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 La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]

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Sélina Kyle
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MessageSujet: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeLun 19 Nov - 1:05


Bruce & Sélina
La nuit, tous les chats sont gris.




    Les rumeurs allaient bon train à Gotham. En quelques semaines, la ville avait vu le retour de deux héros masqués revenus d’entre les morts. L’animation était à son comble. La première avait été Catwoman. La célèbre femme fatale avait fait son entrée voilà de cela un mois et, au lieu de rester une justicière comme elle l’avait été, elle semblait être retombée dans ses anciens vices. Elle volait les plus riches comme autrefois. On murmurait beaucoup de choses sur elle. Elle n’était plus comme avant. Elle était pire. Ou au contraire, elle s’était ramollie disaient certains. Pour quelle raison ? Les hypothèses allaient bon train mais aucune n’était dans le vrai. La seconde arrivée remarquée avait été celle de Batman qui avait fortuitement précédée celle de Bruce Wayne. Des rumeurs, toujours. Mais des rumeurs confirmées par les journalistes qui filmèrent le retour triomphal du fils prodigue. Sélina avait éteint la télévision ce soir-là. Le cœur battant, elle s’était levée, plongeant son regard par la fenêtre. Bruce de retour à Gotham. Elle n’aurait jamais pensé qu’il remettrait les pieds ici mais à bien y réfléchir, c’était logique. Elle était partie, elle avait dû lui broyer le cœur. La seule chose qui lui restait à présent, c’était Batman. Et Batman était intimement lié à Gotham. CQFD. Qu’allait-elle faire maintenant ? Que ferait-elle si elle retombait sur lui ? Car si Batman reprenait du service, il était presque sûr qu’ils allaient à un moment ou à un autre se retrouver nez à nez. Aurait-elle le courage de lui expliquer ce qu’elle ressentait ? Ou se mettrait-elle à fuir comme elle avait toujours fait, toute sa vie ? A l’heure d’aujourd’hui, elle n’en savait strictement rien. Elle aimait Bruce, l’aimait toujours. Mais après ce qu’elle lui avait subir, nul doute qu’il ne voudrait plus jamais entendre parler d’elle. Savait-il seulement qu’elle était partie ? Il avait dû être très inquiet, imaginer le pire la concernant et remonter tout leur carnet d’adresse, bien fourni, d’ennemis qui auraient pu attenter à sa vie. Avait-il fini la tournée ? Savait-il qu’elle était partie de son plein gré ? Oui, Sélina s’en voulait. Elle était lâche, elle le savait. Mais elle n’avait jamais été enchaînée. Et le mariage, n’était-ce pas la corde par excellence ? Pourtant, elle aimait Bruce, plus qu’elle n’avait jamais aimé quiconque. C’était pour cette raison qu’elle souffrait, le cœur déchiré en deux.

    Sa meilleure amie, Holly Robinson, lui avait dit ses quatre vérités dès qu’elle était arrivée à Gotham, la traitait d’idiote finie, lui rappelant qu’elle avait gâché une belle histoire d’amour et qu’elle se devait de réparer ça de suite. Mais il était trop tard. Et à présent que Bruce était de retour ? Le mieux n’était-il pas d’aller le voir et de tout lui expliquer ? Qu’espérait-elle ? Qu’il lui pardonnerait ? Non, c’était stupide, il l’enverrait promener. Elle devait quitter Gotham au plus vite. Un dernier braquage et elle partirait le lendemain. Debout dans sa chambre, elle se regardait dans le miroir tandis qu’elle enfilait sa fameuse tenue de cuir. Elle semblait triste, son sourire charmeur avait déserté ses lèvres et l’étincelle de son regard s’était éteinte. Où était la femme aguicheuse et sûre d’elle qu’elle avait été ? Sa joie de vivre s’était envolée en même temps qu’elle des bras de Bruce. Reportant son attention sur sa préparation, elle finit d’enfiler les bottes de cuir qui enserraient ses mollets. Elle enfila ses gants et accrocha son fouet à sa ceinture. Elle avait misé gros ce soir, très gros. Peut-être même était-ce de l’imprudence. Elle comptait s’introduire dans le bureau du procureur de Gotham. Un coffre y était dissimulé, elle le savait. Et elle comptait bien découvrir ce qu’il contenait. De l’argent, elle l’espérait. Si ce n’était pas le cas, elle se contenterait de ce qu’elle avait déjà amassé depuis un mois et quitterait la ville dès demain matin. Mais elle était loin de se douter que rien n’irait comme prévu…

    Il était minuit passé et Sélina arpentait les ruelles sombres de Gotham. Elle les connaissait par cœur, savait par quel coin couper pour rejoindre les quartiers plus chics. Les rues étaient désertes, les braves gens de Gotham étaient allés se coucher du sommeil du juste. Tous les sens aux aguets, Sélina redoutait de voir une ombre noire apparaître devant elle. Mais non, il semblait par miracle que Batman avait décidé de ne pas sortir ce soir. La jeune femme se retrouva rapidement dans les zones chics qui bordaient le palais de justice. Le bureau du procureur se trouvait à l’étage. Il était bien inutile de prendre l’escalier. Faisant claquer son fouet, elle agrippa grâce à lui une moulure du bâtiment et bondit lestement, s’accrochant au rebord de la fenêtre. De ses griffes aiguisées, elle traça une ouverture et retira la vitre tranchée nette. Se glissant avec souplesse à l’intérieur, elle atterrit sur ses jambes et observa les environs. Le bureau était large et spacieux. Un tableau magnifique était disposé sur le mur, en face d’une chaise. Sélina sourit. Se rapprochant, elle écarta le tableau. Bingo. Une porte de coffre-fort. En quelques secondes, la porte céda et la jeune femme récupéra des liasses de billets mais également une pochette contenant des documents estampillés « confidentiel ». Parfait. Elle déroba le tout avant de sortir par où elle était entrée. Délaissant le sol, elle s’aida de son fouet pour atterrir sur le toit de l’immeuble. Elle contempla d’un air rêveur le butin. Soudain, son cœur rata un battement. Elle n’avait pas perçu le moindre son, rien vu mais elle savait qu’il était là. Elle le sentait. Se retournant alors, elle le vit. Cette ombre immense, cette forme obscure. Le souvenir de leur première rencontre s’imposa à sa mémoire. En même temps qu’une foule d’autres souvenirs de leurs étreintes. Les larmes lui montèrent aux yeux mais elle les réfréna férocement. Elle avait envie de dire dix millions de choses à la fois, de s’excuser, de lui assurer qu’elle avait de bonnes raisons de faire ce qu’elle avait fait, qu’elle l’aimait toujours. Mais rien ne passait la barrière de ses lèvres. Elle ne savait pas par où commencer ni quoi dire. Soupirant, elle finit par murmurer :

    Bruce… Tu es revenu, finalement.

    Elle lui sourit tristement, un vague sourire d’excuse qui serait loin d’être suffisant. Il semblait que l’heure de payer les comptes était venu…


Dernière édition par Sélina Kyle le Dim 20 Jan - 23:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeLun 19 Nov - 22:30

    Je ne savais pas quoi faire. L'ancien Bruce aurait su, lui. Mais je n'étais plus lui. Je n'avais même jamais vraiment été lui, tout compte fait. Depuis le tout début de ma vendetta à l'encontre des meurtriers de mes parents, j'avais cessé d'être le même gosse imbu de sa personne, sûr de lui au point d'en être arrogant. Le Bruce qui était revenu une première fois d'entre les morts n'avait jamais été qu'une façade, un masque, à l'instar de celui que j'avais pensé m'être façonné. Je me rendais bien compte que j'avais cru berner tout le monde avec ma parure de Batman, mais je me serais jamais douté de prime abord m'être en tout premier lieu dupé moi même. Ce qui m'apparaissait comme évident, c'était que j'avais cru être le plus fin. Et pourtant... à force de jouer à ce petit jeu de la vie hors norme le jour et vengeresse la nuit, j'avais fini par me mentir à moi même. Ma véritable identité était désormais Batman et non plus Bruce. Avec Batman, je n'avais plus aucune limite. Je n'avais pas à faire semblant d'apprécier des gens qui autrement me débectaient complètement. Je ne devais pas non plus me forcer à sortir, à voir du monde, alors que je me sentais un peu plus seul et isolé chaque jour, bien loin des préoccupations du citoyen lambda de Gotham. Selina m'avait retransmis une partie de sa joie de vivre, mais il n'y avait pas que ça. Avec elle, Bruce se confondait avec Batman. J'étais aussi alerte et concentré que Batman, tout en jouissant de la vie comme Bruce. J'avais réussit à concilier mes deux identités, ce qui n'arrivait plus depuis longtemps, et ce qui avait cessé d'être depuis. Je n'avais pas le droit de me voiler la face. Je me sentais mieux dans mon costume en kevlar d'un noir d'encre que dans le costume fait sur mesure que je portais la journée. Je me sentais libre, je me sentais moi. Et courir après les méchants était un vrai bol d'oxygène depuis que Sélina m'avait été retirée... Non qu'elle soit partie plutôt. J'avais besoin de ça. Et plus encore, je m'étais rendu compte depuis que Gotham en avait un besoin pressant également. Je ne pouvais donc plus négliger cela. Je n'en avais tout bonnement pas le droit. Alors, j'étais de retour. Pour l'instant, j'adoptais profil bas. Je ne voulais pas éblouir la pègre en mettant les deux pieds dans le plat et en leur foutant une grosse raclée. Avant cela, je devais faire en sorte de compiler des informations, de prendre garde à la presse et aux policiers qui me cherchaient toujours pour une raison ou une autre, et je devais également établir une carte précise de ce qu'il se passait à Gotham.


    C'était pour ça que j'étais sortit ce soir ; pour procéder à d'autres reconnaissances dans d'autres quartiers. J'emplissais mes poumons de l'air vicié et industriel de Gotham, et je me rendais compte que cela m'avait manqué. Ici, du haut de la tour Wayne tout près des vieilles gargouilles gothiques qui ornaient ses quatre coins, j'observais la nuit de mes jumelles spécialisées. Bien plus performantes que ce qu'on pouvait trouver dans le civil, mais aussi bien plus onéreuses. Je savais que Fox avait payé un sacré paquet pour la moindre petite invention de mon entreprise. Et bien entendu, le coût unitaire avait dissuadé aussi bien les civils que les militaires pour investir massivement dans l'innovation. Peu importait. Batman, lui, se souciait peu de la valeur de ses actions dans la R&D de Gotham Industries. Seuls importaient les résultats. J'assistais en direct à une course poursuite en plein centre entre deux véhicules de braqueurs et au moins une douzaine de véhicules de police. Ils sauraient se débrouiller sans moi ; deux hélicoptères et le SWAT étaient en chemin. Par contre, en continuant d'ausculter les artères principales une à une, je remarquais bien vite une ombre noire. Assez grande, fine, gracile.... Féline. Féline ? Mon cœur rata un battement ou deux. Elle marchait jusqu'à sortir un fouet de cuir, ce qui me glaça. Elle, ici ? Ce n'était pas possible... C'était forcément une copieuse, comme on en voyait souvent avec les autres criminels... Je la voyais rentrer dans un angle mort. Armé de mon grappin, je sautais sur le toit suivant, puis encore le suivant, descendant sur celui du Palais du justice en rappel en très peu de temps. Après tout, ma combinaison avait été en partie prévue pour la spéléologie à l'origine... Je l'observais entrer dans le bâtiment par effraction, comme d'habitude. Je fermais les yeux l'espace de quelques secondes. Que devais je faire ? Je l'aimais toujours, c'était évident. Il n'y avait d'ailleurs aucun doute sur son identité. Personne n'arriverait jamais à copier sa façon de se mouvoir comme je venais à nouveau de l'observer. Si je la poursuivais, je risquais d'être confronté face à face avec toute la souffrance que je ressentais depuis son départ. Mais si je restais ici, n'irais je pas à l'encontre de mes principes les plus élémentaires ? Une vague de froid extrême vint serrer mon cœur. J'étais Batman, et Batman ne s'encombre pas de scrupules ni de remords. Je descendais à son niveau en rappel à nouveau, usant de nylon accroché à ma ceinture pour descendre au niveau de la fenêtre.


    Je soignais machinalement mon entrée comme d'habitude, naturellement maintenant. Quand elle se retourna l'instant d'après, sans doute alerté par le même sixième sens que ses animaux préférés avaient eux aussi, je vis dans ses yeux la surprise qu'elle ressentait. J'étais là devant elle, drapé de ma cape noire, lui jetant un regard extrêmement froid. Je n'étais pas en colère. Une partie de moi réclamait vengeance pour le mal qu'elle m'avait fait. L'autre partie l'aurait laissée partir. Les deux se battirent un moment, jusqu'à ce qu'elle me parle. Je serrais un instant la mâchoire.



    | Pas Bruce. Batman est revenu. Bruce est resté là où tu m'as laissé. |


    Ma voix, modifié par mon masque et le micro au niveau du menton, m'apparut comme très sombre, comme la mine que j'arborais.


    | Et toi, tu m'as quitté pour reprendre tes anciennes mauvaises habitudes. Je vais devoir t'amener devant la police, Catwoman. Pas parce que je t'en veux, ce qui est le cas. Mais parce que tu ne peux pas t'empêcher de voler aux autres ce qui n'est pas à toi |
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 25 Nov - 23:26

    Pourrait-elle seulement se pardonner ce qu’elle avait fait ? Et si ce n’était pas le cas, comment pouvait-elle vaguement espérer que Bruce le fasse ? Depuis son enfance, Sélina n’avait fait que fuir, fuir les problèmes, fuir les responsabilités. Le seul qui avait réussi un tant soit peu à la faire changer avait été Bruce. Le seul homme qui lui avait redonné confiance dans la gent masculine. La vie de Sélina avait été fait de hauts et de bas, comme tout un chacun. Mais elle avait dû tomber dans le ruisseau pour se rendre compte qu’elle valait mieux que cela. Finir prostituée pour s’affirmer. Elle avait toujours été une femme de caractère, une femme de paradoxe. N’était-il pas normal que le mariage l’effraie ? Qu’elle ne se sente pas à la hauteur ? Mais elle n’avait aucun argument valable face à la rancœur de l’homme qu’elle aimait. Chacun de ses états d’âme lui apparaissait impossible à expliquer, à justifier. Alors, à quoi bon parler ? Elle savait pourtant que la fuite n’était pas une solution, qu’elle risquait, comme à son habitude, de tout gâcher, de tout foutre en l’air. Et c’était ce qu’elle avait fait. Comme une pulsion insensée, elle avait fui. Elle le regrettait bien sûr… Elle ne se sentait pas prête. La majorité des gens l’aurait simplement évoqué, auraient demandé un peu de temps avant le grand saut. Pas elle. Elle s’était tue, avait pensé pouvoir tenir le choc. Mais non. Et elle s’était dégonflée au dernier moment. Elle qui forçait les coffres forts les mieux sécurisés en risquant parfois sa vie, était incapable de sourire dans une robe blanche et d’être amenée à l’autel par l’homme qui faisait battre si fort son cœur. C’était pathétique, non ? Oui, elle était pathétique, c’était le mot. Alors, pour se sentir à nouveau exister, elle avait renfilé le costume de Catwoman. Le costume qui était resté au placard pendant de nombreux mois de bonheur. Le symbole d’une liberté retrouvée. Une liberté bien chère payée. Et une liberté au goût de cendres dans la bouche. Les premiers temps, elle avait repris de petits cambriolages. Elle se sentait rouillée, peu sûre d’elle-même. Elle avait même failli se faire avoir par les flics la première nuit. Les mêmes flics dont elle se jouait et qu’elle trouvait si lourdauds et lents. Où était le temps de la grande Catwoman, celle qui avait réussi à enflammer le cœur du justicier masqué ? Mais petit à petit, les vieilles habitudes étaient revenues. Elle continuait encore et encore à voler bijoux et billets, comme pour combler le vide que l’absence représentait pour elle.

    Pourquoi avait-elle choisi le bureau du procureur ? Etait-ce un dernier éclat, un dernier lever de rideau avant le final, avant de tomber dans l’oubli ? Elle n’aurait pas su répondre à cette question. C’était dangereux et elle le savait pertinemment. Peut-être espérait-elle se faire prendre et en finir avec tout cela. Trouver une fin qui lui convienne. Elle n’avait jamais pensé à la fin, même lorsqu’elle était avec Bruce. Imaginait-elle une happy end, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ? Non, elle n’aurait pas pu penser cela, elle avait bien trop peur. Mais peur de quoi finalement ? En réalité, c’était le perdre qu’elle craignait. C’était pour cette raison qu’elle avait fui. Mouais, autant arrêter d’y penser, ça ne servait à rien. Elle tournait en rond dans sa tête. Elle avait toujours eu ce sixième sens qui l’apparentait d’autant plus à son animal fétiche. Elle avait perçu sa présence avant même de l’entendre. Et son cœur avait fait un bond formidable dans sa poitrine. Elle avait espéré le fuir, elle se retrouvait nez à nez avec lui. Bien joué, vraiment, on ne pouvait faire mieux. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire ? Car il était évident que Batman n’était pas uniquement intervenu pour sauver la veuve et l’orphelin, ou plus exactement dans ce cas, les secrets défenses détenus dans le coffre du procureur. Cela lui ressemblait peu. Elle n’était pas idiote. Elle savait qu’il espérait quelque chose de cette rencontre, aussi infime soit ce quelque chose. Elle ne pouvait nier qu’elle-même était percluse de doute et de questions concernant l’issue de cette confrontation.

    Elle s’était retournée vers lui et l’observait. Il n’avait pas changé, du moins autant qu’elle pouvait en juger avec son costume. Une violente envie d’aller vers lui la saisit mais elle n’en fit rien. Son cœur saignait de le voir ainsi, comme s’ils n’étaient que deux étrangers l’un pour l’autre. Mais tout cela était de sa faute. La remarque du jeune homme sur le fait que Bruce avait été laissé là-bas, la fit frémir. Elle avait toujours sur que les deux identités de Batman ne cohabitaient qu’à grand mal. Mais elle avait senti une amélioration lorsqu’elle était avec lui. Cela semblait être du passé. Sélina ne s’en voulut que davantage. Elle hocha la tête, d’un air penaud. La souffrance était encore plus vive lorsqu’elle le voyait. Non, elle devait s’expliquer. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle lui avait déjà fait tant de mal.

    Je suis vraiment désolée, Bruce. Je… Je voulais vraiment, je t’assure. Mais je n’ai pas pu. Je m’en veux terriblement… Jamais je n’aurai dû partir.

    Elle détourna le regard, ignorant volontairement la dernière remarque de Batman sur le fait qu’il allait devoir l’emmener aux forces de l’ordre. A dire vrai, en cet instant, elle n’en avait que faire. Elle frémit et eut un sourire triste.

    Je pensais que tu ne comprendrais pas. Et je le pense toujours. Si tu veux m’arrêter, fais comme bon te semble. Ce ne serait que justice, après ce que je t’ai fait… Mais je t’assure que je regrette infiniment. Si tu voulais seulement…

    La phrase de Sélina resta en suspens. C’était ridicule et déplacé de lui demander de l’excuser maintenant. La jeune femme se rapprocha lentement, comme si elle avançait face à une bête sauvage acculée. Elle leva lentement la main, la posant sur la joue en partie gainée de cuir du justicier. Silencieuse, elle savait qu’il était furieux contre elle…
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 2 Déc - 21:27

    Je sentais bien qu'il y avait malaise chez Sélina. Je savais cependant qu'elle était plutôt douée pour faire passer les émotions qui l'intéressaient le plus, et je savais tout autant que je la connaissais, et donc que la mine qu'elle arborait devait être honnête... Je savais que sous le vernis purement égoïste qu'elle arborait en permanence se cachait souvent une personne bien plus inquiète pour les autres qu'elle pouvait le montrer. On ne pouvait pas exactement dire qu'elle était philanthrope mais pas non plus qu'elle soit sociopathe. Ou si elle l'était, elle le serait forcément beaucoup moins que moi, pour beaucoup de raisons. Je n'allais pas commencer à réfléchir à tout ça. Le fait était que finalement, je n'avais aucune idée de l'inquiétude et de la mélancolie qu'elle semblait exsuder. Cela pouvait tout aussi bien être sincère que totalement factice, ça pouvait aussi bien être un piège destiné à m'apitoyer pour que je passe outre tout ce qu'elle avait pu me faire. Ou plutôt, la dernière chose qu'elle m'avait faite. Ou alors, elle s'en faisait vraiment pour moi, mais cela n'aurait aucun sens puisque c'était elle qui m'avait quitté, elle qui avait tout fichu par terre. Ou alors c'était moi ; peut être en avait elle eu assez de ce que j'étais au fond de moi, celui que j'avais incarné au grand jour avec elle, depuis le début jusqu'à la fin. Je n'en savais rien. Tout ce dont je pouvais être sûr, c'était que je ne pouvais plus abaisser ma garde ou relâcher ma vigilance aussi aisément qu'avant, sous prétexte que nous avions tous deux partagé quelque chose de formidable. Ensuite, je l'écoutais alors qu'elle bredouillait des excuses, et la cause de la gêne qu'elle ressentait. Je savais qu'elle était sincère, je le sentais dans sa voix. Même au delà de la possibilité qu'elle me fasse la preuve de ses talents de comédiennes, je savais qu'elle me disait la vérité. Du moins, en partie en tous cas. Je devais savoir jusqu'à quel point allait son honnêteté, même si je n'étais pas certain de vouloir réellement le savoir. Etrange parfois, comment on ne pouvait s'empêcher de vouloir à tout prix savoir la réalité sur ce que pouvaient penser les autres, alors qu'on savait très bien que cela ne pouvait nous mener qu'à souffrir un peu plus. Je ne réussis pas à contenir ma réprobation dans ma voix, même si je me forçais de dominer ma colère, la muant en quelque chose de froid et d'inerte. Je n'avais plus à laisser la moindre passion dans mon existence, sous peine d'être amené à de nouvelles erreurs.


    | Vu que nous ne vivions pas la même chose de toute évidence, je préfère autant que tu sois partie. Les choses auraient été encore plus difficiles si tu avais choisit de faire durer cette mascarade plus longtemps encore ; je ne l'aurais probablement pas supporté. Tu as fait ce que tu avais à faire, tu as fait ton choix. Les choses sont claires. |


    Vive moi. J'arrivais presque à croire en ce que je disais. J'arrivais même à m'en convaincre, à vraiment croire que les choses auraient été pires si elle s'était forcée avec moi plus longtemps encore. Je l'écoutais encore, alors qu'elle me dit qu'elle pensait que je ne la comprendrais pas. Elle avait raison ; c'était au delà de toute compréhension de ma part que je m'attache à saisir les raisons qui l'avait poussée à … Je la regardais froidement alors qu'elle me parlait ensuite, si je voulais...


    | Si je voulais seulement quoi ? On ne peut pas changer ce qu'il s'est passé. Tu as fait ton choix, celui de me quitter. Et celui de venir ici ce soir. Et moi, j'en ai fait d'autres. Si tu ne renonces pas à tes anciens larcins, il va falloir que tu changes de ville. Sinon, je devais t'arrêter. Et tu sais que je n'abandonnerais jamais ce que je suis revenu faire à Gotham. |


    J'écartais vivement sa main, sans pour autant la lâcher.


    | Tu n'as encore rien fait. Si tu t'en vas maintenant, on sera pas obligés d'en venir aux mains. Et ne m'appelles plus Bruce. Je suis Batman.|
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 2 Déc - 23:16

    Elle aurait préféré être sûre d’elle, comme elle l’était avant. La femme fatale, sachant pertinemment ce qu’elle voulait et comment l’obtenir. Il y avait bien longtemps qu’elle n’était plus comme ça. Depuis qu’elle avait quitté Bruce en fait. Elle était perdue et son esprit s’égarait. Elle était terrorisée et en même temps ravie de revoir le justicier. Elle était déchirée en deux, ce qui était une première pour elle. Oh, certes, elle avait également hésité lorsque Bane avait attaqué Gotham et qu’elle avait dû choisir entre quitter la ville sans se retourner et revenir pour sauver Bruce. Elle avait choisi Bruce. Mais ce choix lui apparaissait à présent tellement plus simple. Tellement plus facile à prendre. Cela n’avait rien à voir avec le fait de lier sa vie à un homme, pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, à quoi cela servait-il de se torturer ? Bruce lui en voulait, il ne lui pardonnerait jamais. Et son cœur saignait à cette pensée. Oui, elle l’aimait et continuait à ressentir de très forts sentiments pour lui. Mais visiblement, cela ne suffisait pas, pas après ce qu’elle lui avait fait. Elle pouvait sentir la tension dans la voix du jeune homme, une colère froide, sourde, qu’il tentait tant bien que mal de masquer derrière une apparente neutralité. Mais elle le connaissait trop bien. Ce corps qu’elle avait parcouru pendant des mois avec passion et désir, elle le connaissait par cœur. Chaque expression de visage, chaque geste, elle savait l’interpréter aisément. Batman avait été l’homme qui avait le plus compté dans sa vie. Celui avec qui elle avait partagé le plus de choses, avec qui elle s’était livrée. Elle savait qu’il était trop tard mais une partie d’elle espérait vaguement une explication, qu’ils mettent les choses sur la table et que Bruce lui pardonne en la serrant fort contre lui. Illusions d’enfants. C’était un rêve, une chimère, jamais cela ne se réaliserait. Il était un étranger pour elle à présent et mettait volontairement des distances entre eux. Si elle tentait de s’approcher, il la repousserait, et avec violence, elle en était persuadée. Elle s’était pourtant rapprochée, en dépit du bon sens, son cœur la poussant vers cet homme qu’elle avait quitté par crainte de se retrouver enchaînée. Bruce ne pourrait pas comprendre ça, lui qui avait certainement besoin de stabilité et d’un véritable foyer. Il n’en avait jamais eu, ou du moins l’avait perdu si jeune.

    Je ne sais pas si nous avons vécu la même chose, Bruce. Je n’aurai pas la prétention de savoir ce que tu avais dans le cœur et dans la tête. Mais ce n’était nullement une mascarade. J’étais sincère. Je le suis encore, crois-moi. J’ai fait mon choix ? Ce n’est pas aussi simple que ça. Ce n’est pas un choix. J’ai été contrainte de partir. Je n’avais pas d’autre choix.

    Elle était sincère, et elle savait que Bruce la connaissait suffisamment pour s’en apercevoir. Mais elle avait aussi parfaitement conscience que les arguments risquaient d’être bien pauvres en comparaison de la peine qu’elle lui avait fait. Tout comme le jeune homme connaissait chaque intonation de sa voix et chaque geste, Sélina sentait que Bruce n’était pas sincère. Qu’il tentait de se convaincre de ce qu’il disait. Et la seule raison à cela, c’était qu’il lui était encore attaché. Elle avait peut-être encore une chance de ne pas le perdre définitivement, alors ? Une vague d’angoisse serra son cœur à cette pensée. Elle se sentait comme une funambule, prête à s’élancer sur un fil, avec la hantise de tomber dans le vide. La phrase qu’elle avait commencée n’eut guère le temps d’être terminée. Batman l’avait interrompu d’une voix vive.

    Oui, tu as raison. On ne peut pas changer ce qu’il s’est passé. Tu n’as jamais fait d’erreurs, Bruce ? Oses me regarder en face et me dire que tu as toujours agi de façon intelligente et juste. Tu sais très bien que ce n’est pas le cas. J’ai toujours été une femme libre, c’est ce que tu as aimé chez moi. Et lorsque cette liberté a été menacée, j’ai fui. Je suis lâche, je l’admets. Mais je suis idiote de te dire tout ça. Le grand justicier Batman est sans compromis et il ne pardonne jamais, pas vrai ?

    Elle sourit tristement. Elle avait approché sa main de la joue de Bruce qui s’était emparé de son poignet pour l’écarter de son visage. Il ne la lâcha pas cependant. Elle pinça les lèvres, de son air buté.

    Tu es Bruce. Et Batman.

    La main toujours serrée dans celle du jeune homme, elle plongea son regard dans le sien, de façon franche et directe. Elle secoua la tête.

    J’ai eu peur quand j’ai appris que tu étais de retour à Gotham. Et je m’étais dit que je ferai un dernier casse avant de quitter la ville à l’aube. Pourtant, je… Je suis contente de te revoir.

    Lui pardonnerait-il ? Rien n’était moins sûr. Le cœur de la jeune femme battait douloureusement. Elle était partagée une fois encore entre le désir de fuir le plus loin possible et celui de se jeter dans ses bras.
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeJeu 13 Déc - 21:15

    Bien que je sentais par avance ce que Sélina allait me dire, cela ne m'empêcha pas de ressentir le tout avec une certaine douleur, alors qu'elle me dit qu'elle aussi pensait que nous n'avions pas vécu la même chose. Cela me faisait mal, me blessait et me heurtait, pour la simple et bonne raison qu'une partie de moi, totalement naïve et encore amoureuse de la femme devant moi, espérait qu'elle dise que tout ce que nous avions vécu n'avait pas été qu'un leurre, que j'avais compté pour elle, réellement compté. Pas que comme l'aventure de l'inconnu, l'avancée vers quelque chose de nouveau et d'excitant, mais comme une vraie personne digne d'être aimée pour tous ses côtés, en particulier pour tous ceux qui ne me portaient pas vers une certaine forme d'auto destruction. Je savais ce qui me poussait à être batman, et j'adorais cette partie de moi même tout comme je l'abhorrais. Et imaginer ne serait ce qu'un instant que tout ce que j'avais ressenti n'avait été que vain et éphémère était presque plus que ce que je pouvais supporter, et j'avais décidément horreur de ça. Je détestais les nuances aussi, et je savais depuis que je l'avais rencontré que Sélina était la nuance elle même incarnée. Elle n'était jamais tout à fait blanche ni tout à fait noire, elle était dans l'entre deux, dans le gris. Et là encore, elle ne pouvait se satisfaire d'une position tranchée, alors qu'elle aurait pu choisir de me haïr ou de ne pas me quitter, elle était entre les deux, dans une position qu'elle et moi savions intenable. Elle ne parvenait pas à se décider, et je comprenais pourquoi elle était partie alors que je me rendais compte qu'une fois encore, les dilemmes de son existence prenaient le dessus sur ses sentiments. Je me rendais compte en parallèle qu'il fallait que j'arrête tout de suite d'essayer de la comprendre. Elle était une criminelle... Et elle avait fait ses choix. Mais Catwoman et Sélina étaient elles nécessairement mes ennemies ? N'avais je pas envie d'écouter mon cœur qui me dictait de jeter ma fierté et mes principes, ma mission, aux orties pour mieux la retrouver ? Bien sûr que si. C'est là que Batman entre en jeu et annihile toutes les aspirations de Bruce. Batman prend les choix qu'aucun homme n'aurait décidé par lui même. Contrainte de partir ?Cela me donnait purement l'envie de définitivement basculer dans l'opinion que Batman pourrait avoir de Catwoman. Je lui répliquais vivement.


    | Contrainte par qui ? Par moi ? Pas d'autres choix ? C'est toi qui m'en a laissé aucun. Si l'idée de te marier avec moi t'effrayait autant, je me suis trompé sur ton compte, sur ce que nous partagions. Et tu aurais pu tout aussi bien refuser et m'expliquer. J'aurais compris. Ca aurait été préférable à la fuite. |


    Et qui plus est, ça l'était de fort loin. Il me semblait assez évident que si je n'aurais pas été enchanté par le refus de Sélina à ma demande en mariage, j'aurais pu comprendre ses raisons si seulement elle avait voulu me les présenter, et j'aurais pu aussi bien patienter, ou me faire à l'idée que ce que nous vivions lui suffisait. Il me semblait tout aussi clair que pour elle, j'aurais été prêt à tous les sacrifices. Du moins, avant qu'elle ne se tire de mon existence avec la même brutalité qu'elle y était rentrée. Je sentais que sous ce capuchon de cuir, elle me disait la vérité. Mon cœur battait toujours pour elle, mes mains voulaient parcourir son corps, mes lèvres se presser contre les siennes. Mais je restais froid et immobile, son départ m'avait beaucoup plus coûté que je n'aurais jamais pu le penser. Qu'elle me demande ensuite si je n'avais pas fait d'erreurs m'énerva un peu plus, mais je ne réagis pas ; je restais froid et immobile, concentré, drapé de ma cape noire telle que j'aurais pu l'être de ma fierté. Elle m'expliqua alors que j'avais menacé sa liberté, ce qui l'avait contrainte à la fuite. Je ne manifestais aucun signe de surprise, de colère ou d'amour. Je me maîtrisais ; j'étais le Batman. Inatteignable. Pour me dire que j'étais Bruce et Batman.


    | J'ai laissé Bruce en Italie. Il n'y a que Batman qui soit revenu. Pour la simple et bonne raison que Bruce n'a aucun avenir. Batman lui, est là pour livrer un combat éternel. C'est la seule chose qu'il me restait après ton départ. Et je me suis rendu compte que c'est la seule chose peut être, que j'ai jamais eu. |


    Je la regardais, elle était sincère. Moi aussi.


    | Alors, tu abandonnes ton larcin, et tu fuis cette ville. Le coin va devenir encore plus dangereux que la dernière fois avec Bane. Cette fois, toute la ménagerie d'Arkham se déverse dans les rues. Cette fois, il y aura beaucoup de morts. Catwoman n'a jamais voulu se battre pour les citoyens de cette ville, et tu as prouvé qu'elle ne le fera plus avec moi. Pars, pendant qu'il en est encore temps. |


    Pars aussi, parce que malgré tout ce que tu m'as fait, je ne voudrais pas te perdre...
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 16 Déc - 21:54

    Bruce avait été réellement un élément marquant de sa vie. L’homme qui avait le plus compté pour elle. Elle ne pouvait le nier et à présent qu’elle se retrouvait face à lui, elle se rendait compte à quel point elle s’était trompée. Trompée sur elle-même, trompée sur ce qu’elle ressentait et surtout sur ce dont elle avait besoin. La panique avait obscurci son esprit et son jugement. Et elle avait quitté le seul homme qu’elle ait jamais aimé. Le seul qui avait su la comprendre et l’amadouer. Elle se sentait pitoyable et s’en voulait terriblement. Elle aurait aimé pouvoir changer cela. Mais ce n’était plus possible, à en voir l’expression de Bruce. Elle avait dû lui faire terriblement mal. Elle connaissait son intransigeance dans tout ce qui touchait le crime et les criminels. Elle avait rejoint leur rang en le quittant. Et il aurait aussi peu de pitié pour elle qu’il n’en avait pour eux. Etait-ce la personnalité de Batman qui l’avait attiré ? Celle de Bruce ? Elle n’en savait rien et à dire vrai, elle s’en fichait royalement. Ce n’est que lorsqu’on a perdu quelque chose qu’on se rend compte à quel point on y tenait. C’était exactement ce qui se passait pour Sélina. Oui, elle l’aimait toujours. Plus qu’elle ne pourrait jamais aimer quiconque d’autre. La voleuse réfléchissait à toute vitesse mais ses sentiments l’assaillaient et la déstabilisaient. Pourrait-elle réellement imaginer vivre sans Bruce ? Comment avait-elle été stupide au point de penser qu’elle pouvait partir ainsi sans se retourner et sans souffrir ? Oui, elle souffrait. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. N’était-ce pas la meilleure preuve qu’elle pouvait donner à Bruce qu’elle l’aimait encore ? Qu’elle avait été lâche et avait pris peur ? Mais elle savait qu’elle avait en face d’elle un homme qui, non content d’avoir vaincu sa peur, l’avait incarné, l’avait fait sienne et avait su se fondre en elle. Comment pareil homme pourrait-il comprendre son tourment ? Il était totalement illusoire qu’il pense ainsi. Et pourtant… Pourtant. Malgré tous ces arguments rationnels, le cœur de Sélina était rempli de craintes et d’espoirs mêlés, comme les deux faces d’une même pièce. La remarque pleine de reproches de Batman la fit rougir et baisser la tête, comme une gamine prise en faute. Tout ce qu’il venait de dire était parfaitement juste. Elle aurait dû lui expliquer, elle aurait dû simplement lui dire qu’elle ne se sentait pas prête. Elle frémit. Cela paraissait si simple à entendre Bruce en parler. La voix de Sélina, tremblante d’émotions, résonna alors :

    Oui, tu as raison, Bruce. J’aurai dû. Mais je ne suis pas comme toi. Je n’ai pas osé, je n’ai… Je n’avais pas envie de voir la déception sur ton visage. J’étais coincée. Je n’arrivais pas à dire oui, malgré tout l’amour que j’ai pour toi, j’ai eu peur, tout simplement. Je n’ai pas osé affronter ton regard. Tu… Tu es celui qui compte le plus pour moi. Je suis vraiment désolée de ce que je t’ai fait. Si seulement je pouvais revenir en arrière, crois-moi.

    Elle s’était rapprochée, lentement et son visage n’était qu’à quelques millimètres de celui du vengeur masqué. Elle contempla ses lèvres et eut une furieuse envie de les embrasser. Elle se contint, persuadée que cela ne ferait qu’envenimer les choses. Dire qu’elle était partie sans se retourner et que cela ne lui avait rien coûté aurait été un grave mensonge. Voir Batman ne faisait que lui confirmer l’erreur monumentale qu’elle avait faite.

    Bruce, je… Je sais que je me suis comportée comme la pire des idiotes. Mais, je… Je veux que tu saches… que je t’aime toujours.

    Qu’espérait-elle en disant cela ? Qu’il lui fasse un sourire, la serre dans ses bras et que tout était oublié et pardonné ? C’était stupide. La remarque cinglante de Bruce ne se fit pas attendre, concernant le fait qu’il avait laissé le milliardaire en Italie et que seul Batman était revenu. Elle secoua la tête.

    Tu m’avais moi. Tout ce que nous avons vécu. Je n’ai jamais rien dit ou fait que je ne pensais pas avec toi.

    Ce n’était que la vérité après tout. L’ordre de Batman de partir aurait pu signifier qu’il ne souhaitait plus l’avoir dans les pattes mais elle n’était pas dupe et surtout, elle le connaissait bien. Sa voix le trahissait comme celle de Sélina devait également la trahir. Il avait peur pour sa vie. Elle secoua la tête.

    Non, Bruce. Je me suis enfuie une fois. Je ne veux pas refaire la même erreur. Je me rends compte que oui, je veux être à tes côtés. Je ne peux pas vivre sans toi.

    Sélina, dans un mouvement impulsif, suivant ce que son cœur gonflé lui commandait, avança son visage et captura les lèvres du justicier en un baiser ardent et désespéré, comme un adieu. Elle espérait qu’il ne la repousserait pas. Les dés étaient jetés.
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeSam 5 Jan - 22:25

    J'avais l'impression que les choses allaient de mal en pis au fil de cette discussion. Le seul aspect positif que je pouvais lui trouver était que je ne me laissais pas démonter par Sélina. Je ressentais des choses pour elle, de violentes émotions contradictoires, mais je n'étais pas pour autant tombé dans le piège de mes sentiments. J'étais parvenu à faire en sorte de les maintenir à distance, j'avais réussit à me libérer d'eux au moins partiellement dans le seul but de continuer à faire mon travail de manière autonome et efficace. Bien sûr qu'elle ne me laissait pas totalement indifférent, mais mon esprit réagissait plus que mon cœur, qui me semblait froid et stérile. Je savais aussi qu'elle était habile au petit jeu de la manipulation, du déguisement tant psychique que physique. Je ne voulais plus me laisser berner ni ne me laisser atteindre par elle. J'avais bien plus souffert que je ne l'aurais imaginé depuis la mort de Rachel, des années plus tôt. Il me semblait pourtant que Batman parvenait à maintenir à distance le plus gros des effets désastreux qu'aurait pu avoir cette rencontre sur moi. Cet ange noir ne protégeait pas que les citoyens de Gotham. Cet avatar de justice et de tout un tas de valeur n'avait pas servit qu'à protéger les autres. Quand j'avais le plus besoin d'un bouclier protecteur, je n'avais plus qu'à revêtir l'homme chauve souris comme un masque par dessus le masque, et je me retrouvais avec une résolution raffermie qui valait tous les sacrifices consentis. Je ne ressentis aucune pitié ni aucune compassion quand la jeune femme tout de cuir noir vêtue rougit et regarda le sol, comme si ce que je lui disais la touchait profondément. Comme si cela pouvait être le cas... Tout n'était que tromperie. Peut être pas tout, j'avais conscience d'être trop dur, mais je ne pouvais pas passer outre la colère qu'elle éveillait en moi, une colère que je ne souhaitais pas voir radoucie de si tôt car toute cette douleur que j'avais ressentie était une conséquence directe de cela. J'écoutais ses escuses sans juger ni la couper. Je savais que je les accepterais d'office ; pas parce que je serais prêt à tout lui pardonner, mais parce que j'en avais besoin pour continuer ma route seul de mon côté. Je ne savais pas quoi dire, mais je savais déjà comment réagir.


    | Je te crois. Mais cela ne change rien à ce qu'il s'est passé. |


    Je la laissais se rapprocher de moi, froid et immobile, constatant que son corps, ses courbes, ses lèvres et ses yeux, éveillaient toujours du désir en moi. Mais je me contrôlais, j'ajustais l'assise que j'avais sur mon propre corps et sur le moindre de mes gestes, tant j'étais persuadé que les choses étaient sous contrôle. Je désirais Sélina, mais je ne la voulais pas. La différence était vraiment fondamentale pour quelqu'un dans ma position, et c'est ce qui me permit de ne pas répondre à l'invitation implicite du rapprochement entre nos deux corps. Elle me dit qu'elle m'aimait toujours. Je gardais le silence, chevalier noir immobile engoncé dans son armure, le regard fixe et totalement dénué d'émotions. Je luttais intérieurement pour le contrôle de moi même, et je n'étais pas décidé à flancher. Je laissais sa déclaration couler dans l'air et faire long feu, alors que je ne la laissais avoir le moindre crédit pour autant. Bien sûr, la jeune femme n'abandonna la partie si aisément, et me confirma que tout ce qui s'était passé entre nous avait été consenti et accepté par elle, que je ne l'avais forcée en aucune manière et qu'elle ne s'était pas non plus forcée elle même. Je conservais mon stoïcisme. Alors, elle me dit qu'elle ne voulait plus partir, et se saisit d'un bond en avant de mes lèvres avec les siennes. Je la laissais me posséder, je lui répondais et posais mes mains sur ses hanches pour l'attirer contre moi. Je l'interrompais doucement.


    | Je t'aime toujours aussi, et tu le sais. Mais tu dois partir. C'est trop tard, et tu le sais. Bientôt, Gotham sera menacée de ruines. Et on sait tous les deux que tu ne te bats pas pour les gens d'ici. Pars pendant qu'il en est encore temps. Je ne peux pas juste reprendre notre histoire là où on l'a laissée... Pas avec ce qui s'annonce. |
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 6 Jan - 16:39

    La discussion avançait, comme un combat silencieux, un combat pourtant bien réel. Une tension palpable régnait entre eux. Sélina sentait qu’il était loin d’avoir un avis aussi tranché qu’il voulait bien le montrer. Mais c’en était d’autant plus frustrant. Il était là, si près et pourtant son esprit se tenait à une distance infranchissable. La jeune femme savait que son image auprès de lui était défaite. Brisée. Elle n’était certainement plus qu’une voleuse et une menteuse pour lui à présent. Et cela lui faisait mal. Tellement mal. Elle aurait tant aimé changer cela. Changer le passé et ce qu’elle avait fait. Mais elle n’avait pas ce pouvoir. Sélina espérait pourtant. Sans trop y croire. Un subtil équilibre entre une foi aveugle en eux, en ce qu’ils avaient vécus, en ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre et le désespoir de ce qu’elle voyait. Si elle ne s’arrêtait qu’à ce que ses yeux voyaient, elle devrait faire demi-tour et partir. Mais rien que cette pensée lui brisait le cœur. Elle ne pouvait s’y résoudre. C’était ironique. Elle était partie quand Bruce voulait qu’elle reste et à présent qu’il l’enjoignait de quitter les lieux, elle désirait rester. Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis. Le jeu du chat et de la souris. Qui était le chat ? Qui était la souris ? Peut-être les rôles s’inversaient-ils. Elle ne quittait pas l’homme sombre des yeux, cherchant l’éclat de quelque sentiment dans ces pupilles brunes. Il semblait parfaitement insensible, lointain. L’avait-elle définitivement perdu ? Elle avait été stupide, tellement stupide. Il ne servait à rien de s’apitoyer sur son sort et surtout, Sélina n’était absolument pas le genre de femmes à faire cela. Déjà, le simple fait de lui demander pardon prouvait son attachement pour lui. Sélina était une femme fière, qui n’avait demandé pardon que peu de fois dans sa vie. Et Bruce n’était pas sans le savoir. Elle se tenait toujours face à lui, immobile. Des sentiments plus que contradictoires faisaient battre son cœur. Elle espérait tellement. Elle ne manquerait pas d’être déçue. Des souvenirs l’assaillaient et elle était bien incapable de les tenir à distance. Elle revoyait leurs étreintes brulantes, leurs souvenirs de combat qu’ils se racontaient sur l’oreiller, les sourires et les regards échangés. Sélina chérissait chacun de ses souvenirs, bien qu’elle soit la responsable du saccage de leur couple.

    Je sais. Mais laisse-moi une chance de pouvoir changer cela. Te prouver que je vaux mieux que cela.

    C’étaient les propres termes de Wayne, quand celui-ci était revenu de la prison de Bane, il lui avait dit qu’il estimait qu’elle valait mieux que cela. S’était-il trompé ? Elle était persuadée que non. Du moins, c’était grâce à lui qu’elle devenait meilleure. C’était pour lui qu’elle avait changé. Ne pouvait-il comprendre un brusque retour du naturel ? A voir son expression, rien n’était moins sûr. Elle s’était rapprochée et il n’avait pas un geste, ni pour l’attirer à lui, ni pour la repousser. Elle n’était pas rassurée pour autant. Où était la femme fatale, aguicheuse qu’elle avait été ? Elle se sentait timide, comme une adolescente à l’heure du premier émoi. Elle le désirait, l’aimait. Elle aurait voulu qu’ils s’éloignent, qu’ils se retrouvent en une étreinte fébrile. Elle s’était ainsi emparée de ses lèvres, les avaient fait siennes, en un ultime baiser passionné. On sentait parfaitement dans cette caresse ses sentiments, peut-être aussi le fait qu’elle s’en voulait. Bruce y serait-il sensible ? Sélina fut surprise, comme toujours il était le seul à être indéchiffrable, à la surprendre. Au lieu de la repousser violemment, ce dernier lui répondit, enflammant le corps de la jeune femme. Elle sentit même les mains du justicier se poser délicatement sur ses hanches, la rapprochant de lui. On ne pouvait se tromper, ce baiser qu’il lui rendait, c’était la preuve que rien n’était définitivement enterré. L’espoir aigu et douloureux enserra le cœur de la belle voleuse. Elle s’abandonna quelques secondes avant que l’étreinte ne se termine, le froid reprenant son étau de glace autour d’elle. Il avait interrompu le baiser en douceur, sans aucun rejet particulier. Elle resta près de lui, l’écoutant avec attention. Elle baissa la tête, réfléchissant à ce qu’il lui disait. Oui, il l’aimait toujours et Sélina sentit son cœur bondir à cette affirmation. Mais le reste de ses propos étaient moins réjouissants.

    Tu as raison. Je ne me suis jamais battu pour les gens d’ici. Mais pour toi, pour ce qui t’est cher, et donc pour Gotham, si. Tu ne te souviens pas que je suis revenue pour toi lorsque Bane a pris la ville ? Laisse-moi t’aider. Laisse-moi être auprès de toi. Je me doute bien que notre histoire ne va pas reprendre aussi facilement, du jour au lendemain. Mais laisse-lui une chance. Je te promets que je ne partirai plus. Je serai à tes côtés, que tu le désires ou non. Mais ne me dis pas que tu ne le veux pas, Bruce, tu sais que ce n’est pas vrai.

    Elle était sincère et disait exactement ce qu’elle pensait. Elle posa délicatement sa tête sur l’épaule de Batman, le serrant contre elle. En cet instant, elle se sentait bien, enfin entière. Enfin elle-même.
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeVen 11 Jan - 13:30

    Je savais qu'elle valait mieux que ça ? Non justement. Je ne le savais pas. Ce qu'elle m'avait montré des mois durant était tellement différent de tout ce que j'avais pu voir par la suite, comprendre après coup... Je ne voulais plus jamais me retrouver dans le même genre de position, or rien ne me garantissait que cela ne serait pas le cas si je lui donnais une seconde chance. Les choses n'étaient tout simplement pas aussi faciles que ça. Oublier était plus que je ne pouvais faire la majorité du temps, je ne voulais donc pas brusquer les choses. J'étais comme ça, toujours très engoncé dans les postures du passé, dans les vieilles meurtrissures. Le savoir n'y changeait rien, j'étais comme ça. Faire le deuil d'une relation tout autant que d'un amour perdu était quelque chose de vraiment délicat à gérer pour moi. Me prouver... Cela signifiait la laisser à nouveau entrer dans ma vie. Serais je capable de cela ? Notre vie commune me semblait remonter à la veille seulement, mais la rupture n'en avait été que plus douloureuse encore. Moi qui m'avait vu vivre et vieillir à ses côtés, la voilà qui me reproposait ce dont j'avais rêvé après m'avoir repoussé si brutalement, me faisant même croire malgré elle à son kidnapping par double face. Les choses avaient été tout simplement trop violentes pour que je les accepte si aisément. Il fallait que je me recentre avant tout sur l'essentiel ; mon travail, que dis je, ma vocation, de Batman. Je ne pouvais pas la laisser revenir comme ça. Pas maintenant. Il me faudrait probablement du temps pour que je ne l'accepte à nouveau, et ce temps là je n'étais pas encore prêt à me l'accorder. La faire rentrer dans ma vie dès maintenant ne ferait que brusquer les choses. Je n'étais même pas sûr que c'était ce qu'elle désirait vraiment au fond d'elle. Peut être que tout cela n'était jamais que la tristesse venue de la compréhension de la perte qu'elle avait elle même provoqué. Peut être 'était ce que notre quotidien qui lui manquait, cette sécurité mutuelle que nous ressentions l'un en présence de l'autre. Peut être n'était ce même pas ses sentiments qui la conduisaient à faire cette démarche ici et maintenant...


    | Je sais que tu vaux mieux au fond de toi. Mieux que tous ces gens que je côtoie d'ordinaire. Mais tu dois prendre le temps de te montrer d'abord à toi même ce que tu vaux. Je ne peux pas te laisser de chance maintenant, pas avec ce qu'il se prépare. |


    Parce que je savais que j'aurais besoin de toute ma tête et de tous mes réflexes pour faire face au conflit qui s'annonçait désormais. Je n'avais pas le choix que celui de me battre ; je devais faire face à tous les ennemis de Gotham qui menaçaient de la jeter à bas. Qu'il était si facile de se laisser bercer par la passion de ce baiser que nous échangions, de ces caresses par dessus son cuir et mon kevlar. Heureusement pour moi, Sélina n'avait pas forcé la chose puisqu'elle m'avait laissé me détacher d'elle. Si elle m'avait retenu, je serai déjà probablement en train de faire quelque chose que je regrettais, ce qui était loin d'être la solution à tous nos problèmes. Quand elle me répondit, je ne pus qu'acquiescer. Elle s'était effectivement battue pour moi, elle était revenue alors que tout allait mal et que j'aurais pu être tué. Elle m'avait sauvé la vie comme j'avais sauvé la sienne. Quand elle me serra contre elle, je laissais la tension se relâcher, chacun de mes muscles se détendant à son contact. Je ne pouvais pas refuser l'aide qu'elle me proposait, même si je devais d'abord y apposer mes conditions. Je réfléchissais un instant, avant de me reculer à nouveau d'elle mais en douceur, sans la brusquer. La dernière chose que je voulais, c'était bien qu'elle prenne mal ce que je faisais.


    | Tu as raison. Mais si tu restes ici, tu ne devras pas te battre que pour moi, mais pour les autres aussi. J'ai mon fls adoptif à défendre, une filleule, et j'ai beaucoup de gens qui comptent sur moi. Le Joker, Bane, la mafia, tous veulent leur peau. Si tu restes près de moi, tu seras une cible aussi. Et je ne peux pas te promettre ce que tu espères de moi, Sélina... |
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 13 Jan - 1:08

    Le voir si près, le sentir si proche et pourtant inaccessible était une véritable torture pour Sélina. Elle s’en voulait encore plus après cette entrevue. Et elle réalisait pleinement son erreur. Mais elle ne pouvait guère y changer quoi que ce soit. Elle avait déjà fait le maximum de ce qu’elle pouvait. S’excuser, l’assurer de l’existence de ses sentiments et lui laisser le temps. Le temps de réfléchir. Le temps de lui pardonner. Peut-être. Cette incertitude la mettait au supplice mais elle comprenait et ne souhaitait nullement brusquer Bruce. Il avait lui-même vécu dans une incertitude horrible lors de son départ, ne sachant probablement pas si elle était en sûreté ou non. Elle n’allait pas le blâmer. Demander une seconde chance après être partie pouvait être culotté, elle s’en rendait compte. Mais elle était humaine après tout, et l’erreur est toujours possible. Ces fameux souvenirs, elle les chérissait et ils lui faisaient mal. Terriblement mal. Surtout, l’attitude de Bruce lui causait une peine qu’elle n’aurait pas pensé ressentir. Jamais. Mais elle était une femme forte, pas vrai ? Elle surmonterait l’épreuve. Ou pas. Elle n’en savait rien. Elle ne savait plus rien. Elle avait beaucoup perdu de sa force depuis sa relation avec Bruce. Elle avait perdu sa liberté. Elle l’avait compris en partant. Elle n’était plus libre, elle avait besoin de lui, un besoin impérieux, irrémédiable. Elle ne pouvait faire machine arrière à présent. En aillant goûter à l’amour une fois, elle ne pouvait plus se passer de l’homme qui faisait battre son cœur si fort et si vite. C’était l’aboutissement de la réflexion de ces longues semaines passées seules, et surtout de la présence de Bruce. Elle n’obéissait pas à une pulsion, à l’envie de retrouver un quotidien perdu, comme une sorte d’éden. Non. Elle avait besoin de lui, tout simplement parce qu’elle l’aimait. Elle avait été bien sotte de partir ainsi. Il est vrai qu’elle aurait mieux fait de lui expliquer. L’aurait-il comprise ? Aurait-il accepté qu’elle prenne son temps ? Ce qu’elle n’avait osé lui demander, à savoir du temps, Bruce le lui demandait aujourd’hui. Elle aurait été bien en mal de le refuser.

    Je comprends, Bruce. Je comprends. Je ne peux pas te dire mieux. Je sais que je suis responsable de toute cette souffrance. Encore une fois, j’en suis vraiment désolée. Et il est évident que tu as besoin de temps. Dans ce cas, j’attendrai. Je t’attendrai.

    Elle sentait que Batman, le froid justicier de Gotham avait été un rempart pour Bruce, une carapace qu’il avait enfilé à nouveau lorsqu’elle l’avait blessé. Elle avait foi en lui. Elle espérait qu’il se dévoilerait petit à petit. Avec le temps, encore une fois. Elle hocha la tête doucement, admettant intérieurement cette réalité. Elle allait devoir être patiente, elle qui était l’impatience incarnée. L’impatience et l’impulsivité faite femme. Mais pour lui, elle le ferait. Pour le retrouver. Elle s’était rapprochée de lui et dans un geste de tendresse, l’avait serré contre elle et posé sa tête sur son épaule. Elle était si bien. Ce contact la rassurait, l’apaisait et faisait partir la tension insupportable qui régnait dans sa tête et son cœur. Il l’apaisait. C’était Bruce qui l’avait toujours remise dans le droit chemin avant que leur relation ne commence. Et il continuait à le faire à présent que leur relation n’était plus. Etait-ce vraiment le cas ? Avait-elle totalement disparue ? Elle aurait juré que non, pourtant. Là, dans ses bras, le cuir de sa combinaison moulante collé au kevlar de son costume, elle aurait juré que rien n’avait changé. Elle devait abandonner cette idée. Elle était partie et cela avait tout changé. Pour elle, pour lui, pour eux. A présent, elle se devait d’attendre. Bruce se dégagea doucement de son étreinte, avec une douceur désarmante. Sélina se mordit la lèvre, refoulant une émotion qui lui serrait la gorge. Elle écouta avec attention les paroles de Batman. Il la prévenait qu’elle devait se battre non pour lui cette fois-ci mais pour les autres. Et que, si elle restait à ses côtés, elle serait également une cible. Sélina sourit de ce sourire charmeur et provocateur qu’elle avait autrefois.

    Tu ne te souviens pas que le fait d’être une cible ne m’a jamais beaucoup fait peur ?

    Le sourire s’effaça et elle reprit son sérieux.

    Très bien. Je me battrais pour Gotham. Tu as ma parole.

    Elle secoua la main à la dernière remarque du justicier.

    Je sais bien. Prends ton temps, voilà tout. Ne me promets rien et prends ton temps. C’est déjà suffisant, je t’assure.

    Elle lui fit un doux sourire. L’attirance et l’amour qu’elle éprouvait pour lui étaient si forts qu’elle ne put résister et s’avança lentement à nouveau, son corps semblant réclamer le contact de celui du chevalier noir. Elle l’enserra à nouveau dans ses bras, posant son front contre celui de Batman avant de capturer à nouveau ses lèvres dans une étreinte fiévreuse.
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeMer 16 Jan - 17:52

    Les choses n'étaient pas simples et n'allaient pas en s'améliorant. Il fallait bien avouer que notre vie n'était pas la plus simple qui soit. Il fallait toujours courir partout, réfléchir aux conséquences de nos actes, à l'inspiration saine ou malsaine que nos actions pourraient engendrer chez le citoyen lambda qui assisté halluciné à nos coups de main au journal du soir. Ca faisait beaucoup de responsabilités une fois qu'on se lançait dans ce genre de péripéties, et celles ci allaient en s'accroissant. Il y avait toujours quelque chose à voir ou à faire, c'était le bon côté. Mais les mauvais côtés l'emportaient souvent sur le reste quand on y repense. Quand on fait notre genre d'activité, il ne faut pas s'attendre à ce que tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Il arrive souvent tout un tas d'imprévus, il y a des problèmes qui surviennent. Des gens sont blessés, d'autres sont tués ou mutilés. Et dans bien des cas, il faut bien entendu s'attendre à ce que cela nous arrive à notre tour un jour ou l'autre. C'était aussi pour toutes ces raisons que je ne souhaitais pas particulièrement m'engager auprès de Sélina, plus maintenant que j'avais vu une première fois ce que cela pouvait donner une fois que l'on poussait le tout à son terme. Je voyais les choses différemment à l'heure actuelle, et je savais que je ne serais pas le seul. Catwoman avait changé elle aussi, même si je ne pouvais pas encore me rendre compte à quel point elle l'avait fait. Je l'écoutais me dire qu'elle me comprenait et qu'elle savait que j'aurais besoin de temps pour pouvoir espérer aller de l'avant. Je ne pouvais cependant pas la laisser mettre sa vie en suspend pour moi. Je n'en avais pas le droit. Il fallait que je la laisse aller de l'avant, que l'on se retrouve ou non à la fin. Elle était mienne, mais je ne réclamais plus cette possession. Je l'aimais toujours, mais les nuages noirs qui s'amoncellaient au dessus de Gotham ne laissaient présager que d'un avenir bien sombre pour tous deux. Et je ne savais même pas si je pouvais avoir définitivement confiance en elle. Je n'avais de toute manière pas le droit de la laisser mettre son existence entre parenthèse pour moi. Il ne fallait en aucun cas que l'on en arrive à cette extrêmité.


    | Non, tu vas continuer à vivre. Il le faut, sinon tout sera perdu. Nous nous retrouverons une fois que toute cette affaire sera terminée, et si cela ne doit pas arriver, nous ne devons rien regretter. Aller de l'avant, c'est la seule solution pour ne pas tomber pour de bon. |


    Bien entendu, la belle brune me dit désormais qu'elle n'avait jamais eu peur d'être une cible, et c'était peut être en cela qu'était son plus grand défaut. Elle ne nourrissait aucune peur. Elle n'en avait pas envie, et elle ne le faisait pas. Tout était parfois si simple pour elle, quand on se mettait à sa place. Je savais bien que les choses ne manqueraient pas de se complexifier avec le temps. Il fallait que je me montre patient. Je lui soufflais mes appréhensions.


    | Tu dois avoir peur, pour rester en vie. |


    J'hochais la tête alors qu'elle me dit qu'elle me donnait sa parole de se battre pour Gotham. Elle était si compréhensive... Je ne la rejettais pas quand elle se posa front contre le mien, et qu'elle m'embrassa avec ferveur. Je lui répondais, avant de la faire basculer contre le bureau du procureur. La portant pour la hisser dessus, je dévorais sa bouche, caressais sa langue de la mienne, alor que mes mains attiraient son bassin contre le mien. Je commençais déjà à lui retirer sa combinaison avec passion, tirant sur les ficelles qui tenaient sur l'arrière de sa tenue. Puis, je me retirais, haletant, reportant mon regard dans le sien, essouflé par l'intensité de notre échange.


    | Ce n'est ni le moment ni le lieu. Prouves moi que je peux te faire confiance. |


    Puis, je m'avançais vers la fenêtre, montant sur son rebord. J'inspirais profondément, avant de me lancer dans le vide. La gifle du vent sur mon visage me tira de ma torpeur sensuelle, et je déployais finalement les bras pour planer jusqu'au toit de l'immeuble suivant. Avant de passer à autre chose pour ce soir, je regardais derrière moi une dernière fois, ne pouvant m'en empêcher.
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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE]   La nuit, tous les chats sont gris {PV Bruce [TERMINE] I_icon_minitimeDim 20 Jan - 23:19

    Tout aurait été tellement plus simple s’ils avaient été différents. Mais c’était loin d’être le cas. Il n’avait pas une vie « normale » et ne l’aurait jamais, même s’ils avaient à un moment donné prétendu le contraire en restant en Italie, loin de Gotham, loin de tout. Sélina auparavant, ne se préoccupait guère de responsabilités, d’actions et des conséquences de ces actes. Mais Bruce l’avait changé profondément. Elle ne serait plus jamais la même. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait rejoint le groupe des justiciers. Certes, elle conservait son penchant pour le vol mais elle aidait beaucoup plus autrui qu’avant. Du moins, quand elle était encore avec Bruce. Depuis son retour, elle se morfondait littéralement. Sélina n’avait jamais eu peur de faire ce qu’elle aimait, elle appréciait le danger et l’adrénaline. C’était dans ces moments-là qu’elle se sentait vivante, pleinement. Et les moments où elle avait été avec Bruce. Sélina ne marchait qu’au danger. Et elle avait pas mal de fois frôlé la mort. Elle savait que depuis qu’ils étaient ensemble, ils représentaient la faiblesse de l’autre. S’attacher, c’était prendre le risque de perdre l’être aimé et d’en souffrir. On était beaucoup plus fort, plus puissant si rien ne vous retenait. Sélina savait à présent ce que c’était de craindre de perdre quelqu’un. Mais elle aurait préféré ne pas avoir commis un impair aussi impardonnable. Elle sentait bien que Bruce avait changé, qu’il lui en voulait et que tout ceci ne se règlerait pas en quelques jours. Mais Sélina avait conscience de l’absence totale de choix qui lui incombait. Elle avait besoin de lui. Elle voulait bien lui laisser du temps mais elle ne pouvait pas faire une croix sur lui. Naturellement, l’espoir de retrouver Bruce lui permettrait d’aller de l’avant. C’était un jeu dangereux. Une roulette russe qui menaçait de la détruire s’il s’avérait qu’ils ne se retrouvent pas à la fin. Elle avait pourtant ce petit espoir que son ciel s’éclaircisse un jour. Futile et cependant bien présent. Elle n’en laisserait rien paraître bien sûr. Car elle savait que Bruce lui conseillerait de ne pas s’y accrocher, de faire comme si sa vie allait continuer sans lui, et de voir venir. Elle en était cependant incapable. Elle devait avoir un but, un objectif à atteindre. Et s’il ne devait jamais arriver, au moins aurait-il vécu.


    Je le ferai. Mais tu ne peux pas me demander de t’oublier et de vivre ma vie sans penser à la place que tu y occupes. Tu sais bien que je ne peux pas, Bruce. J’ai fait une terrible erreur et je risque d’en payer les conséquences toute ma vie. Ne me demande pas de te rayer de la carte et de ne pas penser à une éventuelle renaissance de nous deux. J’en ai besoin pour tenir.


    Sélina avait assuré ne jamais avoir peur. En cela, elle avait menti. Bien sûr qu’elle avait peur. Mais pas pour elle. Peur pour Bruce. Peur de le perdre à jamais. Elle se gardait bien de préciser ces différentes pensées. Elle ne pouvait lui révéler à quel point elle tenait à lui, de crainte de le faire fuir encore davantage. Elle savait qu’il était sa faiblesse et son point faible. Qu’à travers lui, n’importe qui pouvait l’atteindre. Elle n’osait imaginer ce qu’il allait encore devoir affronter.


    Je reste en vie parce que tu me le demandes, Bruce. Mets-toi bien ça dans la tête.


    Sélina avait murmuré une promesse qu’elle comptait bien tenir. Se battre. De toutes ses forces. Pour Gotham. Pour Bruce. Etrangement, il ne la repoussa pas lorsqu’elle posa son front contre celui du justicier et qu’elle emprisonna ses lèvres dans un doux baiser. Le cœur de Sélina fit un violent bond dans sa poitrine lorsque Bruce répondit à son baiser, mais plus encore lorsqu’elle se sentit soulevée et qu’il l’allongea sur le bureau du procureur. En une fraction de seconde, son corps s’embrasa d’un désir violent. Il avait saisi violemment sa bouche en un baiser bestial et le corps de Sélina fut parcouru de frissons incontrôlables. Il lui faisait perdre la tête. Sa langue chercha sa consoeur et des caresses érotiques furent échangées pendant un temps qui lui parût à la fois court et long. Les mains de Bruce se glissèrent le long de ses hanches, attrapant son bassin et le plaquant contre le sien. La gorge serrée, nouée, Sélina ne savait que faire. Elle mourrait d’envie de s’offrir à lui, comme autrefois. Mais elle savait que Bruce n’était pas prêt. Que ce n’était qu’une pulsion et que la colère était toujours bien présente. Cependant, elle était incapable de le repousser et son corps brûlait de désir pour lui. Elle sentit les lanières de sa combinaison se relâcher et elle se mordit la lèvre tandis que ses mains s’agrippaient aux épaules du justicier, comme si elle avait peur de se noyer dans l’océan de passion qui les submergeait. Ce fut Batman qui s’écarta, le souffle court, le visage marqué par le désir. Sélina ferma les yeux, tentant de calmer les battements affolés de son cœur. Elle passa les mains dans son dos et entreprit de relacer sa combinaison. Elle hocha la tête à la remarque de Bruce.


    Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas le lieu. Quant à me faire confiance, tu l’auras ta preuve.

    La féline se releva du bureau, apercevant Batman se jeter par la fenêtre et planer dans la nuit. Elle soupira intérieurement. Elle aurait cédé s’il avait continué mais elle avait préféré que les choses se passent ainsi. Que retirait-elle de cette rencontre ? Une conclusion mi-figue, mi-raisin, où rien n’était encore joué. Elle se jeta à son tour dans le vide, son fouet claquant dans l’air et lui permettant de s’accrocher à un pilonne en hauteur. Un salto et elle était sur le toit de l’immeuble. Elle aperçut au loin une forme qui se retournait vers elle. Elle se tenait droite, la lune pleine luisant dans son dos et découpant sa silhouette, parfaitement visible.


    *Au revoir Bruce. A bientôt, j’espère…
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