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 Emily Winters ~ Hawk

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Hell of Gotham
MessageSujet: Emily Winters ~ Hawk   Jeu 30 Aoû - 22:24


Emily Jenn Winters



♠️ Quand ton corps parle,
il parle plus fort que la raison ♠️


♠️ CARTE D'IDENTITE ♠️

† Alias : Hawk

† Age : 26 ans
† Statut : Mariée à Thomas Fireheart
† Orientation : Hétéro
† Nationalité : Américaine
† Métier : Gérante du Cirque
† Groupe : Animals

♠️ CARACTERE ♠️
Marquée par une enfance passée à fuir, Emily est devenue quelqu'un de particulièrement méfiant avec les gens qu'elle ne connaît pas. Elle est très maternelle et protectrice avec les personnes qu'elle décide de prendre sous son aile (sans mauvais jeu de mot), et considère les gens vivants au First Day Circus avec elle comme des membres de sa famille. Elle a cependant beaucoup de mal à se confier et a horreur que l'on s'inquiète pour elle. Emily dissimule de nombreux secrets, plus ou moins importants, c'est sa manière de garder le contrôle sur son existence. Elle aime les causes désespérées, les défis l'attirent et stimulent son caractère entreprenant. Paradoxalement, elle ne sort pratiquement plus du Cirque seule, depuis qu'elle s'est amusée à narguer Norman Osborn. Elle n'a pas peur de mourir, elle préfèrerait la mort à l'enfermement, aux cages qui hantent encore ces cauchemars. Emily n'est pas une personne impulsive, elle est certes déterminée et même particulièrement têtue parfois, elle ne fonce jamais tête baissée. Elle sait ce qu'elle veut, et surtout fait ce qu'elle veut, mais toujours de manière réfléchie et calme. Seule, également, car elle n'aime pas demander de l'aide ou devoir compter sur quelqu'un d'autre qu'elle-même.


♠️ APTITUDES ♠️
Emily parle plusieurs langues : anglais, espagnol et français parfaitement, cependant elle commence à oublier son grec et son italien. Elle a vécu en Europe plusieurs années alors elle connaît bien l'histoire du continent et sa culture. De ce fait, véritable caméléon, maîtresse dans l'art de s'adapter à n'importe quelle situation, elle n'a aucun mal à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Au Cirque depuis quelques années, elle est devenue une lanceuse de couteaux très douée, et une excellente acrobate. Comme elle ne souffre pas du vertige et que ses ailes lui donnent confiance en elle, elle n'a que des facilités avec cette discipline.


♠️ PARTICULARITÉS ♠️
Emily a une cicatrice de brûlure sur tout l'intérieur de la paume droite, vieux souvenir de sa fuite du laboratoire en flammes d'Oscorp. Elle a, depuis les expérimentations dont elle fut le cobaye involontaire, un ADN mi-humain, mi-chouette. De ce fait, elle a une meilleure ouïe, une meilleure vue, quelques plumes sur la nuque et surtout, elle est capable de se transformer physiquement en chouette. Elle préfère également la nuit au jour.



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Mirror, mirror


Derrière le miroir se cache Swendra, je suis une schtroumpfette armée d'un casse-noix et d'une boîte de cookies, j'ai 20 ans.

Je suis arrivé(e) à Gotham grâce à un coup de baguette magique et de manière générale je trouve qu'on se peuple vite maxred mais que le staff est sadique What a Face . Mon personnage est un PV. Mon avatar est Olivia Wilde.

Sinon mon smiley préféré c'est danse et j'ai bien lu le règlement, la preuve : VALIDE. Oh ! Et j'allais oublier danse .




Dernière édition par Emily Winters le Ven 31 Aoû - 18:56, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Emily Winters ~ Hawk   Jeu 30 Aoû - 22:26


Histoire





2012 – septembre

Les rues de Gotham étaient telles qu’elle les avait gardées dans son souvenir. Rien n’avait changé, si ce n’est le regard qu’aujourd’hui Emily portait sur la ville. Elle n’était qu’une petite fille lorsqu’elle était partie, une fillette qui regardait les immeubles gris en levant les yeux, se tordant le cou pour mieux voir. A présent, elle admirait le monde par au-dessus et cela changeait tout. Les années l’avaient profondément marquée, mais rien autant que ce qu’elle avait vécu dans son enfance.

Ecartant les bras, Emily monta sur le rebord du toit de l’immeuble. Elle fixa un instant le vide, puis sauta. Le vent s’engouffra dans sa chevelure brune, Emily plissa les yeux. Elle tombait à une vitesse folle, si vite qu’elle perdit rapidement la notion du temps. De manière plus ou moins volontaire. Elle finit par déployer ses ailes quelques secondes avant de s’empaler sur un réverbère de la voie publique. Un nuage de plumes blanches l’enveloppa, alors que ses ailes formaient comme deux voiles dans son dos. Elle reprit rapidement de la hauteur, certaine que le lendemain un badaud quelconque aurait vendu à une feuille de chou, elle aussi quelconque, qu’il avait vu un ange dans la ville de tous les vices. Emily portait toujours une longue robe blanche lorsqu’elle avait décidé de voler. Elle avait coupé le dos de son habit, pour permettre à ses ailes de s’ouvrir. Etre prise pour l’envoyée d’un Dieu auquel elle n’avait jamais cru l’amusait beaucoup.

Le vent l’emporta jusqu’au port de Gotham. Là, Emily se posa doucement sur les docks, et s’assit sur un ponton de bois entre des navires esseulés. La lune se reflétait sur l’eau, impressionnant astre d’argent dans la nuit d’ébène. La même lune qu’elle avait vu, la nuit de son évasion, vingt années plus tôt. Il était trois heures du matin. Le moment préféré d’Emily, et de l’animal qui sommeillait en elle depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvienne. Ou malheureusement pas. Elle avait parfois de vagues réminiscences d’avant. Avant…



1992 – avril

Elle se souvenait du feu, de la chaleur et de l’odeur de la peur. Elle suintait par tous ses pores, au fur et à mesure que les flammes se rapprochaient de sa cage. Car comment appeler autrement cet endroit dans lequel elle vivait ? Ils. Ils vivaient. Non, plutôt, ils survivaient. Aucun enfant ne devrait vivre cela. Pourtant elle savait qu’ils étaient au moins une trentaine là-dedans. Dans ce cauchemar. Il y avait le garçon dans la cage en face de la sienne, qui ressemblait trait pour trait à la petite fille dans la cage voisine. Il y avait celui qui se tapait la tête contre les barreaux, à s’en faire saigner le crâne. Celui qui adressait parfois une prière en levant les yeux vers un ciel qu’aucun d’entre eux n’avait vu depuis des années. Et celle que l’on entendait pleurer doucement la nuit.

Elle pouvait tous les décrire. Leurs petites manies, leurs petites habitudes,… c’était par cela qu’ils se connaissaient, et qu’à leur manière bien à eux, ils tenaient les uns aux autres. Ils avaient le visage de leurs voisins gravé dans leur esprit, mais ignoraient tout de l’enfant qui se trouvait quelques cages plus loin, hors de leur vue. Les cages étaient installées en enfilade, et ils n’en sortaient la plupart du temps qu’inconscients. On leur envoyait un somnifère par les circuits d’aération, ou ils l’ingéraient dans la nourriture. Sauf en cas d’urgence, là un homme en blouse bleue venait leur faire une injection dans le bras. Elle avait horreur de ça, mais ce n’était presque rien comparé au reste de ce qu’ils faisaient ensuite, quand elle se retrouvait seule avec eu dans le laboratoire.

Le laboratoire était une grande pièce qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire. C’est de là que le feu était parti. On ne sait comment. Elle avait vu la fumée au bout du couloir. Quelques enfants avaient criés, réveillant ceux qui dormaient encore. Elle, elle ne dormait pas la nuit. Le jour, elle était du nombre de ceux qui somnolaient d’un œil. Les hommes en blouse bleue le savaient, ils ne venaient la chercher qu’à la tombée de la nuit ou très tôt à l’aube. Il n’y avait pas d’homme en blouse bleue pour leur dire quoi faire, ni pour venir les chercher. Les enfants regardaient la porte du laboratoire brûler, les flammes pourlécher le bois verni. Etrangement tout le reste de l’installation était en fer, ou fait d’un autre métal dont elle ignorait le nom, mais pas la porte. Ni le toit. Il était en pierre. Une roche humide, où la condensation formait parfois des gouttes qui leur tombaient dessus.

Elle posa sa main contre l’un des barreaux de sa prison. Et hurla. Le métal était brûlant. Une marque rouge s’était imprimée presque instantanément dans sa chair. Quelques regards alertés par son cri se posèrent sur elle. Son voisin poussa une sorte de grognement guttural pour lui demander si elle allait bien. Elle lui répondit par un piaillement douloureux. Ils ne parlaient pas. Aucun d’eux. Certains réussissaient à prononcer des mots humains, mais faire des phrases comme celles que prononçaient les hommes en blouse bleue leur était impossible.

Pourtant, elle avait su. Elle s’en rappelait, et même qu’elle aimait ça, quand les mots formés dans sa gorge et sur sa langue quittaient sa bouche. Elle rêvait encore à la chaleur d’un lit, un peu trop petit, un peu trop dur, mais un paradis comparé à sa cage. Aux gazouillis d’enfants qui jouaient, aux sourires sur les visages des adultes qui s’occupaient d’elle. Elle n’en avait qu’un vague souvenir. Des couples qui venaient de temps en temps les regarder, leur parler avec gentillesse, et repartaient avec un enfant que l’on ne revoyait plus. Mais qui renvoyait parfois une feuille où il s’était dessiné à côté de sa nouvelle famille.

Avec le temps, elle pensait parfois pour elle-même avoir tout inventé. Quelque part, c’aurait été plus facile que ces souvenirs soient des mensonges. La douleur aurait été moins forte. Parfois, elle l’était tellement qu’elle sentait son cœur… brûler.

Elle était sortie de l’enfer, elle ne sait plus comment. Avec l’aide des autres enfants, sûrement, mais elle ne se souvenait de rien. Il arrive que la vie vous fasse ce cadeau : l’oubli. Elle avait voulu marcher mais ses jambes étaient en coton, à force d’années passées dans sa cage. Elle avait voulu crier, demander de l’aide, mais il n’y avait personne sur la plage où elle avait rouvert les yeux. Quelques traces sur le sol l’amenèrent à supposer que d’autres comme elle, s’étaient enfuis du brasier. Ils avaient dû la croire morte, elle était couverte de sang. Pourtant, une petite voix au fond d’elle lui disait que ce n’était pas le sien.

Elle s’est levée. Elle a fait quelques pas et ses jambes peu à peu ont accepté de la porter. Elle a marché longtemps, traversant la plage déserte en pleine nuit. Finalement elle a vu des bateaux, c’était la première fois, et trouvé l’entrée du port. Les docks n’étaient pas l’endroit rêvé pour une petite fille. Elle ne tarda pas à faire la mauvaise rencontre que, fatalement, une fillette perdue nue sous la lune, fini toujours par faire. Elle surprit involontairement deux hommes, visiblement occupés à forcer la porte d’un container, et fut prise aussitôt en chasse par eux. Mais ces jambes ne parvinrent pas à la faire courir plus de quelques mètres. Avant qu’elle ne prenne conscience que les hommes allaient l’attraper, elle se senti rapetisser, rapetisser incroyablement.

Sa première transformation, bouleversée par la frayeur que lui inspiraient ces hommes, et la peur de tomber entre leurs mains. Le désir de liberté avait pris possession de son cœur, et elle s’était sentie pousser des ailes. Littéralement. Elle volait. Et tout son corps s’était métamorphoser comme jamais jusqu’alors. Elle avait volé en direction de la ville, car elle avait été seule trop longtemps, et que revivre cette solitude la terrifiait. Elle captait une multitude de sons fantastiques, des bruits par milliers, en provenance de toutes les directions. Une cacophonie de sonorités qui lui étaient pour la plupart inconnues encore. Et après des années à n’écouter que les voix des hommes en blouse bleue, les pleurs de ses voisins de cellule, et le silence des longues journées qui s’égrenaient à l’identique des précédentes, ce vacarme était à ses oreilles la plus douce des musiques.

Elle s’était posée sur le rebord d’une véranda, dans le jardin d’un petit pavillon résidentiel. Elle ne savait pas pourquoi cette maison-là plus qu’une autre, ou en tous cas si elle ne le savait pas encore elle l’apprendrait bientôt. De son perchoir improvisé, elle avait guetté une souris qu’elle avait attrapée, fondant sur elle instinctivement après l’avoir localisée grâce à son ouïe si fine. Et puis, elle en avait mangé un peu. La viande était tiède, un peu amer, elle n’avait pas tout avalé. Elle avait quelque chose à la place de la bouche, qui était pourtant pratique pour déchirer les chairs de sa proie. Elle était trop fatiguée pour se demander ce qui était en train de lui arriver, elle s’endormie-là, dans le jardin d’une petite maison choisie au hasard.



1992 – juin

Elizabeth Winters posa un regard attendri sur la petite-fille qui jouait sur le tapis du salon. Cela faisait deux mois que le ciel lui avait fait ce cadeau. Deux mois qu’Elizabeth se réveillait tous les matins et se précipitait dans la chambre voisine de la sienne, pour s’assurer que son petit ange s’y trouvait encore. Un mois qu’Elizabeth se couchait tous les soirs, un peu plus heureuse que la veille. La dernière fois qu’Elizabeth s’était sentie aussi heureuse, c’était ce jour où elle avait annoncé à son époux William que leur fils Wyatt allait avoir une petite sœur. Le Destin en avait voulu autrement, et le bébé était mort-né. L’effroyable drame s’était produit un an plus tôt, et Elizabeth n’avait plus souri depuis ce jour-là… Jusqu’au matin où elle était sortie prendre le journal sur son perron, et où elle avait trouvé une enfant endormie à côté d’un cadavre de souris.

William entra dans le salon, poursuivi par Wyatt qui tenait un revolver en plastique dans la main, et était affublé d’un chapeau de cow-boy.
PAN PAN PAN ! Tu es mort papa !
William s’affaissa au milieu de la pièce, mimant comiquement un mort agonisant. La fillette se mit à taper dans ses mains, comme pour applaudir. Elizabeth en ressenti un léger pincement au cœur. L’enfant avait neuf ans, environ, et si elle avait fait d’incroyable progrès depuis son arrivée, elle n’arrivait toujours pas à parler. Au début, Elizabeth avait cru qu’elle était l’un de ses enfants sauvages dont parlent les légendes. Mais elle avait rapidement compris à force d’observation, que la petite fille n’apprenait pas : elle réapprenait. Elle avait su toutes ses choses, mais pour une raison qu’Elizabeth ne s’expliquait pas, elle avait oublié comment manger proprement, comment rester propre, comment se tenir en société, … Cependant elle semblait avoir définitivement perdu la parole.

La sonnette de la porte d’entrée retentie dans la maison.
Wyatt, tu veux bien arrêter de tuer ton père pour qu’il puisse aller ouvrir ?
L’époux d’Elizabeth, un grand bonhomme déjà presque chauve, au visage rond et à la souplesse d’un éléphant, se releva avec le sourire. Alors qu’Elizabeth continuait le jeu avec le petit Wyatt, elle perdit de vue la fillette.

William Winters avait redouté cet instant depuis le matin où Elizabeth n’était pas rentrée avec le journal. Il était sorti rejoindre sa femme, inquiet de ne pas la voir revenir à la table du petit-déjeuner où il l’attendait avec leur fils, et l’avait surprise agenouillée près d’un petit corps nu et maigre. Un petit corps semblable à tous ceux qu’il avait abandonné dans ce laboratoire en proie aux flammes de l’enfer… Derrière sa porte, sur le perron abrité par sa véranda et devant sa maison, deux inspecteurs de police se tenaient bien droits.
William Winters ?
C’est bien moi.
Bonjour monsieur Winters, nous sommes les inpecteurs Lee et Green du bureau des disparition, ville de Gotham. Vous avez déclaré il y a quelques semaines avoir trouvés une petite fille dans votre jardin. Est-ce bien exact ?
Tout à fait exact. balbutia William, en proie à une vive anxiété
Les services sociaux de la ville ont, à votre demande et suite à la découverte par nos services que cette enfant n’était pas recherchée, entamés une procédure d’adoption pour vous en confier la garde. Est-ce également exact ?
William, de plus en plus inquiet, hocha la tête d’un signe affirmatif.
Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous, monsieur Winters. La mauvaise, c’est que vous n’allez pas pouvoir adopter cette fillette. La bonne, c’est que nous avons retrouvés ses parents.
Le choc assomma à moitié William. Il en fallait plus pour mettre KO un tel colosse, mais il s’imaginait déjà devoir annoncer à sa femme qu’on allait leur enlever l’enfant…
Puis-je… puis-je savoir comment s’appellent… ses parents ?
Vous avez abrités chez vous une célébrité, monsieur Winters ! Norman Osborn a promis de vous offrir une récompense, car c’est sa fille que vous avez retrouvé. Sa fille illégitime, dont il a cherché à cacher l’existence pour la protéger de la presse. D’où le fait que sa disparition n’ait pas fait beaucoup de bruit. Sinon bien sûr, vous imaginez…

Oui, William imaginait parfaitement. Il imaginait très bien, également, le plan que Norman Osborn avait mis en place pour récupérer l’un de ses précieux sujets de laboratoire, lorsqu’il avait su que l’un d’eux avait survécu. Car William Winters connaissait jusqu’au moindre des plus noirs secrets d’Osborn et de sa compagnie. Il avait travaillé pour lui. Et quel travail ! S’occuper de la sécurité d’un laboratoire secret, sous la ville même ! Au début, William avait cru ce job tout à fait innocent, et puis un jour, l’un des cobayes s’était échappé. Et il avait découvert qui se cachait derrière les grandes portes qu’il gardait : des enfants. Des enfants soumis à des expériences, depuis des mois, des années. Lorsqu’il l’avait compris, William s’était mis en tête de mettre fin à tout cela, et de libérer les pauvres cobayes. Les jours avaient passés et il avait peu à peu réalisé et ces enfants n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, impossibles à être sauvés. Il avait prié pour eux et avait lavé par le feu les monstruosités perpétrées par une armée de blouses bleues.

Et alors qu’il croyait cette histoire terminée, car rien ne pouvait le lier à l’incendie, il y avait veillé, le lendemain matin sa femme retrouvait l’un des enfants sur le pas de leur porte. William n’avait pas voulu en croire ses yeux. Il avait tenté de protéger Elizabeth d’un autre choc, certain que la fillette ne survivrait pas plus de quelques jours. Et pourtant… William avait été stupéfait de voir à quelle vitesse l’enfant se remettait de ses sévices physiques. Comble de tout, Wyatt, gamin de huit ans bagarreur et turbulent, c’était pris d’affection pour la petite fille cependant aussi vieille que lui. Les jours avaient passés, et William avait bien cru que la vie pourrait continuer son court ainsi…

Mais Osborn l’avait retrouvé. Elle. Il l’avait retrouvé elle. Au fond de ses tripes, William avait su, à l’instant où il avait ouvert la porte aux policiers, qu’il ferait l’impossible pour garder celle qu’il considérait à présent comme sa propre fille.
Nous sommes venus… Ah ! Est-ce la fillette ? s’enquit l’inspecteur Lee
William se retourna au moment où elle percuta ses jambes, enroulant ses petits bras encore maigres autour d’elles. Elle était si petite qu’elle ne lui arrivait pas encore à la taille.
Non ! s’empressa de répondre William
Non ? s’étonnèrent les deux inspecteurs
C’est la nièce de ma femme.
Les deux inspecteurs levèrent chacun un sourcil suspicieux. Green se pencha vers la fillette et lui adressa un sourire carnassier. Instinctivement William passa la main dans les cheveux de la gamine, d’un geste possessif et protecteur.
Et comment tu t’appelles alors, toi ?
Les deux hommes sur le perron ne croyaient visiblement pas un mot de cette histoire, ils étaient convaincus qu’ils avaient en face d’eux la fillette disparue.
Tu n’as pas de prénom ? insista Lee
Wyatt arriva à ce moment-là.
Arrêtez d’embêter ma sœur ! cria-t-il
Ta sœur ? Je croyais que c’était votre nièce, monsieur Winters…
Les inspecteurs jubilaient.
Ses parents… morts dans un regrettable accident… elle vit avec nous… maintenant. parvint-il à articuler
Ils n’y croyaient toujours pas. Et même encore moins qu’avant !
Quel est ton prénom ? insista Green
D’un geste, il obligea William et Wyatt à s’écarter. Elisabeth, qui venait d’arriver, regarda la scène avec effroi. Elle ignorait tout de ce qu’avait fait son mari, et de qui était véritablement l’enfant qu’ils abritaient chez eux.
On attend ! fulmina Lee en dévisageant la fillette
Emily. Emily Winters, c’est mon nom.



1994 – août

L’Italie n’était pas un pays désagréable. Alors que la voiture filait sous le tunnel vers la France, Emily sentait au fond d’elle qu’elle allait regretter Vérone. Mais il était temps de partir. Voilà deux ans qu’ils parcouraient l’Europe, après avoir fuis les Etats-Unis. Ils : William et Elisabeth, le couple qui l’avait adopté, et Wyatt, leur fils, son frère. Il écoutait de la musique, casque sur les oreilles. Ce n’était pas très fort, mais Emily percevait chaque nuance dans le timbre de la voix de la chanteuse. Elle ne savait pas pourquoi elle avait une ouïe aussi exceptionnelle.

Quelques semaines plus tôt, William avait commencé à lui dire qu’elle était assez grande pour lui parler des souvenirs qu’elle avait d’avant. Si elle avait envie d’en parler, bien sûr. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais dit un mot sur son passé. Elle se rappelait des cages, mais elle ne se sentait pas prête à confier se souvenir à quelqu’un, même à un homme aussi attentionné et gentil que son père. Ou sa mère. D’ailleurs, William lui avait bien dit de n’en parler qu’à lui et à personne d’autre. Emily se demandait pourquoi.

Cette nuit-là, ils s’étaient arrêtés dans un petit camping près de la frontière. Tout ce qu’ils possédaient tenait dans une caravane, avec laquelle ils voyageaient partout. Emily aimait sortir lorsqu’il était tard, que la nuit était tombée depuis longtemps. Elle marchait dans les allées du camping, quand elle fut surprise par son père.
Tout va bien, Emily ?
Elle fut tentée de lui répondre que oui. Mais ne le fit pas. Elle ne voulait plus lui mentir sur ce qu’elle ressentait, et sur les bizarreries dont elle était capable sans pouvoir se les expliquer. Alors elle lui raconta tout. Les cages, le quotidien avec les autres enfants, l’incendie, la fuite dont elle avait retrouvé quelques images, quelques sons, et puis la plage et les docks, les deux hommes qui l’avaient poursuivie, la sensation de voler ensuite, même si elle savait que c’était impossible. Pas impossible, lui répondit son père. Et ce fut à son tour de tout lui dire. Avant de mettre le feu au laboratoire, il avait lu des dossiers sur les expériences génétiques qui y étaient menées sur des enfants. Les blouses bleues avaient cru que ces expérimentations avaient toutes échouées.

Mais Emily était capable de se transformer en chouette, intégralement. Et sous forme humaine, elle gardait certains des instincts de l’oiseau de nuit. Alors c’était bien la preuve que les blouses bleues étaient parvenues à… l’impossible.





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MessageSujet: Re: Emily Winters ~ Hawk   Ven 31 Aoû - 12:19


Histoire





2003 – juillet

Wyatt posa ses lèvres sur la joue d’Emily et leva son verre.
A tes vingt ans !
Dans le bar du Premier Jour, perdu au milieu d’un petit alpage de France, une trentaine de personnes, clients et employés, levèrent leur verre à la santé de la jeune femme. Celle-ci était souriante, pas intimidée le moins du monde. Avec émotion, Wyatt ne pouvait s’empêcher d’admirer tant d’assurance et de bonne humeur affichées sur le visage de sa sœur.

La famille Winters avait acheté un bar dans un village minuscule, où la seule animation restait le fort d’entraînement militaire voisin. Ils tenaient le bar tous les quatre, sans l’aide d’aucun employé. Dans le village, on disait des Winters qu’ils n’étaient pas très loquaces sur eux, mais qu’ils tenaient l’un des endroits les plus agréables des environs. On parlait du caractère emporté de Wyatt, de la gentillesse de sa mère Elisabeth, de la méfiance de monsieur Winters, et du charme d’Emily. Tous les militaires étaient d’ailleurs d’accord sur ce dernier point. Ils étaient les clients les plus fidèles du Premier Jour, depuis qu’Emily était en âge de remplir leurs verres.

On prêtait à la jeune fille quelques aventures discrètes, avec ces militaires de passage. Rien de sérieux, ni pour eux ni pour elle. Jusqu’au jour où elle s’était amourachée d’un élève officier un peu plus vieux qu’elle. Il lui avait promis monts-et-merveilles, et il l’aimait avec sincérité alors elle s’était fiancée. Sur un coup de tête et parce qu’elle avait envie de tromper l’ennui d’un quotidien qu’elle trouvait trop sombre, trop monotone. L’homme s’appelait James Carter et était bien élevé. Il avait des manières de gentlemen et une certaine classe naturelle. Auprès de lui, Emily perfectionna une attitude de grande dame qu’elle quittait rapidement la nuit venue, pour aller voler dans la forêt.

Elle s’était donné le surnom de Hawk. Rien d’original. Elle s’était habituée à ne pas être comme les autres, et à aimer ça. Plus encore, elle apprenait à s’accepter et à vivre pleinement une existence qui aurait pu se terminer dans une cage. Une cage qu’elle revoyait encore, bien souvent, dans ses cauchemars. Une cage et un animal, la chouette en elle, dont elle ne parlait jamais à personne. Seul son père savait son secret, il en faisait partie. Plus d’une fois Emily avait voulu mettre son frère et leur mère dans la confidence, mais elle n’avait jamais su comment s’y prendre pour ne pas les choquer. Elle ne doutait pas de leur amour, cependant elle avait trop peur que le regard qu’ils portaient sur elle ne change suite à cette révélation.

La famille Winters au complet avait accepté James Carter. Emily n’avait que vingt ans, mais cela n’avait pas d’importance. Ils étaient tous d’accord qu’elle l’épouse, jugeant qu’il était parfait pour elle. Certes, il était souvent en voyage pour suivre des stages militaires, mais cela ne semblait pas impacter négativement sur leur amour. Ou en tous cas, Emily ne le montrait pas. Mais en réalité, à chaque départ de James c’était un peu plus dur pour elle de résister à la tentation… elle l’aimait de tout son cœur, mais elle aurait rêvé vivré une passion plus intense. Son corps le réclamait inlassablement. Et quand un étranger entrait dans le bar du Premier Jour, elle se mettait secrètement à espérer que ce serait celui qui réveillerait son âme.



2004 – janvier

La neige recouvrait le village d’un épais manteau de coton. Le mariage devait avoir lieu le printemps même. Tout le monde attendait ce jour avec une impatience non dissimulée. Pourtant, le mariage ne serait jamais célébré, c’est ce que pensa Emily à l’instant où elle vit John Hooper entrer au Premier Jour.

Elle ne l’avait jamais vu. Mais elle le reconnu tout de suite. Il n’avait jamais entendu parler d’elle. Mais il sut tout de suite qui elle était. Emily regarda John et John regarda Emily. Cela dura tout le temps qu’il mit pour traverser le bar, de la porte d’entrée au comptoir derrière lequel elle se tenait, immobile.
Bière ? demanda-t-il avec un fort accent américain
Tout de suite. répondit-elle
Depuis le temps, Emily avait perdu le sien, d’accent. Elle parlait parfaitement français, italien et avait des notions de grec, les langues des pays où les Winters avaient vécu, après avoir fui Gotham. Et la famille Osborn.

John Hooper était un véritable gorille. Pas seulement parce qu’il était grand, taillé dans le roc et large d’épaules, fort comme un bœuf et… Non, John Hooper était un gorille comme Emily Winters était une chouette. Il s’était évadé du laboratoire la nuit de l’incendie lui aussi, et il avait trouvé refuge dans un bateau en partance pour la Floride. Il avait six ans mais ne faisait pas son âge. Un capitaine l’avait pris sous son aile et ne l’avait plus lâché. Il n’avait pas eu autant d’amour qu’Emily, ni une aussi bonne éducation, mais elle s’en moquait. Il avait ce côté sauvage et éprit de liberté que James Carter n’avait pas…



2007 – octobre

En posant le pied sur le sol américain pour la première fois depuis quinze ans, Emily pensait que l’émotion qu’elle ressentirait serait plus intense. Il n’en fut rien. A peine eut-elle mis pied à terre qu’elle fut soulevée comme une mariée, ce qu’elle n’était pas et n’avait finalement jamais été, par John Hooper. Celui-ci était suivi de Wyatt Winters, et de Susan Hooper, la jeune nièce du capitaine qui avait adopté John, et donc sa cousine. Tout quatre traversèrent l’aéroport et louèrent une voiture qui devait leur servir à rejoindre Gotham. Tout quatre avaient une seule chose en tête en revenant ici.

Cela faisait trois ans que les quatre jeunes gens se connaissaient. Trois ans : ce qu’il avait fallu à Emily et à John pour réaliser qu’ils ne se sentaient parfaitement entiers qu’ensembles. Ce n’était pas de l’Amour, qu’ils ressentaient l’un pour l’autre, même s’ils l’avaient cru durant un temps. Ils avaient cru s’aimer, en réalité ils avaient seulement besoin l’un de l’autre. Et si eux ressentaient ce besoin-là, ils étaient certains que quelque part, d’autres comme eux le ressentait aussi. Donc, en toute logique, John et Emily s’étaient mis dans la tête de retrouver les autres enfants échappés du laboratoire secret, quinze ans plus tôt. Parce qu’ils ne pouvaient pas accepter d’être les seuls survivants…

Tout avait commencé à Gotham, et tout devait s’y terminer. Emily le sentait. Elle avait fui durant trop longtemps, et pire que cela : elle avait obligé sa famille à fuir. Avant de partir, John et elle avaient voulu être honnêtes avec les personnes qu’ils aimaient, et malgré les risques, ils avaient avoué la vérité à leurs familles. Les réactions de chacun les avaient beaucoup surpris. Pour finir, Wyatt et Susan avaient déclarés qu’il n’était pas question qu’ils partent sans eux, et que peu importait le danger que pouvait représenter Osborn s’il apprenait que ces anciens cobayes avaient survécus, ils allaient les aider à retrouver les autres.

Bien sûr, Emily s’était aussitôt opposée à l’idée. Si Osborn ignorait combien d’enfants avaient pu s’échapper de son laboratoire, il avait la certitude qu’une petite fille au moins, y était parvenue. Et cette petite fille lui avait échappé. Le nom qu’elle portait était plutôt courant, mais Emily savait qu’elle courrait un réel danger en rentrant à Gotham. Elle s’en moquait. C’était même ce qu’elle voulait : faire sortir Osborn et l’obliger à avouer au monde entier les atroces expériences qu’il avait mené sur des dizaines d’orphelins. Et Emily était prête à assumer les conséquences d’une telle révélation.

Un nouvel homme était entré dans la vie d’Emily Winters, cette année-là, sous le regard plus que suspicieux de John Hooper. Ou plutôt, pour commencer, l’homme était rentré dans sa voiture à un feu rouge. Belle entrée en matière pour un couple qui décidément, dès le début et jusqu’au bout, ne ferait rien comme tout le monde. Après une brève conversation à base de tôle froissée et de questionnement sur le nom du garage le plus proche, Emily et Thomas Fireheart étaient allés boire un verre. Juste un verre. Et puis dans la suite que Thomas avait prise dans un hôtel quatre étoiles du centre-ville, ils avaient pris un autre verre. Puis un autre. Et suffisamment pour que, sur un coup de tête à quatre heures du matin, Thomas et Emily s’envolent dans le jet privé du milliardaire Indien, se marier à Vegas.

Autant dire que, lorsqu’ils réalisèrent ce qu’ils venaient de faire, vingt-quatre heures plus tard, le choc fut de taille. D’un côté Emily était certaine que ses parents, Wyatt et John seraient furieux de ce qu’elle avait fait, d’un autre côté Thomas était un homme d’affaire réputé pour ses conquêtes et son caractère de Don Juan. Ses actionnaires, ses conseillers et ses partenaires financiers pouvaient comprendre ses aventures d’une nuit, mais certainement pas qu’il se soit marié à une parfaite inconnue rencontrée même pas deux jours auparavant. D’un commun accord, les deux jeunes époux décidèrent de garder leur union secrète.

Mais pour combien de temps ? Effectivement, de manière évidente, leur secret n’en resta pas un très longtemps. Bien que mariés, ils avaient décidés de ne pas être vus ensembles, et pour ne pas prendre de risques, le plus sûr moyen était : de ne pas être ensembles. Logique imparable qui posait cependant un problème de taille : ils aimaient être ensembles. Plus que cela, ils aimaient chaque instant passé l’un près de l’autre, et chaque instant passé à attendre de retrouver l’autre. En un mot, ce qui les unissait désormais et qui se renforçait un peu plus à chaque fois qu’ils essayaient tant bien que mal de se repousser, ce n’était plus les liens sacrés d’un mariage express dans la ville du péché, c’était l’Amour. Seulement, l’un comme l’autre ne l’avait pas encore réalisé à ce moment-là. Quand ils le comprirent, ils étaient tous les deux en train, dans le plus grand secret, de signer les papiers d’un divorce à l’amiable. Et le temps de réaliser, les papiers étaient déjà signés.

C’est donc tout naturellement que, à la sortie du cabinet d’avocats qu’ils avaient trouvés pour officialiser leur séparation, Thomas se mit à genoux pour demander la main d’Emily. Et cela sous les yeux d’une foule de touristes armés d’appareils photos. Rapidement la nouvelle fit le tour de l’Amérique : le plus séduisant et volage des milliardaires des Etats-Unis venait de faire sa demande à une inconnue. La nouvelle fit l’effet d’une bombe dans la famille d’Emily, et encore plus certainement auprès de John. Quant aux réactions des proches de Thomas, elles ne se firent pas attendre. Avec beaucoup de tact, le jeune homme parvint à calmer tout le monde, Emily charmant d’un sourire les quelques irréductibles associés rabat-joie de son mari.



2011 – novembre

Quatre ans s’étaient écoulés depuis qu’Emily, Wyatt, Susan et John étaient revenus à Gotham. Depuis ce jour-là, peu de choses avaient changées. Et en même temps, plus rien n’était pareil. Elizabeth et William Winters étaient morts dans un accident de voiture en Europe, laissant à leurs enfants le bar du Premier Jour. Malgré leur attachement pour celui-ci, Wyatt et Emily prirent la décision de le vendre. Avec l’argent de la vente et à l’aide non-négligeable de Thomas Fireheart, son époux, Emily pu acheter l’endroit de ses rêves : une fête foraine.

Son ambition était d’en faire un refuge pour toutes les personnes comme elle et comme John, une fois que le scandale du laboratoire génétique éclaterait. Pour l’instant cependant, le projet était au point mort. John s’était mis en tête de retrouver l’emplacement du laboratoire, et peut-être de découvrir de nouveaux éléments dans les décombres de l’incendie, mais pour l’instant ses recherches étaient demeurées infructueuses. Emily de son côté, avait réussi à faire du First Day Circus un endroit agréable, une oasis de paix et de bonne humeur au milieu de la sombre ville de Gotham. Ce n’était cependant pas ce qu’elle avait originellement voulu faire de cet endroit, et elle ne désespérait pas pouvoir un jour y voir d’autres personnes comme elle.

Les années passant, Emily s’était peu à peu éloignée de Wyatt et de John, adoptant le Cirque pour nouvelle famille. Et Thomas. Le milliardaire, souvent appelé à l’étranger, n’était pas plus fidèle que la jeune femme à leur serment prononcé devant prêtre, familles, journalistes et foule de témoins. Cocu ? Ils l’étaient certainement autant l’un que l’autre ! Mais au fond de cette infidélité partagée, il y avait un sentiment dont ils avaient tous les deux peur : l’engagement. Ils s’aimaient. Ils le savaient et aucun des deux n’auraient eu l’idée de renier cet Amour immense qui les unissait. Néanmoins ils vivaient dans la même peur : celle de s’ennuyer, de tomber dans la monotonie, dans la flemme et la paresse du quotidien, s’ils s’arrêtaient de vivre chacun de leur côté pour ne plus vivre qu’ensembles.

Un jour de novembre pourtant, la solide union de ce couple improbable faillit bien voler en éclat. Thomas Fireheart et Norman Osborn s’apprêtaient à signer une association qui lierait leurs entreprises à jamais. Alertée par hasard du projet, Emily décida, pour la première fois et contre la promesse qu’ils s’étaient faits, d’intervenir dans les affaires de Thomas. Se faisant passer pour sa secrétaire, Emily donna rendez-vous à Norman Osborn un jour, dans l’un des immeubles de bureaux appartenant à l’Entreprise Fireheart. Elle n’eut aucun mal à y rencontrer Osborn, seule à seul.
Et pourquoi refuserais-je l’alliance que me propose Fireheart ? persifla Osborn
Emily n’avait pas décidé de faire preuve de tact. Elle lui avait annoncé, de but en blanc, qu’elle ne voulait pas que cette alliance se fasse. Elle n’hésita donc pas une seconde et mit sous le nez d’Osborn la profonde cicatrice qui marquait sa main.
Parce qu’il y a dix-huit ans, je me suis fait cela en m’échappant d’un laboratoire en flammes. Un laboratoire dans lequel se trouvaient des dizaines d’enfants, prisonniers de cages sordides. Un laboratoire, monsieur Osborn, qui vous appartenait. Et vous n’avez aucune envie que les journalistes s’intéressent à cette histoire…
Presque imperceptiblement, Osborn avait pâlit.
Emily Winters… On vous a cherché pendant des mois… mais jamais je n’aurais imaginé que vous ayez la stupidité de revenir !
Ne commettez pas l’erreur de me menacer, Osborn !
Pourquoi m’en priverais-je ? Vous n’êtes absolument rien, mademoiselle Winters. C’est votre mari qui a tout. Vous, vous ne possédez rien.
Avec un sourire, Emily répondit :
Vous vous trompez… Thomas Fireheart possède la fortune, la célébrité, tout ce qu’un homme peut vouloir, et moi, moi monsieur Osborn, je possède Thomas Fireheart.
Elle marqua une pause avant de continuer :
Cette alliance entre vos entreprises ne se fera pas, vous pouvez me croire sur parole. Vous savez qui je suis à présent, vous pouvez considérer cela comme une déclaration de guerre entre vous et moi.
Sur ses mots, Emily s’était levée puis était partie. Et effectivement, l’alliance entre Osborn et Fireheart n’eut pas lieu.



2012 – septembre (suite)

Plus rien ne fut jamais pareil, depuis cet instant où l’un de ses anciens cobayes défia Norman Osborn. Emily fut obligée de faire preuve de davantage de prudence, suite à plusieurs « accidents » dont elle fut victime. Jamais elle n’avoua à ses proches qu’elle savait qu’Osborn en était l’auteur, et qu’il essayait de lui faire peur, de l’intimider par différents moyens. Peu à peu, la jeune femme se mit à fuir les responsabilités qui incombaient à la femme d’un homme d’affaire tel que Thomas Fireheart, et à se réfugier de plus en plus au First Day. Aujourd’hui, elle reste cloitrée derrière les hautes palissades du Cirque, refusant de s’exposer au danger que représente à ses yeux le monde extérieur. Emily ne s’autorise plus que quelques sorties de nuit, sous cette apparence animale qui fait partie intégrante de ce qu’elle est.



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MessageSujet: Re: Emily Winters ~ Hawk   Ven 31 Aoû - 18:22



Tu es validé !!!




Le staff te souhaite officiellement la bienvenue sur le forum !


J'aime beaucoup ta fiche car elle est vraiment complète et elle est agréable à lire. Tu es donc ajouté au ANIMALS !

Après évaluation de ton personnage tu commenceras avec un niveau de défense 2 et un niveau d'attaque 3.



Je t'ajoute 15 jetons pour avoir prit un prédéfinis et je modifie tes jauges.


Sache que l'admin qui t'as validé est en quelque sorte ton tuteur et tu es en droit de le harceler de mp jusqu'au bout de la nuit si tu es perdu. Mais afin d'éviter de faire exploser sa boite de réception, voici un guide d'avant jeu pour t'éviter de te perdre à Gotham City.


♠ Pour commencer, il te faudra activer ton dossier dans ton profil.
♠ Réserve ton avatar, si tu ne le fais pas, sache qu'il te sera impossible d'avoir gain de cause si quelqu'un le réserve par la suite, et cela, même après ta validation. Mieux vaut ne pas prendre de risque. (Cela vaut aussi pour les pvs évidement) Viens également recenser le métier de ton personnage.
♠ N'oublies pas prendre connaissance du Casino pour améliorer ton jeu ! Si tu as la moindre question à ce sujet n'hésite pas à contacter l'ami Nemo.
♠ Evidement, tu devras affronter l'inévitable qui consiste à réaliser ta fiche de lien mais aussi ta fiche rp. Tu as également la possibilité d'ouvrir ton journal.
♠ Si tu veux un conseil, gardes un oeil sur les News ainsi que sur le Daily Bugle, de nombreux évènements pourraient t'y intéresser.
♠ Le forum compte sur toi pour voter aux top sites mais aussi sur le Boosterforum et comme tout travail mérite salaire, chaque vote te rapporte des jetons !
♠ Après tout cela, la partie RP s'ouvre enfin à toi.



Amuses toi bien parmi nous ! Si tu as la moindre question, n’hésite pas à contacter un membre du staff qui sont là pour te guider vers la lumière... Pour certains c'est l'obscurité, mais nous ne dénoncerons personne.

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Emily Winters ~ Hawk

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