réclamait... Non, mieux... Elle aimait cela. Comment ne pas aimer avoir un jouet aussi brillant ? Une fille à torturer, à frapper et cela sans qu'elle ne pleure, qu'elle ne disse non. Elle en voulait encore et il avait de la violence à revendre. Si elle voulait souffrir, il lui ferait bien plus de mal que jamais personne n'avait pu lui en faire dans la vie. Physiquement évidement, il ne connaissait rien de sa vie et il n'aimait pas s'aventurer sur ce terrain là. Il parait que la torture mentale est particulièrement douloureuse, mais c'était trop long à son gout. Alors il frappait, encore et encore. Elle avait la peau tendre qui ne demandait qu'à être martelé. Elle allait souffrir comme personne, comme jamais. Elle avait voulu jouer avec lui, il serait son bourreau. Il la détruirait, la brûlerait, il ne resterait plus grand-chose de la fierté de cette garce lorsqu'elle sortira des casiers. Mais avait-elle au moins un semblant de fierté au fond d'elle ? Elle avait refusé d'être sa putain, il espérait qu'elle serait assez forte d'esprit pour ne pas s'écrouler trop rapidement entre ses doigts.

Elle ne peut plus respirer, il ne la libère pas. Il veut qu’elle se débrouille, ça l’amusait bien trop cette torture, il se demande quand est-ce qu’elle deviendra violette, quand suppliera t-elle ? Il voudrait la voir pleurer, mais il serait déçu dans le fond qu’elle défaille déjà. Le jeu venait à peine de commencer, il voulait qu’elle lui en donne plus, qu’elle se défende un peu. Mais il avait la posture de dominant et il était curieux de savoir ce qu’elle ferait pour respirer à nouveau.






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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mer 22 Mai - 16:34

La douleur a un sens aussi longtemps qu’on en fait notre ennemie. Phrase à méditer. Mais du coup, pour Rose, elle n’a aucun sens. La douleur, la souffrance physique, n’est pas son ennemie. Au contraire, elle est sa meilleure amie. Celle qui console, celle qui permet d’oublier un peu. Pourtant, elle est éphémère. Elle finit toujours par s’effacer : les bleus s’estompent, les coupures cicatrisent, les os se consolident. Alors, la blonde recommence. Encore et toujours, jusque ce qu’un jour son corps soit brisé pour de bon. Son job de tueuse à gage est parfait pour elle. De plus en plus souvent, elle y va au corps en corps, brute et kamikaze. Quand elle prend un coup, elle en redonne deux. Qu’on lui brise un doigt et elle brisera le poignet. Elle a découvert que son corps pouvait endurer bien des choses avant de défaillir. Le coup de ceinture n’est rien. Son dos en gardera toujours une marque, trace du passage de Nemo. Et alors ? Elle s’en fiche, du temps qu’il ne la défigure pas. Elle s’en fiche de lui appartenir, elle s’en fiche qu’il la blesse pour son seul plaisir. Plus rien n’a d’importance depuis le décès de Jared. Le monde est gris, fade. La vue du sang lui confère une couleur rougeâtre et un gout âpre qu’elle a appris à apprécier. Qu’elle a pour habitude de réclamer. La jeune étudiante française est devenue une tueuse sans le moindre scrupule. Seule la cruauté de Nemo semble dépasser la sienne. Duo détonnant et terriblement dangereux. Pour le reste du monde mais également pour eux même. Jusqu’où vont-ils être capables d’aller ce soir ?

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A. Nemo Nobody
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Sam 25 Mai - 8:29

Elle lui disait être résistante à la douleur, l'était-elle autant que lui ? Avait-elle subit des tests à la con pour voir combien de temps il tenait avant de perdre connaissance ? Renouveler les tests pour voir s'il s'était amélioré ou non ? Il en doutait sérieusement, de toute façon la gente féminine n'avait pas une si grande résistance à la douleur et probablement que s'il avait la main plus lourde en lui brisant les membres pleurerait-elle sa maman. Et lui ? Il aurait mal, mais moins qu'elle ; parce qu'il en avait porté des plâtres et des atèles, il avait été blessé à plusieurs reprises pour qu'un jour il ne se laisse plus avoir, pour qu'un jour il perde toute trace d'humanité et devienne un monstre. Mais que pensait cette fille ? Qu'il était un monstre ? Qu'il était fort mais un connard sans limite ? Peut-être bien les deux. Mais personne ne saurait voir la souffrance qu'il y avait eu derrière tout ça, et puisque personne ne voulait voir ou comprendre, puisque personne ne le pouvait parce qu'il était trop terrifiant ou un jouet intéressant ; il ne s'occupait pas plus des autres. Il les laissait mijoter dans leurs douleurs pendant que lui ne ressentait plus rien. Enfermé dans ce corps, Nemo Nobody n'avait mal de rien. Bien sur, si on s'intéressait et arrivait à lui faire arracher quelques mots de sa « formation », il dirait que cela avait été horrible. Il n'entrerait certainement pas dans les détails parce qu'il n'en avait pas envie, parce que cela ne ferait que raviver sa haine envers Adrian et les siens. Il devait garder cette haine pour le moment propice : celui de la vengeance. Alors finalement ce qu'elle pensait n'avait pas la moindre importance, au fond de lui c'était trop tard, il voulait tout mettre à feu et à sang ; rien d'autre ne l'intéressait. La vengeance, juste la vengeance. Alors qu'elle se range derrière lui ou qu'elle se dresse sur son chemin, cela n'avait pas non plus la moindre importance car il était seul dans ce combat, il avait toujours été seul. Cette fille ne pouvait pas comprendre, probablement avait-elle déjà connu l'amour, le chagrin d'amour ; cela expliquerait bien des choses. Mais chez Nemo, c'était le vide affectif. Le néant, il ne se souvenait pas de s'être attaché à quelqu'un ne serait-ce qu'une fois dans sa vie. Trishka diriez vous ? C'était à mourir de rire, Nemo en voulait Trishka c'était Adam qui était juste fou d'elle. Pourtant, Nemo se souvenait de l'avoir vu passer dans les couloirs, attirer son attention et même s'il avait été odieux avec elle ; dans le fond il avait cru qu'elle le comprendrait dans sa solitude au sein d'une mafia où il n'avait jamais demandé d'atterrir. Mais elle l'avait trahis, alors si Adam pourrait la pardonner, Nemo ne le pourrait certainement jamais.


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Rose E. Desault
MessageSujet: Re: Bury me, bury me... | Nemo [***]   Mar 28 Mai - 21:47

La douleur n’est rien. Nemo peut bien frapper, griffer et torturer autant qu’il le désire. Rose est imperméable à la souffrance physique. Elle sait encaisser, elle sait résister. Personne ne le lui a appris, c’est son caractère. Elle est comme ça. Elle emmagasine, elle fait la sourde oreille aux supplications de son corps. Elle sait que cela est dangereux, d’autant qu’elle ne connait pas encore ses limites. Elle ignore jusqu’où elle peut aller, elle ignore qui elle est en mesure d’affronter. Dans l’absolu, personne ne lui fait peur. Nemo n’est pas une exception. La mafia le craint. Mais pas elle. Peut être est-ce une erreur ? Peut être que non. Peut être qu’elle réussira à gagner son respect de cette manière. Ou non. Elle ne sait pas, elle s’en fiche. Elle n’est pas là pour impressionner qui que ce soit, même s’il répond au nom de Nemo Nobody. Elle se contente de faire ce qu’on lui demande de faire, elle tue puis rentre chez elle. Une vie de mafieuse bien rangée en somme, entrecoupée de shows plus ou moins sensuels dans un bar de la ville. Une vie creuse, en réalité. Rose tue dans le but de se sentir vivante. Mais finalement, elle ne l’est plus. Elle danse pour ressentir un peu ce corps qu’elle se plait à martyriser depuis la mort de Jared. Un corps vide, que les ecchymoses et les griffures peinent à remplir. Elle ne connait rien de la vie de Nemo, elle n’est pas sure de vouloir connaitre. Mais qu’il ne s’imagine pas être le seul à se sentir à part dans ce monde.


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